333 - Epave
10 novembre 2013 - Spanish Water - Curaçao
Rassure toi lecteur, quand on parle d’épave, on ne parle pas de toi, même si tu as tendance à fumer et boire plus que de raison, ce qui, inéluctablement, va te transformer d’ici peu en une sorte de loque auquel le nom d’épave siérait fort bien, mais nous ne sommes pas de ces auteurs indélicats qui traitent avec mépris leur lectorat...
Non, quand on parle d’épave, on parle de celle qu’on a vue sous l’eau aujourd’hui.
Et si tu ne nous crois pas, t’as qu’à regarder les clichés du rafiot qui s’est déguisé en sous marin, et tu verras qu’on ne te raconte pas de bêtises !
C’est une expérience surprenante que de s’immiscer à l’intérieur, et de découvrir des centaines d’yeux rivés sur toi, et moitié moins de poissons (puisqu’il y a deux yeux par poisson, donc deux fois moins de poissons que d’yeux, logique !) qui te regardent en t’interrogeant : “mais qu’est ce que tu fais là, toi, avec ton masque et ton appareil photo ?!”
On avait en effet décidé de ne rien faire aujourd’hui, car la frénésie urbaine de Willemstad a eu raison, hier, de notre dynamisme.
Après une matinée à nettoyer les pré-filtres à gasoil (passionnant) à masser le Pimousse (no comment !), le capitaine a joué les explorateurs, tandis que le Pimousse profitait des bienfaits du massage prodigué peu avant.
Bref, on s’est détendus, on n’a rien fait ou presque, ce qui nous convaincu, pour le cas où nous l’aurions oublié, que ce genre de journée nous convient parfaitement !
Et puis, dans un mouillage pareil, pourquoi voudrais tu qu’on s’excite ?