350 - Bricolage, mouillage et patience
2 décembre 2013 - Nassau - Bahamas
On va pas t’embêter avec nos aventures qui n’en sont pas, parce que cette journée n’a strictement aucun intérêt.
On a bricolé toute la matinée, vidé nos poubelles, lavé Kouunji, tenté d’effectuer de menues réparations, bref, le quotidien de tourdumondistes ordinaires.
On s’est ensuite acquittés de nos droits pour la marina (écoeurant de cherté...) mais on s’est payé le luxe d’écoeurer aussi l’exploitante de ladite marina, qui s’étonnait de nous voir partir si vite, et surtout avec le temps exécrable (30 noeuds de vent !) qui règne à l’extérieur, rendant le mouillage dans le chenal qui sépare New Providence de Paradise Island absolument rédhibitoire...!
On lui a tout de même expliqué que, pour le prix d’une journée dans sa marina qui ne casse pas trois pattes à un canard, on avait droit à une semaine dans une marina européenne, et que chez nous autres du vieux continent, le tarif incluait l’eau, l’électricité et internet.
Elle n’en revenait pas, dis donc ! Tu nous diras, nous non plus, on ne reviendra pas !
Puis arrive le moment tant redouté : retourner à l’extérieur, trouver un mouillage dans cette zone bizarre, et le tout dans une ambiance pas glop du tout : courant infernal (au moins 3 noeuds), marée basse donc pas droit à l’erreur quant au positionnement, et vent énervant à souhait, froid et violent.
On s’en sort malgré tout (de la marina et des difficultés), et nous voilà ancrés comme on voulait. Ouf !
Avant que la nuit tombe, on remet Mini-Kouunji à l’eau, direction l’aéroport pour aller chercher la p’tite Sylvie !
On découvre dans le taxi que notre heure est mal réglée, et qu’il faut reculer notre tocante d’une heure. Et bien, on était partis en avance, là on est carrément sûrs de pouvoir visiter tout l’aéroport et ses annexes...!
Comme si cela ne suffisait pas, l’avion de notre invitée a du retard. Beaucoup de retard...
Résultat, on aura passé près de huit heures à l’aéroport...! Heureusement qu’il y avait du WiFi !
Quand on te disait que cette journée n’avait aucun intérêt, tu vois, on ne t’a pas menti...!