439 - Un air de déjà vu
11 Mars 2014 - Great Inagua - Bahamas
Après 6 mois d’absence littéraire, le Pimousse reprend, le temps d’un article, les commandes de ce blog si cher à ton coeur, lecteur fidèle.
A cette occasion, il imagine déjà la tête de Céline, Laury, Pets et tant d’autres, qui ont réclamé son retour à maintes reprises...
Et oui, le Pimousse veut CRIER que la vie en bateau est un rêve... quand tout va bien à bord !!!
Kouunji et son équipage quittent leur mouillage d’un jour à French Cay la veille en début de soirée pour parcourir les 70 milles qui les séparent de Great Inagua, dernière île au sud des Bahamas.
Une halte stratégique pour deux raisons :
- la première parce que cette île inhabitée offre la possibilité d’une trajectoire idéale pour naviguer jusqu’à Panama et ainsi être synchrones avec les Bohémiens
- la seconde parce que le moteur bâbord de Kouunji a encore fait des siennes, sortant pourtant d’une quinzaine en cure de rajeunissement !
La nuit se passe sans encombre, sous Code D, avec 13 noeuds de vent, la houle et le courant portants... le top en somme !
Le Capitaine et son Pimousse en profitent donc pour se reposer, confiants, Kouunji n’ayant jamais été aussi fringuant.
C’est au petit matin que le vent s’en va vers d’autres chats à fouetter... Euh, non, d’autres voiles à gonfler !
Le Capitaine décide donc de réveiller les jumeaux Yanmar, lorsque, surprise, sans déposer de préavis aucun, le bâbord s’en est allé en grève...
Y’avait longtemps !!!
Le Capitaine a donc enfilé sa panoplie de mécano et le Pimousse celle d’assistant... une fois n’est pas coutume !
Heureusement que le premier est inventif, la preuve, il a dû, encore une fois usiner la pièce défectueuse : un p’tit truc de rien du tout qui permet à l’embrayage de remplir sa fonction... Qu’il est fort le Capitaine !!! Le Pimousse en est admiratif !
Cette expérience de “déjà vu”, comme l’indique le titre de cette article, a vu le Pimousse assailli par l’angoisse et le désoeuvrement... Y’en a marre de ces Yanmar !!!
Une chose est sure, les mecs qui construisent les bateaux ne pensent certainement à aucun moment au pauvre type qui va devoir effectuer des réparations ni à celui (ou plus précisément celle) qui va se taper le ménage... Grrr !
Le Pimousse voudrait tant que Kouunji cesse de faire son intéressant et remplisse enfin sa fonction première : permettre à son équipage de se la couler douce sous les tropiques et surtout de le mener en Polynésie sans encombre....
Mais par chance, cette journée sera finalement placée sous le signe de l’optimisme contagieux du Capitaine. Sois tranquille lecteur solidaire, la suite nous réserve de bonnes surprises, le Pimousse en est maintenant convaincu....