447 - Marina cosmopolite
24 mars 2014 - Shelter Bay Marina - Panama
On a revu l’entrée de la marina de jour...
On a eu une peur rétrospective terrible ! Il faut qu’on soit complètement siphonnés pour se risquer dans des eaux comme celles-là en pleine nuit, sans la moindre connaissance des lieux, avec seulement notre cartographie et notre prudence.
C’est farci de récifs, et plus d’un bateau s’y est échoué. Pas nous !
La classe, hein ?! Enfin, en toute modestie, parce qu'on en a fait, des boulettes...
On a fait le choix de s’abriter à la Marina de Shelter Bay pour plusieurs raisons.
D’abord le prix est correct : 40 € par jour.
Ensuite, c’est sûr, confortable, bien mieux que de rester plantés sur le “flat” au milieu des pachydermes des mers. Surtout qu’on a quelques babioles à faire.
Le resto est bon et pas cher, il y a la piscine, un atelier mis à la disposition des plaisanciers pour bricoler, les gars de la marina sont là pour te filer un coup de main en cas de besoin et te prêter des outils gratuitement. Elle est pas belle, la vie ?!
En plus, il y a une navette gratuite qui t’amène tous les jours au supermarché le plus proche, lequel te livre gratuitement à la marina, ce qui fait que ça ne te coûte pas un rond, et pas le moindre effort !
Cerise sur le gâteau, la marina investit un paquet pour éradiquer les moustiques : pas une seule bestiole suceuse de sang ! Le pied !
On rencontre des tas de navigateurs de tous horizons, même si - on est drôlement fiers - les français dominent de la tête et des épaules !
Maintenant, on a des potes Suisse, Franco Américains, Italiens, il y a une ambiance ici qui est évidemment cosmopolite, puisque c’est LE carrefour maritime mondial.
Chacun y va de sa petite anecdote sur le franchissement du canal, c’est instructif, marrant, angoissant parfois...
On va peut être passer le canal deux fois : une première fois comme équipiers sur Oniva, le cata de nos boat-potes helvétiques, et la seconde fois sur Kouunji.
Ce serait drôle, ça, hein ? D’abord on se fait la main sur le bateau des autres, et ensuite on y va avec le nôtre !
En tout cas, le capitaine a profité de l’infrastructure mise à sa disposition et de l’entraide générale qui règne sur les pontons pour enfin démonter la poulie récalcitrante du dessal’...!
Y’a pas, quand t’as les bons outils, c’est plus simple !