454 - Sous les pavés, la plage
6 avril 2014 - La Chapera - Mogo Mogo - Las Perlas
Lecteur post soixante huitard, tu as sûrement en mémoire ce fameux slogan qui traduisait l’idéal de la révolution culturelle de cette fameuse année précédent l’année érotique.
Sur les barricades, on savait qu’une autre vie était possible, que quelque chose de bon pouvait remplacer le “métro-boulot-dodo” qui cessait d’être une fatalité, qu’il y avait une alternative à la vie morose et toute tracée à laquelle le conformisme - et le capitalisme - nous condamnaient.
Bref, il faut penser différemment.
Démonstration est faite de la pertinence de cette idée aujourd’hui par nos boat-potes de Belle Oiselle, aidés par nos non moins boat-potes de Contre Temps, qui ont échoué leur trawler de chez Lagoon pour de menus travaux.
Si tu vas à Panama, et que tu loues les services d’une grue et d’un chantier, la facture est salée : 2.000 $ !
Si tu viens t’échouer peinard à marée haute à Mogo Mogo, que tu laisses l’eau descendre, tu as quelques heures pour faire tes travaux, et ça ne te coûte pas une thune !
Nous autres, on fait les fanfarons, car on n’a rien à faire sur Kouunji. Mais on a mis l’idée dans un coin de notre p’tite tête, car si on doit bosser sur les oeuvres vives, on sait maintenant comment s’y prendre.
Faut juste pas se gourrer avec l’amplitude des marées, sous peine de rester scotché sur le sable plus longtemps que prévu !
En tout cas, le thé pris pile poil à 17 heures (tea time, donc !) sur le trawler échoué nous aura permis d’échapper à la horde de bateaux à moteur venus jeter l’ancre à deux pas de Kouunji, et qui nous auront cassé les oreilles avec leur musique techno à fond la caisse à l’heure du repas.
Décidément, même de l’autre côté du monde, les cons sont encore là...