462 - Panama City : le quartier ancien
14 avril 2014 - Panama City - Panama
Quand t’es marin, il arrive un moment où, fatalement, la mer, t’en a ras le bol. T’as qu’une envie, c’est d’aller tâter de ta semelle le plancher des vaches, pour vérifier que l’homo erectus que tu es est fait pour le dur, et pas pour le liquide.
On t’avoue qu’on en est à ce stade. On en a ras le bol de La Playita, qui est le seul mouillage à la sortie du canal, mais qui est tout de même bien pourri : roulis incessant, et parfois violent, bruits en tous genres, et surtout, une crasse inimaginable qui te pourrit le bateau en moins de temps qu’il n’en faut à un pickpocket pour te délester de ton portefeuille...
Ici, tu laves ton bateau le matin, le soir il est recouvert de graisse, de cendres, et t’as le sentiment que tu l’as laissé à l’abandon pendant deux ans...!
Scrogneutedjeu, d’où elles viennent, ces cendres ?
Après avoir consciencieusement fait nos pleins de gasoil, on part donc en vadrouille avec Cécile et Joni, et, autant te le dire de suite, on ne le regrette pas.
D’abord parce que nos boat-potes sont d’une compagnie fort agréable, qu'ils ont la déconnade, ce qui n’est pas rien.
Ensuite parce que le quartier où nous allons, le Casco Antiguo, c’est à dire le vieux Panama, a un charme fou, dans le style colonial qui plairait à un fan du XIXème siècle.
Certains immeubles, comme le théâtre, sont même bien plus anciens, et c’est un peu comme si on faisait un voyage dans le temps.
Et les contrastes sont saisissants !
Marché aux poissons, marché aux voleurs, on les fait tous. Le marché aux voleurs est une succession de petites échoppes, dans lesquelles le plus souvent règne un capharnaüm indescriptible, où tu trouves tout et n’importe quoi, parfois du matos complètement hors d’âge, obsolète, et qui mérite sa place dans une décharge, parfois du matos dernier cri qui semble “tombé du camion”...
D’où le surnom du marché...!
Le capitaine s’est dégoté une pince à riveter modèle “j’ai peur de rien” dont il est très fier, ce qui va lui permettre de continuer à faire le zouave dans la mâture de Contre Temps.
Bref, tout le monde est content !
Viva Panama !