Un catamaran autour du monde

30 Aug

486 - (Vraie) découverte des Gambier

Publié par Kouunji

11 août - 18 août - Totegegi - Akamaru - Mangareva - Iles Gambier

11 août

C’est le grand départ ! Direction Totegegi, la petite île de l’archipel sur laquelle est installé l’aéroport. On ne prend pas l’avion, simplement on change d’air.

486 - (Vraie) découverte des Gambier

Ca fait deux mois et demi qu’on est à Rikitea, et hormis une brève escapade à Taravai, on n’a pas quitté la baie de Mangareva.

Ca ne pouvait pas durer !

Après 4 milles d’une navigation au moteur dont on ne te dira rien puisqu’il n’y a rien à dire, nous retrouvons les inénarrables Cécile et Joni, qui jouent les guides touristiques, puisqu’ils sont venus un peu avant nous.

Ca fait du bien de se dégourdir les paturons, et de voir autre chose. C’est très plaisant.

Ca pourrait l’être encore davantage si le soleil faisait un effort, mais ce n’est déjà pas si mal, pour la mauvaise saison.

Des restes de langoustes nous démontrent qu’on a une chance d’en choper quelques unes la nuit prochaine, et le Pimousse a récupéré un cocotier qui va décorer à merveille le cockpit de Kouunji.

C’est beau, c’est calme, que demander de plus ? Un bon repas ?

Crois nous, le gigot-flageolets qu’on s’est ingurgité le soir même était à la hauteur !

12 août

On te fait un aveu lecteur : nous sommes les chasseurs de langoustes les plus nuls de toute la Polynésie, et peut être même du monde entier !

Après une journée mi-prune mi-cassis (si tu es lecteur assidu tu as pigé l’astuce), ballottés entre un soleil éclatant et une grisaille déprimante, on se paye un coucher de soleil hollywoodien (bien qu’il soit sur Mangareva) et ce pour pas une thune.

On te l’offre, puisque tu connais notre générosité coutumière.

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

Avec la nuit, vient le temps de chausser nos godasses en plastoc pour aller taquiner la langouste, sur le platier, avec nos boat-potes de Contre-Temps.

Le décor est tout simplement féérique : temps doux, lune pleine qui nous éclaire comme en plein jour, marée si basse qu’on dirait que la mer a disparu, bref, tout ce qu’il faut pour choper les bestioles dont la chair nous affole le palais.

Après deux heures d’intenses recherches, armés de nos lampes torches, notre tableau de chasse est le suivant :

- on a vu plein de p’tits crabes

- on a vu plein d’oursins et Cécile s’en est planté un dans le pied

- on a vu une cigale (toute petite)

- c’est tout !

Les langoustes nous ont sûrement vus passer et repasser, et elles ont dû bien se bidonner !

13 août

Cette journée ne restera pas gravée dans les annales, puisque le temps - encore une fois - dégueulasse qui squatte les Gambier a réduit notre emploi du temps à sa plus simple expression.

Hormis une brève escapade sur le platier lors de la marée basse du matin, avec Cécile et Joni, pour aller ramasser quelques bénitiers (afin de les bouffer en salade le soir), on est restés scotchés à bord, en priant instamment pour que la météo soit plus clémente.

Faut avouer que c’est beau, ces bestioles là, dans l’eau.

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

Car, pour tout t’avouer, la grisaille et le “froid”, ça commence à nous taper sur le système. Vivement l’été !

Et on confirme : les bénitiers, ça se laisse manger !

14 août

Retour à Rikitea, sous un ciel aussi gris qu’une perle avec la beauté en moins.

On slalome au milieu des bouées qui signalent la présence d’huîtres perlières, et c’est du sport, parce qu’il y en a partout.

On a pourtant pris soin de prendre une route qui est supposée éviter ces obstacles...

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

Pour la première fois depuis une éternité, c’est un sac de noeud pour mouiller notre ancre. La seule place disponible se refuse à nous, car le vent tourbillonne, le courant itou, notre ancre se la joue flemmingite aiguë, et il faut s’y reprendre à plusieurs fois, sous l’oeil amusé de tous les boat-potes à qui ça arrive régulièrement, ce genre de trucs...

Ouf, l’honneur est sauf !

On fait le plein d’eau, de boustifaille, car demain tout est fermé, puisque c’est l’Assomption, et qu’il y a une fiesta du tonnerre de Dieu (si l’on peut s’exprimer ainsi s’agissant d’une fête religieuse) à Akamaru.

Grouille toi de lire la suite, et tu verras de quoi on cause !

15 août

En dépit du temps assez peu engageant, on se lève aux aurores pour prendre la navette spécialement affrétée par la commune pour Akamaru, une île toute proche de Rikitea, où se déroulent les grandes festivités célébrant l’arrivée au paradis de la Vierge Marie, qui méritait tout de même une place de choix après avoir enfanté le p’tit Jésus qui changea le monde !

Autant te le dire de suite, Akamaru est d’une beauté à couper le souffle. La preuve !

486 - (Vraie) découverte des Gambier

L’église (comme d’habitude aux Gambier grâce aux bons soins du père Laval, un missionnaire venu au XIXème siècle évangéliser ces “sauvages qui en avaient bien besoin”) est de toute beauté.

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

L’île est parfaitement entretenue.

Zyeute un peu de quoi il en retourne, et si tu oses nous contredire, c’est que tu es sacrément culotté !

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

Chants zémouvants, bondieuseries à gogo, sandwichs sur l’herbe, et ballade autour de l’île, ça ne change pas des masses de ce qu’on t’offre depuis qu’on est ici, mais c’est déjà pas si mal, alors ne te plains pas !

Ce d’autant qu’on s’est gelé les noix toute la journée pour te ramener ces clichés de first quality...!

486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier
486 - (Vraie) découverte des Gambier

On tente de glaner quelques infos sur la navigation, car on escompte évidemment revenir passer quelques jours ici avec Kouunji, seulement, les locaux tiennent à leur tranquillité et refusent qu’on vienne mouiller devant leur île, dont l’accès est au surplus extrêmement délicat, pour ne pas dire impossible.

Pourtant, ceux qu’on interroge nous disent qu’on sera les bienvenus à manger si on vient leur rendre visite...?!?!

Bien malin qui pourrait dire, au milieu de ces infos contradictoires, laquelle est la bonne...

16 août

C’est l’anniversaire de Cécile, alors le Pimousse met les petits plats dans les grands, et confectionne le repas et un gâteau pour célébrer comme il se doit ce grand événement de notre boat-potesse, qui fête ses 4... ans !

Bonne humeur de rigueur, évidemment, et tarot pour conclure la journée, avec un chien de toute beauté qui vient récompenser celui qui a osé prendre... sans bout !

Mais puisqu’il y en avait deux, ça aide !

486 - (Vraie) découverte des Gambier

17 août

Comme il fait beau et chaud (enfin) le capitaine continue à faire le plein d’eau, puis file un coup de main à William - le capitaine de Parenthèse - pour gratter sa coque qui en a sacrément besoin.

La faute a un antifouling de très piètre qualité.

Le Pimousse travaille quant à lui à l’hygiène intérieure de Kouunji.

486 - (Vraie) découverte des Gambier

Puis vient l’heure d’en profiter, et tu penses bien qu’on ne rate pas l’occase, puisque les beaux jours sont une denrée rare, alors on ne les laisse pas passer !

On emprunte (et on ne remboursera pas !) le Chemin des 12 Apôtres (quand on te dit que la religion est omniprésente ici !) pour aller de l’autre côté de l’île, et si tu as des doutes quant à l’opportunité d’une telle promenade, sache qu’ils sont infondés.

En effet, le côté pile de l’île vaut largement le côté face, ce dont les clichés ci-après seront en mesure de te convaincre.

Si tu n’es pas convaincu, c’est que soit tu es d’une insigne mauvaise foi, et tu as de l’avenir en tant qu’avocat ou dans la politique, soit tu es hermétique à la beauté en général et à celle de la Polynésie en particulier, auquel cas il y a fort à parier que tu sois marié(e) avec un boudin...

Pas de chance pour toi !

Nous, on s’en fout, on s’est régalés, et on a bien fait, parce qu’au retour, on a fait une halte à la station météo qui était sur notre chemin, et y’a du temps tout pourri qui s’annonce dans deux jours...

Scrogneutedjeu, on va encore restés scotchés à bord !

Vite, faut faire le plein de Coca et de chocolat !

18 août

Journée splendide sous un soleil éclatant, qui fait du bien à notre teint, plus hâlé en soirée, et à notre moral, car le Pimousse a le blues en pensant à ses enfants, et le capitaine aussi, mais comme c’est le capitaine, il ne faut pas le dire...!

Pour ne pas sombrer dans la déprime, c’est simple : faut s’activer ! Le capitaine a donc aidé William à finir son interminable coque. Quelle idée d’avoir un monocoque de 15 mètres....

Paradoxalement, il y a plus de surface à gratter sur un mono qui n’a qu’une coque que sur un cata qui en a deux. Etonnant, hein ?

Dis William, tu voudrais pas naviguer sur un Optimiste plutôt ?!

Pour les emplettes, on a changé notre fusil d’épaule, car les prix sont absolument ahurissants ici, c’est encore pire qu’aux Bahamas. Un pot de Nutella coûte... 12 euros !

Et tu penses bien que le capitaine ne peut en aucune façon renoncer au Nutella. Alors pour financer cette exigence, faut faire des économies sur le reste. Et ça passe par aller faire nos courses chez... la femme du médecin, Anne-Laure, une sympathique savoyarde.

Elle a acheté en gros des quantités astronomiques de miam, qu’elle revend à qui veut bien se porter acquéreur, sans bénéf...! Juste pour rendre service ! C’est pas gentil, ça...?

On a donc acheté du beurre en conserve néo-zélandais (!), et tout un tas de produits alléchants, qui sont trois à quatre fois moins chers que chez les épiciers de Rikitea.

Ouf...! On peut acheter du Nutella...!

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Z
super classe la valy à la barrre !!!!
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Z
oui il parait que ferero rocher ne trouve plus de noisettes !!!! l'huile ne fera plus grossir les mangeurs de nutella et les écureuils pourront s'en donner à cœur joie de retrouver leur repas préféré sans que le lobbying ferero ne les déloge !!! sorry pour les pro nutella et pour le capitaine, ma Valy je sais que tu en mange parfois aussi et nous ???hum, c'est tellement bon tout de même, mais je préfère les écureuils malgré tout !!
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P
Ché pas ce qui va advenir du Capitaine, sans Nutella ? Il devra ne lui rester que le "cadre et la sonnette" ! Faut pas arrêter çà !!!!! Ptdr.
R
Mais qu'est-ce qui ont tous à faire leur anniversaire en aôut ? Pour ma part, je ne sais plus si j'ai souhaité ses 4. ans au Captain ? dans l'hypothèse négative, je lui demande de me pardonner, cet enfoiré d'Aloïs, doit commencer son travail de sape ! Du Nutella à 12 euros, c'est la ruine, je vais affréter un cargo avec quelque tonnes de ce produit afin que le Captain en ai assez et que, comme la femme du médecin, il commercialise le reste pour rendre service....
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J
Ben magne alors parcequ'il paraît que le Nutella est voué à disparaître...si si...

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