Un catamaran autour du monde

14 Nov

498 - Intemporalité

Publié par Kouunji

8 novembre - 14 novembre - Fatu Hiva - Iles Marquises

8 novembre

Y’a des jours qui sont moyens. D’autres qui sont bons. D’autres supers. Celui là fait partie de la dernière catégorie.

Après différentes babioles le matin, on décide de s’embarquer sur Mini-Kouunji, pour aller à Omoa, l’autre village de Fatu Hiva, qui est en compétition permanente avec Hanavave.

Il y a 3 milles et des brouettes à parcourir, en haute mer, et c’est là qu’on apprécie d’avoir une annexe du tonnerre, avec un moteur digne de ce nom, et pas un truc tout rikiki asthmatique qui ahane à chaque vague.

Parce que ça dépote !

Une fois sur place, on en prend plein les yeux. Soleil éclatant, paysages fabuleux, une vallée qui a l’air presque artificielle, tellement c’est vert et beau, des montagnes à couper le souffle, bref, plutôt que de te titiller l’imaginaire indéfiniment, on te bascule les photos, et tu te feras ton opinion.

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On te précise que les photos ne rendent pas fidèlement l’impression de puissance et de majesté qui se dégage de ces reliefs.

Après avoir déambulé comme il se doit, nous reprenons Mini-Kouunji, et le retour est encore mieux, parce que nous longeons la côte et trouvons refuge dans d’innombrables petites criques, où on batifole dans l’eau avec les dauphins, au pied des pics vertigineux.

Féérique !

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On ignore si les photos t’interpellent, mais nous, on est subjugués par la beauté de cette île. Elle est à la fois âpre, rude, sauvage, parce que la côte est accore, les mouillages rares et virils lorsque la houle ramène sa fraise.

Mais c’est d’une beauté époustouflante, les gens sont adorables, bref, les dieux ont été généreux avec ce coin là de la planète, et donc avec nous, puisqu’ils nous ont permis d’y aller !

Bon anniversaire à José, qui devrait être en train de préparer l’achat de son bateau pour venir nous rejoindre...!

9 novembre

Les bonnes journées se suivent et ne se ressemblent pas.

Hier c’est la nature qui nous comblait, aujourd’hui ce sont des êtres humains, en chair et en os, qui prennent le relais.

Nous sommes invités à manger chez Léa et Sopi, qui vivent à 243 mètres de la plage devant laquelle nous sommes ancrés, et qui nous ont convié chez eux pour diverses raisons, parmi lesquelles le fait que le capitaine est ceinture noire et professeur de karaté...

Impossible de te dire comment cette info leur est arrivée aux oreilles, mais toute l’île est au courant...!

Cécile et Joni sont également invités, eux qui n’ont pas leur pareil pour sympathiser avec des inconnus.

Cours de karaté express pour le cadet des fils de nos hôtes, avant de passer à table.

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La bouffe est de premier choix, et la chèvre au lait de coco une vraie tuerie ! Sopi et Léa, comme 99 % des habitants de l’île, ont des doigts en or et fabriquent des “tikis”, ces statuettes symbolisant l’homme et la femme qui sont une spécialité des Marquises.

Pas impossible qu’on se laisse tenter par l’une d’entre elles...

Léa et Sopi font comme tout le monde ici : ils chassent la chèvre et le cochon, pêchent tout ce qui se mange, cultivent tout ce la nature fait pousser, et fabriquent tout ce qu’on peut fabriquer avec les matières premières de l’île.

Sopi est intarissable sur l’histoire de ses ancêtres, les croyances polynésiennes, et nous on écoute, sages comme des images.

Sopi, marquisien, est allé chercher une épouse il y a 22 ans de ça à Tahiti, puisque toutes les filles de Fatu Hiva, à des degrés divers, faisaient partie de sa famille...

Or, c’est bien connu, la consanguinité, c’est mauvais pour la reproduction de l’espèce !

Vivre sur une petite île a aussi quelques désagréments auxquels on ne pense pas forcément...

Quant à la soupe de poissons du soir sur Mariclara, elle est au top !

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10 novembre

Il a fallu retourner à Omoa pour le ravitaillement. C’est pas qu’on meurt de faim, mais quand on peut améliorer l’ordinaire, on ne s’en prive pas. En outre, on a besoin d’espèces pour rembourser Nadia, et l’internet à La Poste est hors service. Donc, pas de retrait possible.

A la question “ce sera réparé quand ?”, la postière sourit et nous répond qu’il faut attendre un nouveau modem qui vient de Tahiti, via Hiva Oa, transporté par un bonitier... Traduction : dans un futur très incertain mais pas proche du tout...!

De toute façon, le futur est un concept presque inconnu en Polynésie, c’est d’ailleurs un temps qui n’existe pas dans le langage local. Révélateur, non ?

Aussi après une matinée pépère, le capitaine s’embarque avec Roger, sur Mini-Kouunji, et trois heures plus tard, ils sont de retour avec les victuailles tant convoitées, du pinard pour Contre-Temps (ce sont des alcoolos, mais on les aime quand même, la preuve on les ravitaille...!) et des espèces sonnantes et trébuchantes.

Scrogneutedjeu... ! Mini-Kouunji est tout dégonflé...

On n’en finit pas de regretter la négligence des employés de mairie de Rikitea, qui nous ont crevé notre annexe à la fin du heiva, ce qui nous em... tous les jours ou presque.

Car il y avait de la houle costaud sur le parcours, et notre dinghy était donc soumis à des efforts terribles, qui auraient été encaissés sans broncher si nos boudins étaient intègres.

Hélas ils sont rafistolés, et par conséquent moins endurants... Salauds des Gambier !

Par contre, ici, les gens rivalisent de gentillesse, et si on devait décerner la palme de l’habitant de Fatu Hiva le plus gentil, on serait bien en peine de désigner un vainqueur.

Kouunji a été pris d’assaut par des d’jeunes pendant que le Pimousse bullait, et nous voilà avec une régime de bananes à déguster.

Nadia, l’infirmière qui nous a servi de banquière, décroche la timbale aujourd’hui, puisqu’on est allés la rembourser, et on est repartis de chez elle avec des bananes séchées, du pain, et le Pimousse avec les ongles des pieds refaits à neuf.

Sopi et Léa ne sont pas en reste, puisqu’ils fabriquent spécialement pour Contre-Temps et tes augustes serviteurs des tikis de chaque sexe.

La femme pour nos boat-potes, l’homme pour nous.

Cherche pas à comprendre ou n’attend pas une vanne foireuse, y’en a pas !

Bref, les habitants de Fatu Hiva sont gen-tils, c’en est déconcertant... A se demander si, jusqu’à présent, on vivait sur la même planète...

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11 novembre

On fête la fin de la guerre, la Grande, celle qu’on jurait que ce serait “la der des der”.

Y’en a eu quelques unes après hélas, preuve s’il en est que l’homme n’a pas fini d’être con... et belliqueux.

C’est pourtant tout l’inverse que nous ont démontré les gens de Fatu Hiva durant cette journée, placée sous l’égide d’un retour aux bonnes vieilles habitudes.

D’abord, ça a commencé par des crêpes au Nutella pour le petit déjeuner, habitude qu’on avait un peu perdue, ce qui était une très mauvaise idée, parce que les crêpes au Nutella sont ce qu’il existe de meilleur dans le monde de l’alimentaire facile et bon marché.

Ensuite, on a bullé sévère pendant la journée, sous une chaleur torride (au moins 32°), pris un goûter avec tous nos boat-potes, sachant que Mariclara va s’en aller demain avec à son bord Nicole et Roger, nos toubibs préférés.

Mais on se retrouvera à Hiva Oa, prochaine étape incontournable pour tout le monde, avitaillement oblige : on veut des fruits et des légumes !

Enfin, une fois à terre, ça s’est terminé par un cours de karaté dispensé par le capitaine, à tous ceux qui étaient volontaires pour mettre des coups de pied et des coups de poing tous azimuts !

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Tout ça chez Sopi et Hinano (grandement reconnaissante envers le Pimousse qui, tu l’as vu hier, lui a prodigué des soins fort apaisants), dont le fils était l’élève le plus assidu, sur fond de tiki en cours de fabrication, d’organisation de parties de pêche, et de repas d’adieu.

Car on va quitter Fatu Hiva d’ici quelques jours... Trois semaines dans un coin où il n’y a rien à faire, et sans s’emmerder une seconde, c’est pas mal, non ?

La gentillesse et l'incroyable hospitalité des locaux y est pour beaucoup.

12 novembre

Matinée séparée pour l’équipage aujourd’hui.

Le Pimousse fait du yoga, et de la muscu. Pendant ce temps, le capitaine mange des crêpes au Nutella.

Mais c’est le Pimousse qui grossit... Y’a pas de justice !

Puis le même Pimousse s’en va faire les courses et va chez Iris histoire d’entretenir nos relations au beau fixe avec les autochtones.

Pendant ce temps le capitaine se tape la corvée d’eau, rapidement aidé par un Marquisien qui travaillait jadis aux Gambier. La Polynésie, c’est grand et petit en même temps !

Un cata se pointe, essaye de jeter son ancre trois fois de suite, ne parvient pas à mouiller, et... se barre...! Euh, les gars, vous êtes dans un des plus beaux mouillages du monde, ça vaudrait pas le coup de persévérer ? Non, vous avez raison, foutez nous la paix !

Après midi glandouille et plongée, ce qui ne nous était pas arrivé depuis un bail. Ce qui n’a pas plu à notre appareil photo, qui a rapidement déclaré forfait... pile poil au moment où des poisson jolis-jolis venaient nous voir...

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Ressuscitera-t-il une nouvelle fois ? Réponse au prochain épisode.

Enfin, la journée se termine en apothéose puisque nous allons prendre livraison de nos tikis, chez Sopi et Hinano. On avait déjà réservé une femme sculptée dans l’ébène, et ils ont fait spécialement pour nous un homme sculpté dans du cocotier.

A force d’avoir sympathisé, ça devient compliqué quand il s’agit de payer, ce qui est normal puisqu’ils vivent de leur artisanat, on ne va donc pas faire les goujats en essayant de gratter les prix. On les laisse décider.

Seulement, ils nous annoncent un tarif qui est très très très très largement en-dessous de ce qui se fait habituellement.

Alors on rallonge spontanément, parce qu’on aurait mauvaise conscience à profiter des relations amicales qui se sont nouées au fil du temps.

Ni une ni deux, Sopi et Hinano palabrent en Marquisien (autant te dire qu’on n’y comprend que dalle !) et ils acceptent notre rallonge, moyennant... un troisième tiki !

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Voilà : on voulait un tiki en guise de souvenir, finalement on a une famille complète !

La générosité des Marquisiens n’en finira jamais de nous étonner...

13 novembre

Réveil en fanfare pour le capitaine, qui part à la pêche avec Jean Baptiste et son fils Billy. Or, le départ, c’est à... 4 heures du mat’...!

La nuit a donc été très courte. La question est : ça valait le coup ?

Pour répondre, on va te chercher une métaphore convenable.

Partir pêcher avec un Polynésien, c’est un peu comme jouer aux échecs avec Kasparov, faire la cuisine avec Robuchon, piloter une F1 avec Schumacher, apprendre la boxe avec Ali, ou jouer au basket avec Michael Jordan.

C’est un peu comme si, au lycée, tu avais eu Diderot comme prof de français, Cédric Villani en maths, Einstein en physique, la Queen Elizabeth IIème du nom en anglais, et Teddy Riner en sport...!

Bref, en six mots : tu ne peux pas espérer mieux !

La leçon débute dès qu’on s’en va, Jean Baptiste ayant les yeux rivés sur les étoiles.

Question de béotien du capitaine : t’as pas de sondeur, pas de GPS, comment tu sais où tu vas ? Réponse pleine de bon sens : j’ai des repères sur la côte et y’a un truc...

Le truc, lecteur, il est simple et existe depuis que l’homme s’est mis à bouffer du poisson. Les oiseaux. Selon le dicton : bête à plumes en haut, bête à écailles en bas.

Oui mais... y’a pas d’oiseaux !

Sereins (y’a pas de jeu de mots, là...) les gars s’affairent à bord avec les lignes et le matériel qui est aussi rudimentaire qu’il peut l’être. Pas de cannes, seulement du fil et des leurres. Si ça mord, on remonte tout à la main. Une fois que tout est prêt, Jean Baptiste lance un “ça va démarrer” prémonitoire.

Deux minutes plus tard, sortis de nulle part, les oiseaux arrivent, et une nuée de bonites (des petits thons) avec eux. On navigue au milieu d’un banc de poissons grand comme un département.

Il faut environ une heure pour en sortir... 18 !!!

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On plie le matos, et nous voilà de retour vers Fatu Hiva. Il est 6 heures du mat’...

Les deux acolytes du capitaine se roulent une clope, puis annoncent en choeur : “allez, maintenant on va chercher du thazard !”

Ah bon, on n’en a pas assez, là, du poisson ? Parce qu’on en a au moins 50 kilos, déjà ?

On est grosso modo en face d’Omoa, et le savoir faire des Marquisiens parle à nouveau : une heure et demie plus tard, 3 thazards de 30 kilos chacun reposent en paix au fond de notre embarcation.

Résultat des courses, en quatre heures, ce sont au minimum 140 kilos de poisson ultra-frais qui sont dans notre besace. Et tout ça avec une facilité déconcertante !

Bref, quand t’es bon, t’es bon. Bonne leçon pour nous autres qui pestons chaque fois qu’on rentre bredouilles, c’est à dire neuf fois sur dix... Y’a des progrès à faire...!

La journée finit comme dans les aventures d’Astérix, avec un banquet obélixien chez Iris et Jean Baptiste (Kéké de son nom polynésien), c’est à dire qu’il y a à manger pour 28, et on n’est que 9 à table... Seule différence : le barde n’est pas baillonné ni ligoté à un arbre.

Ceux qui osent dire que les Marquisiens sont des gens rudes, méfiants et peu accueillants en seront pour leurs frais, parce qu’on n’a jamais été reçus aussi bien depuis notre départ.

Et ça fait presque deux ans qu’on a quitté la Gaule...!

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14 novembre

Journée déchirante, puisqu’après maintes bidouilles pratiques, on prend congé de nos amis de Fatu Hiva, qui espèrent nous revoir pour le réveillon du nouvel an.

Bien malin qui saurait dire où on sera à cette date là, on ne fait donc pas de promesse qu’on n’est pas sûrs de tenir.

Ce qu’on peut dire avec certitude à ce stade de ce blog grandiose et unique, c’est que Fatu Hiva restera gravée dans nos mémoires pendant un bail, pour plusieurs raisons.

La première est liée à l’époustouflante beauté des paysages que cette île à l’écart du monde réserve à celui qui vient y trouver refuge.

La seconde découle évidemment de la générosité, la gentillesse, et l’inconcevable sens de l’hospitalité que les locaux sont en mesure de témoigner à de parfaits inconnus.

Lorsque Cook, Bougainville et tant d’autres navigateurs des temps jadis décrivaient la Polynésie, c’est ça qu’ils mettaient en avant.

Quelques siècles plus tard, c’est toujours pareil : culture du coprah, chasse, pêche, utilisation raisonnée des ressources naturelles, ainsi vit Fatu Hiva, hors du temps, sans internet, préservée de la frénésie du monde moderne.

Le rythme lent de l’île, couplé au ravitaillement par bateau, nous ramène à des temps immémoriaux, une époque où, assurément, on prenait le temps de vivre...

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Z
bon c'en est trop !!! mes finances me narguent et moi je déprime!!! alors je ne vais plus regarder ce merveilleux blog pendant quelques jours, histoire de ne plus pleurer devant, par faute de ne pouvoir vous serrer dans mes bras comme je l'envisageais en vous rejoignant !!! d'autres le feront pour moi, ciao à bientôt les amis !! et tout en me consolant en me disant qu'il n'y a pas que moi qui se serre la ceinture pour un éventuel déplacement marquisien, je travaille dur, joue à la fourmi, ce qui n'est pas simple avec ma cigale de mari !!!!! love les loulous
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R
Des photos tout à fait exceptionnelles, comme cette dernière aux couleurs invisibles ailleurs !...<br /> Des personnages de carte postale, des poissons qu'on verrait bien sur nos tables, enfin quoi des témoignages d'une autre monde !... Je crois que si vous deviez revenir à la &quot;civilisation&quot;, il vous en coûterait beaucoup psychologiquement parlant, mais pas seulement !....<br /> La nageoire du requin et le pic de la photo qui suit... c'est un clin d’œil du Captain ? vrai ?...A qui l'aura vu.....
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S
Le BONHEUR tout simplement...<br /> Je connais un asthmatique qui défie une Tramontane de 100 Km/h et un Marin de 80 Km/h avec une monopalme en carbone. Et qui revient toujours à son point de départ. Tu devrais essayer...on vole littéralement dans la mer.<br /> Silvio.
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C
quel bonheur de lire cette page !!! aventure humaine extraordinaire donc, il manque les illustrations pour appuyer vos dire et le son du barde pour être avec vous ! mais bon entre grisaille et travail cet espace de bleu me ravit en ce lundi matin ! belle semaine qui s'annonce !!!!c'est quand qu'on le fait votre livre de voyage ???? bises
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Z
il me tarde de voir les photos, alléchants ces articles alléchants les gars!!!!
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Z
alors je prends le premier avion et je vous rejoins.... le mode de vie qui me conviendrait parfaitement, est ce que Gauguin et Brel ont laissé un bon souvenir?? selon mon ancien prof de maths de seconde que je revois parfois entre sa vie à Tahiti (où il vit depuis longtemps fin de carrière là-bas)et parfois ses retours en France,.... il parait que non, mais ces deux là avaient saisi combien il était doux d'y vivre!!
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R
C'est là une des plus belles pages du blog, par le ressenti sur les relations humaines entre inconnus, aussi conviviales, confiantes et riches, de ce que des humains d'origines si différentes peuvent connaitre !.. Je ne doute pas un seul instant que votre mémoire vous rappellera souvent ce passage aux Marquises. Comme quoi, dans la simplicité sans arrière pensée les hommes pourraient, s'ils le voulaient, éviter tous les désagréments que l'humanité subit sur cette planète, du fait de quelques individus.... Mais faut pas rêver !....
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