517 - Epuration cafardienne
3 décembre - Hiva Oa - Iles Marquises
Réveil tardif qui compromet notre envie d’aller au centre culturel Paul Gauguin. Décidément...
En effet, le temps de faire les crêpes, de les savourer, il est beaucoup trop tard. Et puis il fait un soleil de plomb, on n’a guère envie de cuire sur la route.
On se dit donc qu’on ira voir l’oeuvre d’un des plus célèbres peintre français après manger.
Quand sonne l’heure du départ, on passe préalablement dire bonjour à nos voisins de mouillage, Roger et Nicole, Contre-Temps arrivant au même moment à Tahuata.
C’est à ce moment que le déluge démarre...! On ne te ment pas, regarde...
On se réfugie à bord de Mariclara, et on se délecte des récits picaresques que nos hôtes nous font de leurs excursions passées en montagne. On s’y voit, les skis aux pieds, dévaler des pentes d’un blanc immaculé, dans la pureté de l’air alpestre...!
Le temps ne s’arrange guère, et comme il reste des crêpes à bord de Kouunji, on s’emploie à les finir avant que les cafards - dont nous avons débuté l’holocauste avec soin - ne s’en chargent...!
C’est d’ailleurs ce qui meuble notre fin de journée : la chasse aux cafards.
On t’explique en détail, afin que tu ne meures pas idiot, et que tu saches comment t’y prendre si ça t’arrive, sur ton bateau ou... chez toi.
Il y a deux armes fatales contre ces bestioles au demeurant inoffensives, mais bien peu séduisantes : la “sticky box”, et l’acide borique.
La “sticky box”, ou boîte collante, table sur le fait que le cafard est nul en architecture et ne comprend que dalle aux techniques du bâtiment.
Tu lui montes donc une petite baraquette comme celle-là, avec un appât planqué à l’intérieur.
L’astuce, c’est que le sol est ultra adhésif, et le cafard, qui croit comme un gland que tu lui as offert une résidence secondaire (sa résidence principale étant ton bateau, ne l’oublions pas...) s’empresse d’aller y séjourner, histoire de dire qu’il est en vacances.
Manque de bol pour lui, il ne peut pas ressortir, et il meurt d’épuisement. Cette demeure constitue donc sa dernière, ce qui fait les affaires des marins cafardophobes, dont le Pimousse fait partie.
L’acide borique, lui, table sur le fait que le cafard est gourmand. C’est un des sept pêchés capitaux, et y’a pas de raison que ça ne nuise qu’aux humains, ces trucs là...
Tu dois donc te munir de petits récipients façonnés par tes petites mimines dans du papier alu, d’acide borique et de lait concentré.
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Tu mélanges le tout, dont tu remplis les récipients ad’hoc (comme le capitaine), que tu disposes ensuite aux endroits stratégiques dans le bateau.
Evidemment, tu n’oublies pas de remettre au frais le lait concentré, que tu dégusteras peinard un soir, au clair de lune, dans le cockpit, sous le souffle frais de l’alizé...!
Voilà, on a passé la journée à glander, boire, manger, discuter et faire se transformer en cafardicides...
Dis, lecteur, pourquoi donc lis tu ce blog ? C’est franchement inintéressant, un récit pareil, non ?