565 - Sérénades et équitation
10 - 12 mars 2015 - Taiohae - Nuku Hiva - Iles Marquises
Comme on t’a expliqué dans l’article juste avant celui là, que ceux qui parlent bien français appelleraient l’article “précédent”, le mouillage de Taiohae, à Nuku Hiva, a ceci de particulier qu’il y règne une ambiance de franche camaraderie que nous n’avons jamais connue auparavant, et que nous aurons sans aucun doute beaucoup de mal à retrouver ultérieurement.
Tu veux un indice révélateur ? Ca fait une semaine qu’on n’a pas dîné à bord de Kouunji en tête à tête...!
Si ça c’est pas révélateur, on veut bien défiler à la gay pride déguisés en Schtroumpfs !
La première sérénade est à mettre à l’actif de Mario, qui rentre en Italie et fait ses adieux à la petite communauté des marins. Quoi de mieux que de le faire en poussant la chansonnette, ce d’autant qu’il est accompagné au ukulélé par un joueur hors pair ?
En plus, Mario, soucieux de rendre heureux ceux qu’il va quitter, prépare un succulent plat de “pasta all’arrabiata”, et crois nous lecteur, les pâtes préparées par un Rital, tu peux dire ce que tu veux, c’est pas pareil qu’à la maison !
On remet ça le lendemain soir sur Nusa Dua, et ça nous fait sacrément plaisir de nous retrouver avec Pierre et sa p’tite famille, à faire un boeuf à la guitare, ce qui nous permet cet excellent jeux de mots : Nusa Dua l’faire !
Comme on remet encore ça le jour d’après sur Coccinelle, évidemment, cela marque les organismes et certains sont épuisés par ce rythme effréné...
Le pire c’est que ça recommence demain.
En gros, on joue à faire la “fête des voisins”, sauf que c’est tous les jours. Imagine toi, lecteur, faire la même chose dans ton quartier : tous les jours, c’est l’un des habitants de ton lotissement ou de ton immeuble qui invite tous les autres.
Ce serait poilant, non ?
Pour faire autre chose que se poiler et rigoler à bord du bateau des uns et des autres, on a gardé notre sérieux durant la journée, pour aller tenter une expérience équestre.
Faire du cheval aux Marquises, c’est un peu comme aller voir la tour Eiffel quand tu es à Paris, faire du ski à Chamonix, ou porter le voile quand tu vis dans un foutu pays islamiste à la noix : obligatoire !
On a donc satisfait à cette obligation en compagnie de Jacques et Edith, nos boat potes québécois, et on peut te dire que c’était grandiose, même si c’était trop court et que le Pimousse a été très frustré de ne pas partir au triple galop dans les étendues verdoyantes marquisiennes.
Comme si tu y étais, un aperçu de ce qu’on a aperçu (!) perchés sur nos canassons.
Tu peux pas dire qu’on ne te fait pas voyager, hein lecteur ?!