577 - Après l'effort, le réconfort
3 - 8 mai - Raiatea - Tahaa - Huahine - Iles de la Société
3 mai
Voici la partie masculine de l’équipage de Nusa Dua - Pearl Romance qui a remporté la victoire, photographiée par la partie féminine !
Il a fallu, après la TPR, remettre à bord de Nusa Dua les 750 kilos d’affaires en tous genres qui avaient été stockées sur Kouunji pour alléger la bête de course.
Les deux équipages s’y sont mis, et après on s’est offert une p’tite baignade bien méritée.
Normal, on est au paradis, on ne va pas faire que bosser !
En fin de journée, direction Tahaa. Pierre de toute façon ne tient pas en place, donc si tu veux suivre, il faut cravacher !
Mais on ne va pas se plaindre, il connait le coin comme sa poche, alors on en profite. Même si on a plus besoin de repos que d’un rythme frénétique après ces jours de course...!
4 mai
Au petit matin, le Pimousse est content.
Il se met à la barre pour nous amener dans la baie de Hurepiti, exactement là...
C’est chez Noé, qui offre des visites botaniques de Tahaa : intéressant.
On en apprend des tonnes sur les plantes, la vanille (celle de Tahaa est extrêmement réputée et vaut largement celle de Madagascar), et en plus c’est beau.
On se fait contrôler par les gendarmes car la voiture n’est pas du tout en règle, et nous non plus puisqu’on n’a pas de ceinture, et ça se finit en se racontant des histoires drôles... Impensable en France, un truc pareil !
Ensuite, on confie la barre de Kouunji à Thierry.
On peut le faire puisqu’il a gagné la TPR avec nous, donc c’est un bon !
C’est pour aller à l’ilot Tautau, qui ressemble à ça...
T’aimerais bien avoir une petite chambrette ici, hein lecteur ?!
On débarque en annexe, pour aller faire une plongée dans 50 centimètres d’eau.
Et voilà ce qu’on croise sous les flots translucides, nous, tes narrateurs préférés au milieu des poissons papillons.
Avoue que c’est génial, un truc pareil, non ?
5 mai
C’est l’heure du retour à Moorea pour Thierry et Caroline, qui auront bien profité de leur week-end prolongé.
Pour nous, c’est l’heure du départ vers Huahine. Une fenêtre météo exceptionnelle de quelques heures va nous permettre de faire la jonction avec l’île au nom érotique.
En effet, “hua”, en polynésien, désigne le sexe de la femme. Et “hine” n’est rien d’autre que la contraction de “vahine”, qui signifie femme.
Autant te dire que cette île est radicalement féminine, et la côte, selon comment on la regarde, ressemble à s’y méprendre à une femme allongée... Ah, la nature est bien faite !
6 mai
Journée glandouille (enfin...) ce qui ne nous est pas arrivé depuis une éternité. Il faut dire que le lagon est d’une paix absolue, ce qui nous permet de partager avec toi ces instants de repos.
Il faut en profiter, car il y a des chances pour qu’on reparte à Moorea dès demain soir. une fois n’est pas coutume, c’est la météo qui commande.
Et on a grandement intérêt à lui obéir.
Profites-en pour admirer le lagon de Fare, le village principal de Huahine, où Pierre a trouvé le moyen de se faire gauler par les gendarmes alors qu’il naviguait en annexe. On lui a demandé son permis, et tout un tas de trucs qu’il n’avait pas, et il est reparti comme si de rien n’était...
Un endroit où les gendarmes sont cool, c’est forcément un endroit cool !
Et quand ça arrive deux fois en trois jours, tu ne pourras pas dire, lecteur, que la Polynésie n’est pas le paradis sur terre !
7 mai
On pensait buller sévère et partir dans la soirée.
Mais, à 8 heures du mat’, on est réveillés par un moteur d’annexe qui ronfle sous notre hublot. On entend des “Kouunji !”, “Kouunji !” lancés d’une voix qui se veut mielleuse, mais qui interrompt tout de même notre sommeil, scrogneutedjeu...!
La tête dans le c..., on voit Pierre, avec une baguette à la main et sa bonne bouille d’enfant qui vient de recevoir ses jouets de Noël, qui nous dit que s’il faut lever l’ancre pour Moorea, c’est... tout de suite !
La vache ! Qu’est ce que tu veux répondre à un boat-pote qui t’amène le pain et la météo à bord ?
Bon, puisque la météo le dit, on y va !
20 minutes plus tard, les voiles sont hissées et Kouunji se lance à l’assaut d’une mer contraire, heureusement avec un vent portant. C’est pas ce qu’il y a de mieux, mais du portant pour redescendre à Moorea, en cette saison, c’est inespéré.
Alors on en profite, même si le vent fait ses adieux un peu trop tôt à notre goût, laissant le soin aux jumeaux Yanmar de nous amener à bon port.
Evidemment on a été incapables de suivre le rythme de forcené de Nusa Dua, mais Kouunji tire bien son épingle du jeu, puisque on met finalement trois heures de moins que lorsqu’on a fait la traversée dans le sens inverse, qui est censée être plus facile et plus rapide...
En mer, y’a pas à dire, c’est toujours un peu compliqué de comprendre comment ça fonctionne.
La nuit s’annonce bonne, on est claqués !
8 mai
On voulait glander, on l’a fait !
Bohemia nous a rejoint, et on se retrouve au mouillage devant chez Thierry et Caroline, avec en outre Oniva, le cata de nos boat-potes Suisses avec lesquels on a passé le canal de Panama la première fois (cf. article 450 de ce blog diabolique)
La météo est bizarre et on prend tous nos précautions : 40 mètres de chaîne dans 3 mètres d’eau. On ne risque pas de déraper. Ce serait couillon, dans un endroit pareil...
Ca discute voile et destinations paradisiaques, ça bricole, ça répare, et le soir, fiesta de rigueur chez Thierry et Caroline pour fêter (au champagne) la victoire dans la TPR.
Un jour férié, faut pas trop forcer...