203 - Semi-anniversaire
3 juillet 2013 - Le Marin - Martinique
Le temps passe, et, comme toujours quand il s’agit de bons moments, il passe toujours trop vite.
C’est bien connu, le temps ne daigne ralentir que dans des circonstances particulières : quand tu regardes un film nul, quand ta belle-mère squatte chez toi avec toute la famille que tu ne peux pas saquer, quand un emmerdeur patenté te tient la jambe au téléphone sans que tu puisses t’en défaire, bref, quand ton quotidien te pèse tellement que tu voudrais avoir le don de te téléporter à n’importe quel autre endroit de la planète que là où tu es par le seul pouvoir de la pensée...!
En ce qui nous concerne, on n’a pas ce pouvoir là, heureusement pour toi lecteur chéri, sinon, tu n’aurais pas pu te réjouir pendant des heures devant ce blog hautement passionnant, et qui l’aurait été beaucoup moins si on s’était téléportés comme de vulgaires extraterrestres.
Remarque, extraterrestres, on l’est un peu, puisque nous naviguons depuis 6 mois pile poil aujourd’hui (d’où le titre, tu auras évidemment fait le rapprochement, lecteur malin), de sorte que nous avons passé plus de temps sur l’eau que sur le plancher des vaches.
Un premier bilan s’impose, non ?
Le bateau ? Nickel ! Bien sûr, on a eu quelques petits soucis, mais rien que de très normal, hormis les énormités faites par le chantier avant même qu’il soit mis à l’eau. Kouunji est aujourd’hui en meilleur état qu’il ne l’a jamais été.
On a même fait vérifier le gréement ce matin, et tu sais quoi ? Zéro défaut ! Nickel, on te dit ! On va pas le répéter !
Le pimousse ? Nickel aussi ! Bien sûr, il a eu quelques p’tits coups de mou, quelques moments de blues, parce que ses enfants lui manquent, ses amis lui manquent, mais grosso modo, le pimousse dit que c’est bien, surtout parce qu’on a chaud tout le temps, et que si parfois c’est trop, c’est quand même mieux que de se cailler les miches en France !
Le capitaine ? Oh, lui, il va toujours bien, et il dit que ce sont les meilleurs 6 mois de toute sa vie, et il pense que les 6 prochains vont être encore mieux...
Ah, ce capitaine, il a toujours un optimisme en acier inoxydable !
Tant mieux d’ailleurs, parce qu’en bateau, si c’est pas de l’inox, ça rouille !
Bon, tu vois lecteur, ce qui est cool, c’est qu’on n’est pas blasés, qu’on continue de s’émerveiller, d’avoir conscience qu’on a une chance inimaginable d’être là où on est et de faire ce qu’on fait, nonobstant les vicissitudes que l’on rencontre parfois mais qui, il faut bien l’admettre, font partie des impondérables des voyages autour du monde.
Si c’était facile, tout le monde le ferait, non ?
Ca tombe bien, on n’aime pas faire comme tout le monde !