207 - François, Robert et les autres
7 juillet 2013 - Martinique
Aujourd’hui, Papou règle ses affaires en famille, alors nous on est libres de faire ce qu’on veut, et on entend bien ne pas s’en priver !
On décide d’embarquer dans la voiture de Mécanique Plaisance qui est généreusement mise à notre disposition par Papou, et on entame un demi tour de la Martinique à partir de midi, la matinée ayant été consacrée au repos - on est fatigués de ne rien faire - et au p’tit déj, qui est le repas le plus important de la journée.
Après un passage obligé par la capitainerie, notre véhicule nous transporte au Trois Ilets, le fief de Christine, un patelin charmant, qui jouxte le golf où notre amie fait des “drives” et des “putts” chaque fois qu’elle peut.
La route serpente le long des flancs de collines verdoyantes, et nous offre de belles perspectives, qu’une fois encore tu vas découvrir gratuitement en restant le cul vissé à ton fauteuil...!
Nous faisons une halte devant une ancienne distillerie, qui a été soigneusement conservée, pour le plaisir des touristes dont nous sommes, et comme tu en profites, réjouis toi !
Notre découverte du coin ne serait pas complète si on n’allait pas faire un tour à la Pointe du Bout, et à l’Anse Mitan, une plage qui est en plein centre ville !
Avoue que ça t’en bouche un coin ?! Et puis, t’as vu comme l’eau est cristalline ?
Après ça, direction François (parfois appelé Le François), un beau village où les gens les plus aisés de l’île semblent s’être regroupés dans des quartiers huppés.
Pour expliquer ce phénomène, sache que c’est là que Joséphine de Beauharnais résidait pendant un temps, ce qui est un signe de bon goût, mais il faut dire que quand tu as dans ton lit Napoléon, tu ne peux pas te permettre la moindre faute de goût...!
Détour par l'habitation Clément, où se fabrique le rhum le plus célèbre de la Martinique.
Du François, on passe au Robert, un autre bled situé le long de la côte au vent, mais qui, en ce dimanche, s’est déguisé en désert urbain, à moins qu’il y ait eu une alerte atomique et que nous ne l’ayons pas su !
On slalome entre les mornes (les collines) recouverts d’une végétation luxuriante, et même exubérante, et la balade serait parfaite si les amortisseurs de notre guimbarde daignaient faire leur boulot, seulement, ils n’ont pas l’air déterminés à agir ainsi.
Tant pis pour nos squelettes !
Après quelques heures à ce train, on regagne notre cambuse, et goûtons au calme de l’endroit, et nous laissons aller à une savoureuse langueur qui s’impose, compte tenu de la chaleur qui est décidément éprouvante.
Piscine, repos, lecture, goûter, tout ce qu’il faut pour attendre le bon repas du soir avec notre hôte !
C’est tout de même étonnant qu’on ne devienne pas obèses : on ne fout rien et on n’arrête pas de manger et de picoler !