206 - On s'laisse aller
6 juillet 2013 - Le Marin - Martinique
Cette journée, une fois n’est pas coutume, est placée sous le signe du farniente.
Remarque, avec la chaleur absolument infernale qui règne, il est préférable de ne pas trop s’exciter, parce qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, tu te retrouves complètement essoufflé, asphyxié, et même quasi comateux si tu fais le moindre effort.
Comme on ne veut pas prendre le moindre risque pour notre petite santé, on s’abstient donc de faire quoi que ce soit de trop violent. La matinée se divise en deux : cours d’utilisation du sextant (le capitaine n’a rien compris !) et préparation du plat préféré de Papou : le gratin dauphinois ! Là, le capitaine s’est drôlement bien débrouillé, avec l’aide du pimousse qui a haché l’ail et versé le lait dans la casserole pour attendrir les patates !
Après cette terrible matinée, on file au bateau en début d’après midi, avec un petit détour par la capitainerie pour payer notre bouée d’amarrage.
Une fois à bord, nos bonnes intentions s’évaporent, car le soleil nous cogne dessus avec une ardeur qu’on n’a sans doute jamais rencontré depuis notre départ.
Comme ce que nous avions prévu de faire n’est ni urgent, ni indispensable, on décide tout simplement de le reporter à une date ultérieure, ce qui, soit dit entre nous, est une bonne date !
On ramène donc le vélo qu’on doit réparer et on rentre chez Papou, on profite de la piscine qui, crois le si tu veux - et si tu ne le crois pas retourne à la lecture de la Bibliothèque Rose et de Fantômette (!) - ne nous rafraîchit même pas ! Elle si chaude qu’en début de soirée, la température de l’eau dépasse celle de l’air !
C’est pas ahurissant, un truc pareil ?
Une nouvelle soirée musique avec Papou s’égrène paisiblement, et on ajoute une journée de plus à notre compteur de glandouille totale.
Ca commence à faire, hein ?
Mais après tout, le but de ce voyage n’est-il pas précisément de glander tant qu’on peut ?
Ah, tu vois...