212 - Doucement, et surtout... pas trop vite !
12 juillet 2013 - Le Marin - Martinique
On a tellement flemmardé aujourd’hui qu’on en aurait presque honte, mais heureusement, nous sommes sans vergogne et du coup, on ne rougit pas de n’avoir rien fait ou presque durant cette journée atypique.
On a expédié le p’tit déj, alors que d’ordinaire tu sais qu’on prend notre temps, et une fois sur le bateau, on a pris conscience qu’il était inutile de se presser, et que le peu qu’on avait inscrit à notre emploi du temps, on le ferait sans difficulté.
C’est ainsi qu’on a fini de réinstaller notre lazy bag, ce gros sac bleu qui retient la grand voile quand on l’affale, qu’on a reconstitué nos pleins de mélange pour Mini-Kouunji, de façon a avoir toujours prêt à l’emploi du carburant pour notre moteur deux temps, et qu’on a - enfin - changé les feux de tête de mât.
Il aura fallu pour cette seule tâche une heure au capitaine à faire le singe tout là-haut pour changer deux misérables ampoules, et intervertir toutes les connexions électriques, afin que le plus arrive au plus, et le moins au moins !
Mais tout fonctionne ! Le pimousse, harassé par la chaleur et ces efforts pourtant modérés, s’offre même le luxe d’une sieste à l’heure du goûter, ce qui permet au capitaine de dévorer son livre, qui aura été débuté et achevé dans la même journée.
Le capitaine et le pimousse sont des bouquinophages !
De retour chez Papou, sous les yeux de notre copain le crapaud, qui est là tous les soirs, le capitaine fait la popotte, parce que notre hôte a du boulot par-dessus la tête, alors la moindre des choses qu’on puisse faire, c’est de le bichonner.
Poulet tikka-massala, c’est à dire à l’indienne, avec que des produits naturels, c’est tout de même convenable, comme tambouille, non ?
Le pauvre Papou ne mettra les pieds sous la table qu’à 21 heures 30 !
Le monde est ainsi fait : y’en a qui bossent, y’en a qui glandent...
On a la chance d’appartenir à la seconde catégorie, ce qui n’est pas pour nous déplaire.