211 - Préparatifs pour un long périple
11 juillet 2013 - Le Marin - Martinique
On sait qu’une fois partis de la Martinique, on va naviguer longtemps, longtemps, longtemps...
Il est plus que probable que nous n’ayons plus de halte dans un centre technique digne de ce nom avant... Panama, c’est à dire dans 8 ou 9 mois...!
Autant te dire, lecteur terrien, qu’on fait donc tout ce qu’on peut pour tout remettre en ordre sur Kouunji.
Bon, les coques sont nickel, ça, c’est sûr. Le gréement aussi, pas de doute. Les voiles sont en bon état, c’est certain. Les moteurs sortent de révision, ils n’ont jamais aussi bien tourné que maintenant. Les batteries sont à bloc, et les panneaux solaires carburent.
Bref, tout va bien !
Mais, comme tu le sais depuis que tu suis nos aventures, il y a toujours un truc à faire sur un bateau. Alors on le fait !
Ca commence par les pompes de cale. La pompe bâbord est capricieuse. Un simple coup d’oeil suffit pour poser un diagnostic aussi fiable que le lundi arrive après le dimanche : les contacts électriques sont bouffés par la corrosion.
On change tout, et... pas de bol, la pompe marche une fois sur deux... Ah, tiens...?
Après examen, c’est le flotteur qui est quasi décédé, et qui exhale ses derniers soupirs. Il est remplacé illico presto par son jumeau, et tout redémarre. Alléluia !
Puis c’est au tour de la pompe tribord d’être révisée. Pour elle c’est plus simple, elle a été changée à Alicante, donc tout devrait aller parfaitement. Sauf qu’elle est montée avec un clapet anti-retour, et que cela est déconseillé par le fabricant de la pompe.
Alors on change toute l’installation, avec un tuyau neuf, des colliers neufs, et en moins de temps qu’il n’en faut à un politicien véreux pour glisser dans l’urne 500 faux bulletins de vote, la pompe fonctionne à merveille.
Tout cela a permis au pimousse de préparer une petite tambouille, qu’on déguste au frais, car, à bord, il y a de l’air, et c’est bon, sacrément bon même !
Puis vient l’instant tant attendu du remplacement des feux de tête de mât.
Nos anciennes lampes sont à incandescence, et nous les remplaçons par des leds, qui consomment une quantité infinitésimale d’électricité, ce qui est appréciable par temps couvert, lorsque les panneaux solaires ont moins de rendement qu’un travailleur corse en arrêt maladie pour surmenage.
Le pimousse hisse le capitaine en tête de mât, ce qui nous permet de t’offrir cette superbe perspective de Kouunji et du Marin, vus à 18 mètres d’altitude !
Hélas, le reste est moins joyeux, car les leds, achetées à prix d’or, refusent de scintiller comme elles devraient pourtant le faire si elles étaient un peu plus préoccupées par le désir de ne pas nous décevoir.
Retour au ship, où Papou - le maître incontesté de tout ce qui touche au bateau - nous apprend que les leds sont polarisées...!
Il faudra donc inverser les fils pour que nos magnifiques ampoules brillent comme nous le souhaitons, mais ça, on le fera un autre jour, car on en a assez de bricoler pour aujourd’hui.
Direction notre “hôtel”, la piscine, le farniente, et une bonne bouffe avec Papou, au cours de laquelle on refait le monde, la vie, et tout ce qui va avec...!
Ca en fait, des trucs à refaire, ça !