225 - Se baquer à Bequia
25 juillet 2013 - Port Elizabeth - Bequia
Hier, on avait crapahuté sur le versant Ouest de Port Elizabeth. Aujourd’hui, pour faire bonne mesure, on s’est dit qu’on ne pouvait pas ignorer le versant opposé, qui, si tu fais preuve de la même capacité de déduction logique que Sherlock Holmes, est donc le versant Est.
Mais pour ça, il faut prendre des forces.
Alors, au p’tit déj, on a fait le plein de vitamines, grâce à Joseph, notre livreur super sympa attitré de fruits et légumes, qui découpe les noix de coco avec la précision d’un rabbin pratiquant une circoncision !
Le pimousse s’est éclaté avec ces fruits frais, le capitaine, moins exotique, savourant pour sa part la crème chantilly sans retenue. Et pourquoi se retiendrait-il, d’ailleurs ?
Ici, tu ne te fatigues pas, tout vient à toi : les fruits et légumes avec Joseph, le carburant et l’eau douce avec le bateau jaune multi-services, bref, c’est cool.
Dans un décor pareil, comment veux tu que ce ne soit pas cool ?
Avant de partir en balade, le capitaine jette un oeil sur le pilote automatique, qui a déclaré forfait depuis notre départ de Martinique, et qui l’a obligé à faire des heures supp’ et barrer non stop durant toute notre traversée.
Les premières vérifications nous laissent pantois ! Saperlipopette : lorsqu’on a remis les moteurs en place après révision, on a oublié de remettre le vérin du pilote sur le secteur de barre. Le gros tube noir à gauche devrait être fixé sur la clavette de droite... au lieu de rester livré à lui même comme un adolescent en quête de sensations fortes !
Résultat, le pilote a fonctionné, mais dans le vide ! Heureusement, les dégâts ne sont pas trop importants, et une demi heure plus tard, tout est rentré dans l’ordre.
On a de nouveau notre pilote automatique opérationnel !
C’est donc le coeur léger qu’on repart à l’assaut des collines verdoyantes de Bequia, ce dont tu vas profiter sans plus attendre, puisque généreux comme à notre habitude, on te bascule les photos du panorama.
En fin de journée, pause salutaire chez Cherry, une nana hors normes avec des dreadlocks façon Bob Marley, qui tient un estaminet, le Fig Tree, où tu disposes du Wi-Fi, où les femmes se douchent à l’eau de pluie, et où les enfants sont accueillis régulièrement pour lire et se cultiver.
Cherry oeuvre depuis des années pour le développement culturel de Bequia, et on lui tire notre chapeau, car s’il y a un truc utile, c’est bien ça. Les mômes sont l‘avenir de la planète, non ? Alors autant en faire des gens bien !
Si le monde est un peu moins con, ça ne peut pas faire de mal...
Cerise sur le gâteau, chez Cherry, le coucher de soleil est beau. Tiens, regarde, et dis nous si c’est pas vrai !