231 - Journée parfaite
31 juillet 2013 - Palm Island - Les Grenadines
Avec nous lecteur, tu le sais, le titre de chaque article est évocateur, parfois à double sens, mais il exprime précisément notre pensée ou nos états d’âme, ce qui est d’ailleurs le propre du langage : se faire comprendre.
Aussi tu l’auras compris, cette journée était... parfaite !
On s’est réveillés de bonne humeur (dans notre situation c’est un devoir, parce que si on avait le culot de te dire qu’on est de mauvais poil, tu trouverais qu’on est sacrément gonflés, et tu aurais raison !), on a fait notre sport quotidien sur une plage déserte, sous un soleil magnifique, pris notre p’tit déj bien mérité au vu des efforts préalables, et avons enfin levé l’ancre de ce charmant mouillage de Saline Bay, qui figure sans conteste parmi les tous meilleurs qu’on ait connus.
On fait cap au 180°, c’est à dire plein Sud, pour aller à Palm Island, une toute petite île privée à quelques encablures de Mayreau, et encore plus proche d’Union, qui abrite un hôtel pour des mecs plein aux as, dont hélas ni toi ni nous ne faisons partie !
Mais nous on s’en tamponne, parce qu’on jouit du même cadre que le mec friqué qui va à l’hôtel, on se baigne dans la même eau, on va sur la même plage, et ça nous coûte pas une thune, alors que lui déchire son portefeuille pour passer une semaine le cul sur son transat avant de repartir au boulot !
On s’amarre sur une bouée le temps d’ingurgiter un repas léger préparé avec amour (mais tout seul !) par le pimousse, dont on se détache illico presto quand son légitime propriétaire se pointe pour récupérer son bien.
Une fois à l’ancre, on s’effondre sur notre couchette, parce qu’il fait une chaleur inimaginable, indescriptible, inconcevable, inouïe, incroyable, bref, tout plein de mots qui commencent par “in”, mais comme nous on n’est pas infatigables, on sombre !
Après ce mini-somme réparateur (tu notes qu’un sommeil est toujours soit “réparateur”, soit “agité”, les mecs qui écrivent n’ont pas d’imagination, alors que le sommeil pourrait être “doux comme du coton”, “léger comme un baiser”, “apaisant comme une caresse”...), après un sommeil soyeux donc (c'est bien, ça, soyeux...), on file à la nage et appareil photo en main squatter la plage toute proche sur laquelle il y a pléthore de panneaux pour t’indiquer que toi, sinistre trou du cul fauché, t’as pas intérêt à aller poser ton derche sur les transats de l’hôtel, sans quoi tu t’exposes aux foudres de toute la police des Grenadines !
Paraît que y’en a qui ont eu la trouille...!
Nous on s’en tamponne le coquillard, parce qu’on a peur de rien, mais on respecte. On se baigne, on prend nos photos, car tu sais combien il nous importe de porter à ta connaissance et partager avec toi tous les endroits qu’on visite, puisqu’en bons auteurs que nous sommes, le plaisir de notre lectorat passe avant tout.
Et alors là, pour le coup, t’avoueras qu’on a fait fort, parce que, si t’es d’accord avec nous, faut bien admettre que les clichés du jour sont somptueusement beaux.
Tu notes qu’on a fait dans la recherche esthétique, pour ne pas t’asséner de nouveaux clichés tout bêtes de plages de sable blanc et de cocotiers, ce qui devient répétitif et lassant, et qu’on a tenté de se montrer originaux, en variant les angles de vue notamment. `
Tiens, regarde...
Nous, on trouve ça beau ! Ces plages, avec en arrière plan Union ou Les Grenadines, ça a de la gueule, hein ?
T’as le droit de pas être d’accord. On s’en fout, on s’est régalés aujourd’hui, et on espère avoir réussi à te faire partager notre plaisir...
Toutefois, on en est résolument convaincus, car on ne tolérerait pas que des “peine-à-jouir” lisent notre blog hautement épicurien !
Notre copain le crabe non plus !