248 - Fin (presque) du circuit
17 août 2013 - Hog Island - Prickly Bay - Grenade
La nuit dans la mangrove a été aussi paisible que peut l’être un bébé après la tétée. T’imagines ? Pas une ride sur l’eau, pas un souffle de vent, pas un bruit, rien.
Tip top, en somme !
On reprend notre exploration de la côte Sud de Grenade et, au risque de se répéter, la navigation dans ces parages exige du sang froid et de la rigueur, car la cartographie électronique, d’une précision diabolique, ne correspond pas toujours à la réalité.
Ainsi, aux abords de Hog Island, notre première étape du jour, un chenal est censé être balisé. On cherche encore les bouées... Résultat : on arrive du mauvais côté de l’île, pour se retrouver, à dix mètres de notre mouillage, face à une barrière de corail infranchissable.
On contourne l’île pour jeter l’ancre là...
Ca valait le coup, hein ?
Il faut quand même qu’on t’avoue quelque chose, lecteur chéri. Les photos sont truquées ? Non, ça, jamais ! Les photos sont importées depuis internet ? Non, ça non plus, on ne le fait pas, c’est pas notre style ! Les photos sont trompeuses ? Euh... oui !
Hormis ce petit bout d’île (elle est privée et appartient à un français qui fait dans l’immobilier) tout le mouillage est franchement décevant, alors que le Patuelli indique que c’est le plus beau coin de la côte Sud.
Ce qui est décevant, c’est que l’eau est trouble, et nos projets de plongée s’évaporent.
On ne fait pas de vieux os dans le quartier, et après un bon repas (ratatouille) une sieste bien méritée (compte tenu du rythme de vie trépidant auquel nous sommes soumis !), nous repartons vers le mouillage le plus fréquenté du secteur : Prickly Bay.
Il y a deux raisons à cette popularité.
Primo, c’est le seul mouillage de la côte Sud où tu n’attrapes pas de sueurs froides pour entrer, parce que c’est le seul qui n’est pas encombré de récifs. Et ce n’est pas rien, parce que tous les autres sont franchement très délicats d’accès.
Deuxio, c’est le seul où tu trouves un semblant de civilisation à terre.
Accessoirement, il n’est pas vilain, ainsi que te le prouvent les clichés suivants, pris spécialement à ton attention, lecteur désoeuvré !
On comprendrait que tu trouves la plage de chez toi un peu moins attrayante que celle-là, ce en quoi tu aurais parfaitement raison !
Voilà donc l’endroit où nous allons traînasser pour le dernier jour des p’tits (demain, eh oui, déjà...).
Nous allons néanmoins essayer de nous dégoter un taxi pour aller faire une escapade en montagne, à la recherche de chutes d’eau vertigineuses.
Pour clôturer le séjour, ce serait pas mal, non ?