251 - Grutage, rognage, présage...
20 août 2013 - Prickly Bay - Grenade
Programme chargé aujourd’hui.
A l’heure prévue, on est au chantier, pour hisser Kouunji hors de flots bleus (enfin, ils sont plutôt verts...), où le grutage se fait en deux temps trois mouvements, ce qui nous permet d’apprécier le professionnalisme et la rigueur des gars du chantier.
En même temps, quand tu vois le nombre de bateaux stockés, tu te dis que c’est du tout venant, ce genre d’opération, pour eux.
Pour nous aussi, hélas, ça devient un peu trop fréquent. Mais comme dit Papou, dont nous avons reçu avec plaisir des nouvelles aujourd’hui, il n’y a que ceux qui restent au port qui n’ont jamais de pépin !
A peine les oeuvres vives de Kouunji sont elles au sec qu’un employé se met à la tâche. On va avoir des ailerons tout neufs, lecteur...!
Et, comme tu peux le constater, on en avait bien besoin, car les dégâts, mineurs, s’amplifiaient de jour en jour.
Un grain terrible s’abat sur nous pendant qu’on déjeune au resto avec nos nouveaux boat-potes : Cécile et Johnny, qui naviguent comme nous sur un cata. C’est un Fountaine Pajot (un Mahé 36 Evolution) : Contre Temps.
Des sympas comme eux, t’en rencontre pas tous les jours, crois nous.
On parle bateaux, of course, pour se rendre compte que, une fois n’est pas coutume, bien qu’ils aient fait l’acquisition d’un navire neuf, ils ont eu, comme il se doit, toute une panoplie d’emmerdements absolument incompatibles avec les tarifs de ce genre de joujoux...
Vas t’en comprendre pourquoi AUCUN chantier au monde n’est foutu de livrer un bateau (qui vaut minimum 300.000 €, excuse du peu...) sans qu’il soit farci de défauts, d’anomalies, voire même de graves avaries...?
On a ensuite bichonné Kouunji, on s’est occupé du linge, de l’eau, des nos hélices, bref, on a fait tout ce qu’on peut faire pendant qu’on est à sec, parce qu’entre le bruit, la chaleur et les moustiques, on n’a guère envie de faire de vieux os ici !
On invite enfin Cécile et Johnny à dîner, et là, on découvre qu’ils font exactement la même route que nous. Sauf qu’ils n’iront pas au Bahamas en fin d’année.
Leur objectif : la Polynésie. Ils connaissent, ils ont de la famille là-bas (nous aussi, hein Papa Dom ?!).
Bon, on ne va pas s’appesantir là-dessus, mais il semble que les véritables mouillages de rêve avec des gens sincèrement accueillants, ce soit là bas et nulle part ailleurs.
On n’y est pas encore, mais on y pense de plus en plus...
En tout cas, on se réconcilie avec le genre humain, et ça nous plait bien !