265 - Mensuel triste
3 septembre 2013 - Prickly Bay - Grenade
Tu sais compter jusqu’à huit, lecteur ? Tu sais... 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 !?
Si c’est le cas - on n’en doute pas, notre lectorat étant d’une intelligence largement supérieure à la moyenne, ça nous chagrinerait d’être lus par des glands - alors tu as d’ores et déjà pigé que ça fait exactement huit mois aujourd’hui que nous avons quitté notre terre natale, et que nous voguons sur les flots bleus.
Alors... joyeux mensuel Kouunji !
On ne va pas t’assommer avec des chiffres et des statistiques, mais sache qu’on a parcouru pendant ces huit mois beaucoup de milles, qu’on a jeté notre ancre plein de fois, visité pléthore de ports et de mouillages, passé d’innombrables frontières, réelles ou virtuelles, qu’on a vu une tripotée de poissons, qu’on a pris un paquet de bains de mer, qu’il a fait beau 95 % du temps, qu’on a ingurgité plus de pizzas et de Nutella que jamais, et découvert plein de nouveaux endroits qui nous ont parfois enchantés, parfois déçus, mais qui ne nous ont jamais laissés indifférents.
On a eu chaud, on a eu froid, on a eu le mal de mer, on a vomi (ceci étant une exclusivité capitainesque !) on en a eu marre, on a pété les plombs pendant la pétole, on a été émerveillés, enchantés, épatés, ébahis, admiratifs, charmés, enthousiasmés, extasiés, ravis, éblouis (surtout sous l’eau), on a re-pété les plombs avec les moustiques, on a eu notre lot d’émotions diverses et variées.
Mais le plus fort, dans tout ça, tu sais ce que c’est ?
Et ben... on n’a pas attrapé un seul coup de soleil !
C’est drôlement fortiche, ça, non ?
Bon, maintenant, lecteur, il va falloir te préparer mentalement à vivre une épreuve difficile, comme jamais tu n’en a connu auparavant, un défi qui va te pousser dans tes derniers retranchements.
Parce que tu vois, notre voyage bascule en mode “pause”, pendant que le capitaine rentre en France pour expédier les affaires courantes, et que le pimousse, telle Pénélope, va attendre patiemment son Ulysse en faisant non pas du tissage, du tricot ou n’importe quelle autre activité naguère fort prisée par les femmes désoeuvrées, mais en s’occupant à sa guise comme une femme moderne, toi lecteur, tu vas rester sur ta faim...
Heureusement pour le pimousse, les boat-potes sont revenus à Prickly Bay !
Mais sinon, fini les photos sous marines, les paysages ébouriffants, le dépaysement et tutti quanti...!
C’est quand même pas une raison pour nous laisser tomber, hein ?