266 - Un Pimousse seul à bord ?
4 Septembre - 2013Prickly Bay - Grenade
Voilà que le Capitaine a déserté Kouunji pour sa virée en métropole, laissant derrière lui un Pimousse à l’humeur maussade mais bien décidé à ne pas se laisser aller à la déprime... !
La veille de ce départ tant redouté par le Pimousse, nous partageons un apéro bien sympathique avec nos nouveaux boat-potes, j’ai nommé Cécile et Joni ainsi que André et Kim au bar de la marina, histoire de marquer le “coup” avant que le Capitaine ne quitte Grenade.
De retour sur Kouunji, la houle persistante incite les bateaux voisins à une danse typiquement antillaise, le collé-serré !
C’est alors que nous apercevons par le hublot de notre salle de bain l’étrave de Contre-temps qui nous semble anormalement proche de Kouunji. Ainsi que nous le constatons ensuite, deux monocoques gîtent de manière frénétique et nous laissent penser qu’ils ne vont pas tarder à s’entrechoquer...
Les équipages de Contre-temps et de Gamboa, comme nous, sont sur le pied de guerre, scrutant avec scepticisme ces va et viens cadencés et quelque peu inquiétants.
Finalement, tout rentre dans l’ordre et nous décidons de goûter à un repos qui sera court, puisque le réveil est programmé pour 4h30 du matin, heure à laquelle le Capitaine doit aller récupérer un couple de français, Jean Pierre et Caroline, sur leur catamaran à quelques mètres de là. Ils prendront un taxi ensemble pour l’aéroport.
Le Pimousse rentre dans ses pénates une fois les “colis” déposés sur le ponton de la marina et tente désespérément de retrouver les bras de Morphée, en vain.
Mais, qu’à cela ne tienne, la journée devrait lui permettre de récupérer un peu de sommeil !
Et bien, la suite te montrera, cher lecteur, qu’il n’en est rien...
Tout d’abord, au programme de cette première journée en solo, le Pimousse passe prendre Cécile avec sa belle annexe (qu’il manie désormais avec brio) direction le marché de Saint Georges pour faire le plein de produits frais.
Un bon Garoupa (petit mérou) acheté au “fish market” fera un déjeuner parfait !
Celui-ci, prêt à être enfourné est finalement abandonné dans le frigo pour un repas ultérieur, car voici André et Kim qui arrivent et invite le Pimousse à partager une pizza au resto du carénage “De big fish”. Ok, le repos ne sera pas pour tout de suite semble-t-il !!!
De retour au bateau, le Pimousse décide de se rendre un moment au bar de la marina afin de faire un peu d’Internet, mais le moteur en décide autrement et refuse de démarrer... Après quelques tentatives sans succès, le Pimousse abdique (nous verrons plus tard !)
C’est alors que Cécile et Joni lui proposent de se joindre à eux pour une escapade sur la plage avec Sika, leur chien nageur, champion du mille mètre !!!
Et la sieste alors ?
Décidément, cette journée est plus que remplie, laissant le Pimousse voguer au gré des invitations successives... Qui a dit que Pénélope s’ennuierait en attendant le retour d’Ulysse ?
Pour finir en beauté, nous faisons un crochet pour dire un petit bonjour à un couple de français sur un monocoque baptisé Téou.
Nous nous retrouvons en un rien de temps sur Contre-temps, tous les cinq à siroter une bonne boisson fraiche, généreusement offerte par Cécile et nous y allons de nos expériences, qui, somme toute, sont assez similaires si ce n’est à une différence près (et quelle différence !)
François et Edwige, équipage du dernier boat-pote en date, a vécu récemment le vol de leur bateau, amarré au quai de la marina, ce qui a remis en question leur projet de tour du monde débuté il y a deux ans. Des problèmes avec l’assurance, avec la marina qui se désengage de toute responsabilité, et voilà qu’ils sont contraints de vendre leur bateau (retrouvé à Aruba un jour trop tôt administrativement parlant) et décident de faire une halte au Marin, en Martinique pour renflouer leur cagnotte.
Quelle journée !
Mais le Pimousse ne peut s’empêcher de penser à son doux capitaine, en transit, qui a dû patienter pas moins de 9 heures à l’aéroport Aimée Césaire à Fort de France avant de décoller pour Paris ou il devra encore patienter quelques heures avant de voler enfin vers Perpignan. Pauvre Capitaine !!!