272 - Onde tropicale
11 Septembre 2013 - Prickly Bay - Grenade
L’intervention de David (si tu as bien suivi, lecteur studieux, c’est le responsable de la marina) pour la pose d’une ancre à l’arrière de Kouunji, qui a pour but de l’immobiliser afin que la danse antillaise ne soit plus au menu, a bien fonctionné.
Le Pimousse a donc pu dormir sur ses deux oreilles !
A l’aube, le réveil se révèle plus qu’humide, puisque après l’annonce du tonnerre, une onde tropicale s’abat sur Prickly Bay.
Le Pimousse a rendez-vous avec Cécile à 8h30 pour une virée au marché de Saint George entre filles, tous deux doivent récupérer Edwige, le mousse de Téou devant le Carénage.
C’est plutôt mal barré, étant donné cette journée automnale !
Enfin, une courte accalmie pointe son nez, juste pour permettre au Pimousse de faire le plein du réservoir de Mini-Kouunji... Et hop ! Les voilà prêtes pour arpenter les rues animées du centre ville !
Comme à l’accoutumée, les habituées qu’elles sont désormais font leurs achats (papaye, mangues, épices, tomates, fruits de la passion et autre produits frais) auprès des vendeuses qui se proclament spontanément leurs amies.
Subitement, l’une d’elles, prénommée Tereza remarque sur l’oreille droite de Cécile un petit truc bizarroïde et lui demande, curieuse, ce que c’est.
Cette dernière lui explique, avec un anglais bien à elle que c’est le Pimousse, qui est réflexologue, qui lui a fait un soin contre son mal de lombaires persistant et que depuis elle se sent beaucoup mieux.
Tereza, plus qu’intéressée, fait un pacte avec le Pimousse, qui lui promet qu’à sa prochaine venue elle fera de même avec elle afin de calmer sa sciatique. Les yeux de Tereza se mettent à briller et la voilà qui serre très affectueusement et avec reconnaissance anticipée le Pimousse guérisseur !
Cette excursion matinale nous vaut une bonne douche naturelle (toutes habillées) et une plante des pieds rabougrie comme celle des multi-centenaires !!! Mais la bonne humeur est de mise , même la clim du taxi-co du retour, soufflant son air glacé sur les trois aventurières n’en a pas eu raison...
Bref, le soleil s’est pointé, comme si de rien n’était, dardant ses puissants rayons sur Cécile et le Pimousse, alors que Mini-Kouunji, toujours là quand il le faut, les ramène, tranquillement mais surement vers leur bateau-maison respectif.
Il faut maintenant revêtir la toque et cuisiner sans tarder le succulent thon jaune dégoté au marché aux poissons. Une petite recette à la tahitienne, préparée en un tourne main et voilà le Pimousse gourmand qui se sustente avec plaisir et délicatesse.
Il promet qu’au retour de son beau capitaine il tentera de nouveau ce plat exceptionnel.