281 - Un bon samaritain
19 septembre 2013 - Prickly Bay - Saint George - Grenade
Fini le lumbago, le capitaine pète le feu lecteur !
C’est indubitablement grâce aux soins prodigués par le Pimousse, qui est fort sollicité par ailleurs, tout un chacun désirant profiter de ses compétences, que le Pimousse distille bien volontiers, pour autant qu’il y ait quelques atomes crochus avec le patient...
Le capitaine, lui, met sa pêche retrouvée à profit pour jouer les sauveurs.
Ca commence aux aurores, avec Edwige et François, sur Téou, dont l’ancre refuse catégoriquement de remonter, désireuse qu’elle est de rester au fond de Prickly Bay, alors que nos boat-potes sont pour leur part désireux d’aller à Saint George.
Quand l’équipage d’un bateau est en désaccord avec l’ancre dudit bateau, y’a un schisme !
Le capitaine n’entrevoit qu’une solution : aller voir 8 mètres plus bas pourquoi l’ancre récalcitrante récalcitre !
Autant te dire qu’elle rentre dans le droit chemin fissa fissa, et nos boat-potes en sont quittes pour remercier celui que le Pimousse accueille de retour à bord avec un : “oh, mon héros” qui te chamboule, avec des trémolos dans la voix dignes de Bianca Castafiore !
Après un repas à De Big Fish (mais pourquoi les machines à laver sont en rade ?), nouvel épisode au cours duquel on endosse le costard de Saint Bernard.
Un Hollandais, qui n’a rien à voir avec le Hollandais Volant de Pirates des Caraïbes, (celui là serait plutôt le Hollandais Ramant, puisqu’il a un peu oublié de mettre du carburant dans son réservoir...), s’échine à ramer contre le vent et le courant.
On a pitié de lui, de son annexe délabrée et de ses cheveux blancs, on lui balance un bout (prononce “boute” sinon t’auras l’air gland) et on le remorque jusqu’à son bateau, non sans lui rappeler que le meilleur des moteurs refusera systématiquement de démarrer si tu ne l’abreuves pas préalablement de bon carburant avant de le solliciter.
Qu’est ce que tu veux, y’a rien à faire, les moteurs ne veulent pas déroger à cette règle qui fait la fortune des émirs pétrolifères !
Ensuite on pense un peu à nous et on part pour Saint George, où tous les français se sont donnés rendez vous pour un truc spécial dont on te parlera un peu plus tard dans ce blog, car on essaye de te ménager quelques surprises, puisque tu le sais, on t’aime !
Ca nous fait un peu bizarre de naviguer, parce que ça fait un bail que les étraves de Kouunji n’ont pas fendu les flots. Mais c’est bon, très bon même.
Le mouillage est paisible, même si la tenue de l’ancre laisse à désirer, mais avec 40 mètres de chaîne pour 7 mètres de fond, on est peinards !
Il fait frais, il y a de l’air, le bateau ne bouge pas, bref, on est enfin posés convenablement, et c’est pas du luxe. Idéal pour retrouver tous nos boat potes à l’heure de l’apéro sur Contre Temps !