282 - Manger et sauver le monde
20 septembre 2013 - Saint George - Grenade
On a émigré vers Saint George pour trouver du calme et une antenne WiFi. On a trouvé le premier (quelle belle nuit mes aïeux, regarde un peu ce coucher de lune !), pas la seconde.
Enfin... On a déniché le bon produit, seulement il n’est pas compatible avec le système d’exploitation de notre ordinateur, qui est trop récent.
Scrogneutedjeu...!
Au matin, les filles (Cécile, Edwige et le Pimousse) vont faire du shopping, tandis que les hommes (Joni, François et le capitaine) bricolent à bord.
La répartition des rôles est conforme aux sexes de ceux qui les jouent. On t’aurait dit que les hommes partaient faire du shopping et que les femmes usinaient à bord, tu nous aurais pas cru, n’est-ce pas ?
Bon, tu vois...! Alors ne viens pas nous taxer de sexisme, de machisme, ou d’anti-féminisme, ne viens pas non plus nous coller une étiquette : on se contente de te narrer ce qui se passe, c’est tout !
Après les emplettes, vient l’heure de manger, qui, avec l’heure de dormir, est l’une des plus importantes qui soient, et qu’il ne faut pas rater.
Cécile, qui n’est jamais à court de bonnes idées, a déniché on ne sait comment un troquet qui va mitonner pour douze personnes (y’a rassemblement de tricolores aujourd’hui !) une spécialité locale : le oildown.
Ne demande pas ce qu’il y a dedans, on n’a pas réussi à identifier les denrées ! Paraît que y’a du boeuf, du porc, des légumes pays, des épices (spécialité de Grenade, dont le surnom est “Spicy Island”) et tout un tas de trucs.
Une sorte de potée locale, si tu veux. C’est bon. Mais moins bourratif qu’escompté, heureusement qu’il y a des crêpes à bord pour le goûter !
De retour aux dinghies, y’a mauvaise surprise pour Régine et Yves, d’Exocet : un des boudins de leur annexe a avalé son extrait de naissance ! Ils embarquent avec Ghislaine et Maurice, de Jéré Alizée, tandis que Mini-Kouunji joue les tracteurs et remorque le semi-cadavre du dinghy des boat-potes.
On n’échappe pas à son destin : le nôtre est de sauver le monde ! Tous ces cons de scénaristes hollywoodiens essayent de nous faire croire que ce rôle est dévolu à un Ricain pure souche qui a la gueule de Brad Pitt ou Tom Cruise, mais c’est pas vrai ! Les vrais sauveurs du monde, c’est nous !
Si tu le crois pas, t’as qu’à regarder le capitaine en haut du mat de Contre Temps !
PS : merci à Edwige et François (Téou) pour leurs superbes clichés.
Ben ouais : fallait filer un coup de main, et qui c’est qui s’est porté volontaire ?
La solidarité entre marins n’est pas un vain mot. Et puis, on fait les marioles, mais demain, c’est nous qui aurons besoin de nos boat-potes, et on sera bien contents de pouvoir compter sur eux...
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