5 - La préparation (suite)
A l'instar du tonneau des Danaïdes, que lesdites Danaïdes, qui avaient été très très méchantes avec les dieux de l'Olympe (faut pas rigoler avec ces gens là...) avaient été condamnées à remplir alors qu'il n'y avait pas de fond au tonneau (vicieux, hein ?!), la préparation d'un bateau de croisière n'en finit jamais.
Après une journée de labeur harassant, au cours de laquelle tu t'es contorsionné dans tous les sens pour atteindre des endroits du bateau totalement inaccessibles, et au cours de laquelle tu as fini par faire ce dont tu ne te sentais pas capable avant de commencer (ce qui génère une légitime fierté) tu te rends compte que tu as avancé à la vitesse d'un escragot neurasthénique, et que finalement, il te reste encore tellement de pain sur la planche que tu ne seras jamais prêt à temps (ce qui écorne aussitôt ta fierté).
Et en effet, tu ne seras jamais prêt à temps. C'est une certitude !
Mais c'est aussi très logique. Si tu pars du principe qu'il y a TOUJOURS quelque chose à faire sur ton bateau, il ne peut jamais être complètement prêt, puisqu'il reste encore quelque chose à faire dessus... CQFD !
Moralité ? N'attends pas qu'il n'y ait plus rien à faire sur ton bateau, sinon tu ne partiras jamais...!