Un catamaran autour du monde

16 Mar

65 - A l'aise, Blaise !

Publié par Le capitaine et le pimousse

17 février 2013

On aurait pu titrer cet article “Cool, Raoul !” ou “Relax, Max !”.

Alors tu sais quoi lecteur ? Prends la formule qui te plait le plus, et garde la !

Le nuit a été longue et délicieuse. L’air est doux, et curieusement, très sec.

Réflexion faite, ce n’est pas si curieux. Nous sommes entre les Canaries et les îles du Cap Vert, exactement à la latitude du... Sahara !

Le vent est d’Est Nord Est, c’est à dire qu’il vient précisément du plus grand désert du monde, et qu’il amène avec lui toute son âpreté. L’air est si sec qu’il n’y a pas une seule trace d’humidité sur le pont de Kouunji au petit matin, ce qui, tu l’avoueras lecteur, est un comble.

Le capitaine rappelle à ce propos qu’il ne faut jamais avouer, sauf si ton avocat te le conseille...!

Le pimousse profite de ce magnifique début de journée pour faire une séance de yoga sur la plage arrière histoire de péter la forme quand le vent reviendra.

65 - A l'aise, Blaise !

Durant la nuit, on y a cru. Le capitaine s’est levé (il ne dormait que d’un oeil, le droit pour être précis) pour régler les voiles en entendant les carènes de Kouunji fendre les flots avec plus de vigueur. Oui, le vent était bien là, et Kouunji s’est aussitôt remis à filer à 6 noeuds, alors qu’il n’avait pas dépassé 2 noeuds pendant les 12 heures précédentes.

Mais sous ces latitudes, point de vent au caractère aussi trempé que notre tramontane. Non, ici, il est timide et se fait désirer. Après nous avoir poussé quelques heures, il est à nouveau absent pour le p’tit déj.

Tant pis, on fait sans lui !

Le capitaine éradique la moindre trace de rouille sur le pont et les inox, et Kouunji semble de plus en plus neuf au fur et à mesure que nous avançons. Enfin... avancer... c’est un grand mot, parce que nous avons plutôt la sensation de faire du sur place.

65 - A l'aise, Blaise !

Le vent est encore absent pour le déjeuner. C’est tant pis pour lui, on a mangé nos fraises à la crème sans lui, et c’est bien fait, il avait qu’à pas nous laisser tomber !

65 - A l'aise, Blaise !

Tout est si calme... Bronzage express sur la plage arrière pour digérer, attention au soleil qui cogne fort, vraiment très fort. C’est Laurie qui serait jalouse, on est déjà bronzés tout comme elle aime, et sans graisse à traire ni artifices : juste le soleil et la mer.

Et bien sur, sans trace ! Parce que le plus proche voisin étant à environ 300 kilomètres, c’est en tenue d’Adam et Eve qu’on parfait notre épiderme.

65 - A l'aise, Blaise !

On se dit d’ailleurs que le jardin d’Eden devait ressembler à notre océan, parce qu’on n’a jamais rien connu d’aussi serein, d’aussi paisible, d’aussi rassérénant que cette étendue bleue aux reflets de diamant, qui nous berce et nous enivre lentement, et qui imprègne à notre traversée un rythme nonchalant.

Cela ne peut que nous conduire à savourer la quiétude de ces instants rares.

Ce que le pimousse fait sans retenue, et d’ailleurs, pourquoi se retiendrait-il, hein ?

Le point de 16 heures est assez peu satisfaisant : 60 milles de plus au loch. Ce qui signifie que, durant les dernières 24 heures, nous avons avancé à un peu moins de 3 noeuds de moyenne ! Consternant !

On se réconforte en considérant que, le vent s’étant paré de l’invisibilité la plus absolue depuis hier matin, nous avons tout de même avancé convenablement.

Mais bon sang qu’il nous tarde de crocher les alizés !

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C
.. mais où avez-vous trouvé des fraises dans cette divine et enviable situation ? lol !
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R
Les photos sont d'une exceptionnelle qualité. Il faut dire que l'environnement n'est guère pollué et que l'air doit être d'une pureté rare sur la terre. La sérénité est palpable!...
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