96 - C'est reparti !
19 mars 2013 - Soper’s Hole
On ne pouvait décidément pas moisir plus longtemps à Road Town, même si c’est la capitale de Tortola, car d’abord on en avait fait le tour, et surtout les îles Vierges offrent bien d’autres trésors qu’il faut im-pé-ra-ti-ve-ment découvrir.
Faute de quoi nous ne serions pas de véritables globe-trotters !
Après avoir tout mis en ordre sur Kouunji, et galéré un tantinet pour embarquer notre annexe (qui n’a pas sa place sous notre plage arrière en navigation, c’est désormais une certitude), nous prenons la direction de Soper’s Hole, qui est le seul mouillage digne d’intérêt indiqué sur nos cartes sur la côte Sud de Tortola.
On a décidé de progresser désormais par mini-sauts de puce, et notre navigation fera donc en tout et pour tout... 7 milles nautiques...!
Ca va nous changer des 3.049 milles de la transat !
Dans le Sir Francis Drake Channel, qui sépare les Vierges Britanniques, au Nord, des Vierges Américaines, au Sud, nous prenons plein Ouest, et profitons d’un alizé favorable qui souffle devant un énorme nuage qui nous annonce un grain dans un avenir très immédiat.
Premier rinçage en règle, avant de changer de cap pour éviter un mastodonte qui est le frère jumeau de Club Med One.
On contourne Frenchman’s Cay, pour nous trouver face à une jolie petite baie bien abritée, dans laquelle nous pénétrons sans préliminaires, ce qui, en d’autre circonstances, pourrait être considéré comme de la goujaterie, mais qui, en l’espèce, ne souffre aucune critique !
Nous voilà donc, un peu plus d’une heure après notre départ, à Soper’s Hole ! Quelle aventure !
On remet notre annexe à l’eau, mais on n’a même pas le temps de quitter le bord qu’un loufiat dans une annexe toute pourrie se pointe pour nous faire payer l’amarrage, puisqu’ici c’est réglementé et qu’on est sur une bouée.
On se retrouve aussitôt délestés de 30 $, ce qui n’est pas extrêmement agréable.
Car après tout, on aurait tout aussi bien pu mouiller sur notre ancre, nous aurions également passé une nuit tranquille... Evidemment, les îles Vierges ne vivent que du tourisme. Alors, il est vrai que nous ne sommes ni démunis ni à plaindre, on fait donc contre mauvaise fortune bon coeur, mais on a tout de même le sentiment d’être un peu rançonnés...
On embarque dans notre annexe, et c’est précisément ce moment que le ciel choisit pour nous tomber sur la tête, sous forme de pluie diluvienne ! On reste donc sagement planqués sous le bateau en attendant que ça se calme.
Puis, on profite d’une rare percée du soleil pour aller fouler le sol Tortolien de nos pieds jolis. Et, plutôt que de vous faire un long discours, qui n’aurait que peu d’intérêt, on vous laisse découvrir le panorama qui s’offre à nous.
Il semblerait que, plus on s’éloigne, et plus c’est chouette, non ?
A suivre...