98 - Du bleu turquoise, enfin...
21 mars 2013 - White Bay - Jost Van Dyke
Au réveil, le capitaine a peu la gueule enfarinée, car la nuit n’a pas été de tout repos. Curieusement, alors que nous étions tout près de la côte, un effet venturi nous a enveloppés, et Kouunji a été soumis à un vent capricieux, qui nous a laissé craindre que l’ancre dérape.
En réalité, cette crainte n’est guère fondée, car ce qui en général fait décrocher l’ancre, ce n’est pas le vent, mais la houle.
Mais quand ça grince de toutes parts, et que de surcroît l’annexe fait des siennes, le capitaine ne dort qu’un oeil, et encore... d’un demi oeil, devrions nous dire.
Mais il serait malvenu de se plaindre, puisque le panorama au réveil est celui-ci...!
Ensuite de quoi nous levons l’ancre, et faisons cap sur Jost Van Dyke, une autre île de l’archipel des îles Vierges, qui est un tantinet au Nord Ouest de Tortola.
Ce qui est génial ici, c’est que, à une heure de navigation, tu changes complètement d’endroit. On comprend que les îles Vierges soient si populaires, et si fréquentées. Trop fréquentées hélas...
Après un bord paisible au portant, nous voilà à White Bay, qui est notre destination du jour.
Il y a beaucoup trop de bateaux à notre goût, et plus une seule bouée n’est disponible. Qu’importe, nous nous mettons à l’ancre dans deux mètres d’eau, ça nous évitera de nous faire racketter !
On ignore si on a le droit de mouiller ainsi, car tout est très réglementé ici et il ne faut pas s’aviser de se montrer trop “latin”, et donc un soupçon irrespectueux des lois, mais après tout, le fond est de sable, donc on ne va rien abîmer avec notre ancre...!
Cela donne l’occasion au pimousse de prendre son premier bain dans la Mer des Caraïbes !
Et comme elle est bleu turquoise comme on aime, c’est drôlement chouette !
Pour que tu ne rates rien de tout ça, on a fait tout plein de photos pour toi, lecteur adoré !
Allez, fais toi plaisir, après tout, c’est le printemps...! Eh, les filles, z’avez vu comme il est beau, le capitaine ? Le pimousse est gâté, hein ?!
Après le repas mitonné par le pimousse, repos, détente, glandouille, appelle ça comme tu veux, lecteur au vocabulaire riche et varié, mais le capitaine se trouve confronté à un dilemme cornélien.
Il vient d’ingurgiter, avec l’aide du pimousse, un pot de Haagen-Dazs (vanille et noix de macadamia, hum, miam...) mais cela n’a pas éteint son appétit gargantuesque. Alors, entre un Werther’s et un Carambar, son coeur balance.
C’est finalement sur ce dernier que son choix se porte, ce qui lui donne l’occasion, via ce blog, d’émettre un avis sévère sur le produit en question.
Monsieur Carambar, s’il vous plaît, il n’est pas admissible que le papier colle au bonbon ! Donc, pensez à ceux qui naviguent sous les tropiques, et empaquetez un peu mieux le Carambar afin qu’il puisse être sans difficulté extrait de son emballage ! D’avance merci !
Voilà, c’est dit ! Non mais c’est vrai, ça fait mal au coeur de laisser la moitié du Carambar collé au papier et de jeter le tout à la poubelle !
Une p’tite balade à terre nous confirme que c’est pas aujourd’hui qu’on se fera de nouveaux boat-potes. La plage est pleine d’amerlocks obèses qui écoutent la musique à tue-tête, et qui se prennent pour les rois du monde parce qu’ils ont loué un cata 8 jours et qu’on parle leur putain de langue ici...!
Le soir venu, tous ces glands ont quitté le mouillage, et on se retrouve presque seuls, pépères...
Ah que c’est bon, le calme !