99 - Du bleu turquoise, encore...!
22 mars 2013 - Sandy Spit
Bon, là les amis, on va vous faire baver grave, parce que des mouillages comme celui-là... c’est pas tous les jours qu’on y trempe ses fesses !
Mais chaque chose en son temps, on vous raconte dans l’ordre, hein ?
Au réveil, après une nuit terriblement reposante, séance de yoga à jeun pour le pimousse, petit déj’ de compét’, et hop... à l’eau ! Il fait si chaud, et l’eau est si claire, si bleue, si tentante, qu’on ne résiste pas.
Et puis d’ailleurs, pourquoi on résisterait ?
Regarde les photos du réveil et réponds franchement : t’aurais résisté, toi ?
On s’éclate à admirer des dollars des sables, des oursins énormes, des poissons multicolores, et notamment un poisson perroquet qui émerveille le pimousse. Dans deux mètres d’eau translucide et chaude, on prend tout le temps d’explorer les alentours du bateau.
Puis, le capitaine se refait un p’tit roupillon (ne rien faire, ça fatigue !), tandis que le pimousse va se décontracter les guiboles sur la plage de sable blanc. Après quoi on lève l’ancre, en quête de notre prochain mouillage.
On le trouve, pile poile après Jost Van Dyke, l’île principale (qui fait 8 km2...!), entre Little Jost Van Dyke, qui, tu l’auras compris lecteur, est une miniature de l’autre, et Green Cay, un îlot ridiculement petit, mais trop mignon.
C’est bien connu, tout ce qui est petit est mignon...
La preuve !
Notre mouillage s’appelle Sandy Spit, qu’on peut traduire par “langue de sable”... Pour résumer la situation : air 32° - eau 28° - rhum 50° !
Mais on n’abuse pas du rhum ! Et on se méfie du soleil qui cogne aussi fort que Mike Tyson sur le gus qui voulait lui piquer sa ceinture de champion du monde...! Autant te dire que t’as intérêt à sortir l’écran total indice 20.000 ! Sinon tu grilles comme un poulet !
On passe un coup de fil à Christophe, dont c’est l’anniversaire. Comme en plus il est en vrac et qu’il passe sur le billard dans quelques mois, on lui a envoyé un peu de chaleur des Caraïbes, on espère que ça lui fera du bien ! Il en a sacrément besoin !
Bon anniversaire, vilain ! On pense à toi et à ton dos meurtri !
Un sinistre abruti a tout de même réussi, une heure durant, à polluer cet espace qui incite pourtant au calme et au repos, en amenant une dizaine de touristes faire trempette avec la musique à fond la caisse ! On n’entendait même plus la musique du bord, alors que ce blaireau était à plus de 100 mètres !
Ce qui nous confirme que la connerie n’a pas de frontière, et que c’est la chose la plus répandue dans le monde !
En début de soirée, on est dans le cockpit, en train de jouer au yam’s, peinards. Et devine ce qui se passe, lecteur ? Bon, on te le dit, parce qu’un truc pareil, tu ne peux pas deviner, même si t’as le Q.I. d’Einstein !
Figure toi qu’à seulement trois mètres du bateau, une raie - qui doit chasser - fait un bond incroyable hors de l’eau, et on la voit retomber dans une immense gerbe, avec un bruit fracassant ! Extraordinaire ! Le spectacle était bref, mais quel spectacle !
Tous les marins alentour se sont précipités sur le pont de leur rafiot pour tenter d’en voir davantage, mais - en toute modestie - c’est bel et bien nous que la raie a choisis pour nous offrir son récital. Que voulez vous, les chéris, on n’est pas les navigateurs les plus sympas des îles Vierges pour rien, que diable !
Désolés pour ceux qui ont l’esprit libidineux, on ne fera pas de vanne foireuse avec la raie. Et toc !
Bon, nous on dort là ce soir. T’y vois pas d’inconvénient, lecteur ? Non...? Alors c’est cool !
Et puis, quand le jour tire à sa fin, ça vaut le coup d’oeil, non ?