149 - Décontraction
10 mai 2013 - Terre de Haut - Les Saintes - Guadeloupe
L’ambiance qui règne aux Saintes est d’un tout autre acabit.
Sans doute cette archipel est-il l’incarnation de la nonchalance et de la décontraction. Pendant de nombreuses années, il a été interdit aux véhicules à moteur. C’était alors un véritable petit paradis.
Ok lecteur, tu vas dire qu’on sert toujours le même refrain, et tu auras raison, mais depuis qu’un gland a décidé qu’on pourrait y rouler en scooter, c’est devenu nettement moins paisible.
Ca reste cependant très cool, en particulier tôt le matin, avant que les navettes ne déversent leur flot quotidien de touristes avides de dépaysement, et en fin d’après midi, quand les touristes se sont dépaysés mais qu’ils retournent rassurés vers leur quotidien et leurs habitudes.
Nous, comme on essaye de sortir des sentiers battus, on s’en fout un peu, et on essaye de s’organiser pour être à l’écart de la masse, ce qui, tu le sais, est une préoccupation constante chez nous : ne pas faire comme tout le monde !
Cela a commencé par changer de bouée à peine réveillés, car celle qui nous a été dévolue hier soir, très à l’écart de la baie et tout proche du passage des navettes, n’est pas la meilleure. Aussi dès l’aube, lorsqu’on aperçoit une bouée nettement mieux abritée, on se précipite dessus comme un ado sur un hamburger de chez Mac Do, sauf qu’on ne risque pas de grossir ou de faire du diabète !
Puis on s’en va faire un tour à terre, dans le bourg de Terre de Haut, qui est si mignon qu’il a l’air presque artificiel.
La meilleure illustration, c’est la mairie : t’as déjà vu une mairie pareille, toi, lecteur ? Alors, avoue qu’elle a de la gueule, celle-là, hein ?!
Laurie, on te suggère de songer à demander ta mutation, on ne sait jamais, s’ils embauchent ici...?!
On voudrait pousser davantage notre exploration, mais la chaleur nous accable, et après un repas ultra light à bord, on succombe à une sieste bienvenue, car nos organismes sont soumis à rude épreuve : natation le matin, balade pour poursuivre, farniente, c’est vraiment dur à supporter !
Une fois réveillés, on décide de se comporter comme de vrais Saintois, c’est à dire qu’on se met à ne rien faire du tout, à part trempette de temps en temps, et profiter du calme fantastique qui règne dans ce mouillage.
Cette accalmie dans notre emploi du temps n’est pas superflue, car les derniers jours ont été menés à un rythme trépidant, qui s’accommode mal du climat antillais, et de l’incroyable chaleur.
Le retour à la normale (sous ces latitudes) nous est donc grandement profitable, et nous savourons, le soir venu, la douceur du climat.
Il est particulièrement appréciable de dîner dans le cockpit, en compagnie des grenouilles qui coassent et nous gratifient d’un concert ininterrompu.
Allez, un bon film, un gros bisou à Mémette, et tout le monde au lit !