172 - Du calme, encore...
2 juin 2013 - Petit Saint Vincent - Les Grenadines
Le ralentissement du rythme de forcenés que nous menons depuis plusieurs semaines est bienvenu.
C’est reposés que nous attaquons cette nouvelle journée, de laquelle le soleil n’accepte pas d’être banni, bien que les nuages et la météo toujours aussi étrange qui règne semblent s’être ligués contre la présence de l’astre du jour.
Nous effectuons quelques menus travaux (nettoyage des inoxs, vérification des connexions électriques, assainissement du bateau...) avant de lever l’ancre, en fin de matinée.
Chatam Bay est un très bon mouillage, mais il est fort curieusement exposé à d’incessantes rafales de vent, qui, même si tu es aussi patient qu’un gus qui poireaute dans la salle d’attente d’un médecin à l’agenda surbooké, finissent à la longue par te taper sur le système.
Après nous être débarrassés des 14 kilos d’algues qui ont élu domicile sur notre ancre et la ligne de mouillage, nous faisons route au moteur vers Petit Saint Vincent, qui est, sur notre route, la dernière des îles Grenadines qui dépendent de Saint Vincent.
Les prochaines Grenadines sont celles qui sont rattachées à Grenade.
Le vent est relativement modéré, heureusement, mais une grosse houle nous cueille entre Union et notre destination.
Notre route passe entre deux îlots qui paraissent presque artificiels, tellement ils sont bas et blancs : Punaise et Morpion ! Ca ne s’invente pas !
Nous pensions faire une halte à Morpion, mais hélas, il faudra reporter cette éventualité à plus tard, quand les éléments seront plus cléments.
Franchement, t’as vu à quoi ça ressemble, Morpion ? T’aurais pas eu envie de t’y arrêter, toi ?
Cela étant, on se console rapidement en découvrant le mouillage unique et donc incontournable de Petit Saint Vincent, qui nous tend les bras et nous dévoile ses belles couleurs, juste en face de Petite Martinique.
T’avoueras que c’est mignon, non ?
Remarque, t’es pas obligé d’être d’accord avec nous...
Bien que le soleil ait eu fort à faire avec ses concurrents, il nous gratifie d’une présence réconfortante, ce qui remet sur le tapis la question de savoir si José ne nous a pas porté la poisse, puisqu’on n’a jamais eu un temps aussi dégueulasse que quand il était là...
Ne pouvant répondre à cette interrogation de façon strictement cartésienne, on décide de ne plus s’en préoccuper, l’important, c’est aujourd’hui, et, dans une moindre mesure, demain...
A chaque jour suffit sa peine.
Nous goûtons sans modération à la joie simple et ô combien rassérénante d’avoir trouvé un mouillage paisible, beau et agréable.
Pourvu néanmoins que le vent ne s’excite pas !
Car Petit Saint Vincent, comme toutes ses frangines, ne déroge pas à cette règle absolument incontournable dans les Grenadines : il n’y a aucun mouillage qui soit abrité du zef !
Un comble pour une zone de navigation auréolée d’une réputation aussi prestigieuse, non ?