173 - Bref répit
3 juin 2013 - Petit Saint Vincent - Les Grenadines
La météo nous l’avait dit, et pour une fois, ne s’était pas gourré : entre un dimanche pourri et un mardi étincelant, nous aurions un lundi convenable.
Si on était fans de Claude François, on aurait intitulé cet article “Le lundi au soleil”, ce qui n’aurait pas manqué de susciter quelques souvenirs dans ton esprit, lecteur nostalgique et âgé de plus de 40 ans, mais on aurait manqué de précision.
Car le soleil a fait une apparition certes remarquée, mais un peu trop brève à notre goût.
Après une grasse mat’ de champions du monde (on s’est levés à 10h30 !), on déjeune tranquillement, entourés de bleus tellement bleus qu’on a l’impression d’être dans une carte postale !
Regarde un peu, et dis nous si c’est pas vrai ?!
Puis on sollicite Mini-Kouunji pour un aller simple vers Petit Saint Vincent, une île privée (!) que tu peux néanmoins visiter, sous réserve de respecter quelques règles élémentaires de courtoisie et de délicatesse.
Comme notre éducation a été irréprochable, on se fait aussi discrets que le propriétaire des lieux l’exige, et on entame le tour de l’île, qui nous prendrait deux heures tout au plus si on pouvait le faire.
Seulement, on ne peut pas, car, de l’autre côté de notre mouillage, la plage, qui dure déjà depuis deux bons kilomètres, a l’idée saugrenue de s’arrêter, et de mettre ipso facto un terme à notre promenade sableblanctesque !
Bon, et bien puisque nous y sommes contraints, on se contentera de ce dernier kilomètre de plage pour nous tout seuls... Mais c’est vraiment parce qu’on ne peut pas faire autrement...!
Le retour est tout aussi plaisant, et on aperçoit au loin Morpion, qui ne cesse pas d’alimenter nos fantasmes de marins : avoir une petite île déserte, rien qu’à soi, pendant une journée, ça t’agiterait pas les neurones et la fabrique à plaisir, toi ?
Seulement, mouiller devant Morpion ne peut se faire que par très beau temps, et avec une mer aussi calme que si on l’avait shootée au Tranxène !
C’est donc pas pour tout de suite, puisque le répit que nous a accordé généreusement la météo s’achève au moment même où nous remontons à bord, et que débute un grain de tous les diables, suivi par une succession de coups de vent et de nuages tous plus gris les uns que les autres.
Il parait que demain, le beau temps revient... durablement.
Pour aujourd’hui, on n’a pas le droit de se plaindre, hein ?!