194 - Retour au Marin
24 juin 2013 - Le Marin - Martinique
Une fois n’est pas coutume, la navigation compte tenu de la météo, a été extrêmement laborieuse.
Vent, houle et courant contraire ont eu raison des nerfs du capitaine, qui, a proximité de la Martinique, avait du mal à contenir son agacement.
On se rappelle pourquoi on n’a pas voulu ramener José quand il est venu nous rendre visite...! Quelle chienlit !
Ces foutus éléments nous ont beaucoup fait dériver, malgré une attention soutenue à la barre (on s’y attendait, tu parles...!), et au lieu d’arriver au Marin, on est arrivés... au Diamant ! Pas qu’on s’est gourrés, hein, ne nous prends pas pour des glands, c’est juste qu’on pouvait pas faire un meilleur cap !
Résultat des courses, on avait deux options : tirer des bords ou foncer tout droit avec l’unique moteur qu’il nous reste.
Comme on prétend ne pas être des marins d’eau douce, on essaye de tirer des bords... pour se rendre compte en cinq minutes qu’un cata, c’est vraiment pas fait pour ça dans ces conditions...!
Le courant, très fort, nous fait faire du sur place !
Alors, on affale tout et on appelle appelle Yanmar 2 à la rescousse.
Seulement, là encore, on se rend compte rapidement que Yanmar 2 travaille beaucoup moins bien tout seul que lorsqu’il est accompagné de son acolyte. C’est un peu comme Starsky qui ne serait rien sans Hutch, Aglaé sans Sidonie, Tom sans Jerry, Roux sans Combalusier, Jacob sans Delafon, Black sans Decker...!
On avance péniblement - c’est peu dire - face aux éléments contraires, et ça nous tape un peu sur le système, ce rythme de tortue apathique.
La bonne nouvelle, c’est que Papou nous joint sur le téléphone satellite : il nous attend et il a toutes nos pièces ! Ouf...!
Va y avoir du boulot, ce d’autant que le siège de barre a une nouvelle fois défunté ! Pas dit qu’on réussisse à le ressusciter, cette fois !
A l’approche des côtes, un bel oiseau brun et blanc, avec le bec blanc, vient pêcher juste devant nos étraves, et récupère les petits poissons que Kouunji effraie de sa masse imposante. L’oiseau virevolte autour de nous, comme pour nous remercier de lui faciliter la tâche. Trop sympa !
A 15 heures, on est amarrés sur une bouée, bien à l’abri au Marin, et c’est séance de nettoyage en grand : le pont de Kouunji, et tes humbles serviteurs, parce qu’après 23 heures à transpirer en mer, on sentait pas la rose, et le sel nous collait à la peau... Beurk !
A 16 heures, on est frais et pimpants, et résolus à ne rien faire, si ce n’est aller voir Papou et se faire un méga-maxi-giga-ultra-super bon resto !
Parce que crois nous lecteur, comme on est de retour en France, on va profiter de la gastronomie ! Marre de bouffer tous ces trucs pourris dont se gavent les anglo-saxons pour finir obèses, pleins de diabète, de cholestérol et de maladies cardio-vasculaires...!
Ce qui fait drôlement plaisir, c’est que Papou, il est super sympa, et il a l’air de toucher sa bille en bateau en général, et en mécanique en particulier.
On a galéré pour remonter ici, mais finalement, tout baigne !
Et bon anniversaire Mamie : 86 ans, chapeau bas !