Un catamaran autour du monde

19 Jun

477 - Perles, ukulele et autres spécialités polynésiennes

Publié par Kouunji

9 - 16 juin 2014 - Rikitea - Mangareva - Taravai - Îles Gambier

9 juin

Connais tu Robert Wan, lecteur ? Non. Pourtant, c’est le roi de la culture de la perle en Polynésie.

C’est de ce fait le proprio de la plus grande ferme perlière des Gambier, et on était chez lui ce matin. Robert était en déplacement à Shangaï, on lui pardonne de ne pas nous avoir reçus en personne. C’est son second, Gilbert, qui s’en est chargé, et comme tout polynésien qui se respecte, le gus est éminemment sympathique.

Et il en connait un rayon sur la culture de la perle, savoir qu’il a partagé avec nous afin de nous instruire sur cet art tellement compliqué que, une fois la visite (gratooouite) achevée, on comprend pourquoi les perles se vendent aussi cher !

On ne va pas faire nos savants et te régurgiter ce qu’on a ingurgité ce matin, mais sache qu’en gros, ça se passe comme ça :

- tu attrapes une huître exprès jolie qui va bien avec tout plein de nuances dans la nacre

- tu l’ouvres, juste un peu, faut pas brusquer une huître, c’est bien connu

- tu incises avec une précision chirurgicale juste là où il faut dans le mollusque

- tu glisses à l’intérieur un nucléus, c’est à dire un petit noyau dans une matière spécifique

- tu ajoutes un greffon en prenant soin qu’il soit en contact avec le nucléus

- tu refermes aussi soigneusement que tu as ouvert, sinon l’huître boude

- tu remets l’huître à l’eau, c’est son élément, ça se discute pas

- tu pries pour que la greffe prenne

- tu pries aussi pour que l’huître ne soit pas malade

- tu pries enfin pour qu’elle ne se fasse pas bouffer par un baliste ou par une raie

- tu achètes des cierges parce que ça fait beaucoup de prières pour une seule huître

- tu sécurises ton exploitation pour que des p’tits malins ne viennent pas te la chouraver

- tu multiplies l’opération autant de fois que tu as d’huîtres

- tu patientes

- tu patientes

- tu patientes

- tu patientes

Deux ans plus tard, si tout s’est bien goupillé, t’as une perle à l’intérieur de l’huître, qui peut encore servir deux fois, pour deux autres perles.

Sachant qu’une perle pèse 4 grammes et que le mois prochain, Gilbert part en Asie vendre 80 kilos de perles (!), devine combien ils en ont récolté ces trois derniers mois et combien ça va rapporter...

Quand tu vois la vétusté des installations amorties depuis 30 ans et que tu sais que les gars qui implantent les nucléus (la partie la plus délicate du travail) sont des thaïlandais qui bossent pour moins cher que les chinois, ça laisse rêveur...

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D’ailleurs, sache qu’ici, on ne dit pas “se faire les couilles en or”, mais “se faire les couilles en perle”, ce qui, à notre goût, est bien plus joli, soit dit en passant...!

Ce qui explique sans doute qu’il y ait environ 300 fermes perlières aux Gambier, dont c’est l’activité principale. Les autres fermes perlières en Polynésie sont rares, hormis quelques exceptions aux Tuamotus. On a bien fait de venir ici, hein ?

A part ça, Jean Pierre, pour remercier Caro de l’avoir sauvé de la noyade (il sera éternellement son débiteur), lui a joué un p’tit air de ukulélé, dont on a profité.

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Ca swinguait sous les palmiers !

10 juin

Que fait un marin aux Gambier quand le temps est aussi gris qu’une souris ? Il ne sourit pas, justement...!

Il fait ce qu’il doit faire : il s’occupe de son bateau. Car tu le sais lecteur, on ne le répètera jamais assez, il y a toujours un truc à faire sur un bateau. Toujours !

On est donc allés dealer du gasoil avec la navette de Pitcairn, qui, fidèle au poste, est là comme tous les mardi, et Jean Pierre est drôlement fortiche à ce jeu là, puisqu’il a réussi à faire croire aux gars qu’il leur achetait 110 litres, alors qu’il leur en prenait 120...!

Et comme en plus ils n’avaient pas de monnaie, ils leur a encore carotté 5 dollars...

Ah Jipé, t’y es maaalin...!

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En même temps, on suspecte les gars du navire de pomper dans leurs propres réservoirs, et de vendre par conséquent du carburant qui ne leur appartient pas et qui a été payé par l’armateur...

Montée dans le mât pour désemberlificoter le foc et la drisse de code D, révision (à moitié) des moteurs, mais à la mi-journée, la coupe est pleine : on en a marre de bosser !

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Nous, on a une philosophie qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui nous convient : faut pas faire d’efforts inutiles, et même pas d’efforts du tout quand tu peux t’en dispenser !

C’est pourquoi on a fini la journée à glander, discuter, picoler et rigoler.

Maintenant on en est sûrs : la Polynésie, c’est pas l’endroit du monde le plus stressant...!

11 juin

Nuit d’angoisse au mouillage, avec 40 noeuds de vent arrivés de nulle part, entre deux épisodes pétolesques... Comme disait M. Cyclopède : étonnant, non ?

Contre-Temps n’en a pas eu (de contre-temps !) et a donc achevé sa Transpac ce matin, 22 jours après être parti des Galapagos.

On leur a éclaté les tympans à la VHF quand on les a vu embouquer la passe de Rikitea, et ils n’avaient pas encore jeté l’ancre que Mini-Kouunji tournait autour d’eux pour les féliciter d’avoir achevé leur traversée sans bobo ou presque.

Voilà la bande des joyeux drilles au grand complet !

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Un soleil radieux s’installe sur Rikitea, ce qui nous stimule la glande photographesque. C’est une aubaine pour toi, lecteur, qui va se régaler une fois de plus grâce à ce que notre objectif, aidé par notre oeil malin, a capturé.

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Tout ça nous remplit d’ardeur pour faire ce qu’il reste à faire sur nos rafiots. Ca bricole sévère, et pour ce qui nous concerne, on finit la révision complète des moteurs, ce qui inclut vidange, graissage, tension des courroies d’alternateurs et remplacement de tous les filtres et pré-filtres.

Cette tâche, naturellement, échoit au capitaine, tandis que le Pimousse s’affaire devant les fourneaux, puisque y’a fiesta à bord ce soir : Caro et Jipé of course, Cécile et Joni ensuite, et les Ninjas en hôtes accomplis.

Non seulement on a eu droit à un “gifoutou” à la chinoise mémorable, mais en plus, on a tout de même dégusté un brie entier, plaisir rarissime s’il en est quand tu passes ton temps sur les flots, car, c’est bien connu, le fromage français nage très mal !

Bref, la dolce vita à la sauce polynésienne.

Nous, ça nous convient parfaitement...!

12 juin

Les Bohémiens vont bientôt nous quitter. Dans deux jours exactement. Ah les salauds ! On les attendus pendant des lustres et à peine arrivés, ils se cassent !

A leur décharge, Diego, leur tout petit (16 ans & 1,80 m...), arrive de France dans quelques jours à Tahiti, il faut bien qu’ils soient là pour l’accueillir.

Avant de se quitter, on continue de s’entraider. Jipé vient nous filer un coup de main pour parachever la révision des moteurs (le tribord ne voulait plus redémarrer en raison d’un pré-filtre défectueux) et améliore ainsi les connaissances mécaniques du capitaine qui ne demande qu’à apprendre.

Après quoi on remplit les réservoirs de Bohemia, car il leur faut bien un peu d’eau douce à ces chéris, pour rallier Tahiti. Ce n’est pas parce que ce sont des bohémiens qu’ils doivent être crados !

Contre-Temps apporte sa pierre à l’édifice de l’entraide, puisqu’ils nous fournissent un paquet de jerricans pour faire de l’eau (précieux) et un nouveau régulateur pour faire du jus (tout aussi précieux).

On est toujours solidaires, et c’est bien.

Après, il nous arrive des trucs qui ne peuvent se produire qu’en Polynésie. D’abord, les bohémiens doivent faire leur formalités de sortie avant de partir. Mais comme le gendarme de Mangareva bouffe à côté de nous au resto à midi, on lui en touche deux mots, il prend note, et voilà nos compagnons dispensés de bureaucratie !

C’est pas beau, ça ?

Ensuite, on est à court d’eau. Il paraît qu’un Allemand dispose d’un quai et qu’il vend de l’eau douce aux navigateurs de passage. On y va, mais il est absent. Pas grave, son voisin, c’est Nico. Il nous voit, nous fait signe de venir boire un coup, on lui explique nos déboires, et on n’a pas encore fini qu’il a déjà branché son plus long tuyau pour qu’on remplisse nos jerricans.

Et bien sûr, il ne veut rien en échange : c’est gratooouit !

On lui cède tout de même une bouteille de rosé californien issu de la cave bohémienne. Tu verrais sa bouille... celle d’un gamin de 8 ans à qui on offre à Noël le jouet dont il rêve depuis toujours...!

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Et vois tu lecteur, si on te narre tout ça, ce n’est pas sans raison.

En effet, tous les navigateurs qui croisent en Polynésie sont tous enchantés de leur séjour. Cette unanimité a certainement d’innombrables causes, mais on est en mesure de définir au moins l’une d’entre elles.

Ici, c’est le tout premier endroit où nous mouillons depuis notre départ où les gens ne te demandent RIEN.

On ne te demande pas de payer pour jeter ton ancre, personne ne vient te casser les noix pour des motifs plus ou moins valables, on te laisse poser ton annexe là où tu en as envie, personne ne t’oblige à faire quoi que ce soit, même si tu ne fais pas tes formalités le jour de ton arrivée, la maréchaussée s’en balance, bref, il n’y a personne pour te dire ce que tu peux faire et ce que tu ne peux pas faire, et tu ne seras jamais sollicité pour faire quelque chose contre ton gré.

Mieux encore : si tu as besoin de quelque chose, et que tu le demandes, on te l’offre !

Bref, c’est exactement l’inverse des Antilles, où chaque escale est payante, et où, à chaque mouillage, un mec sur une barque pourrie essaye par tous les moyens de te taxer des ronds ou de te vendre un truc, quand il ne tente pas tout simplement de te voler.

Ici, il n’y a pas une annexe attachée, pas un cadenas, pas un antivol. Les maisons sont grandes ouvertes, même s’il n’y a personne.

Et ça lecteur, ça en dit long sur la Polynésie...

13 juin

On s’exile avec les Bohémiens ! On quitte Rikitea, pour aller 4 milles plus loin, à Taravai.

Quel périple, hein ? Ne rigole pas lecteur, c’est parfois sur des navigations aussi ridiculement courtes qu’il t’arrive des pépins pas possibles.

Prendre la mer un vendredi 13, faut oser, non ? Mais bon, nous, on n’est pas superstitieux : ça porte malheur !

Rassure toi, rien de tel nous concernant. Jean Pierre est venu nous connecter le nouveau régulateur prêté par Contre Temps, mais il n’aura servi à rien puisqu’il n’y pas eu plus de soleil aujourd’hui aux Gambier qu’il n’y en a d’ordinaire dans le centre de la Belgique au mois de Novembre... C’est te dire !

On mouille au milieu des patates de corail, juste devant chez Laurence et Pierre, un couple de français, aventuriers dans l’âme, qui baroudent depuis des années, et qui ont posé leur baluchon ici, lorsque la mairesse de Rikitea leur a proposé de s’occuper de son domaine.

Chèvres, poules, cochons, canards, navigateurs, tous les animaux passent par leur ferme !

Pourquoi dérogerait-on à la règle ?

Et puis, t’avoueras que le paysage n’est pas des plus repoussants...

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Hélas il pleut et il fait frais, aussi trouvons nous refuge sur Bohemia, où nous savourons les délicieuses pâtes du capitaine.

Le reste de la journée est un pur moment de bonheur. Mais on ne peut rien t’en dire, parce que la complicité qui nous relie est au-delà des mots.

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Mais la vie vaut vraiment la peine d’être vécue quand elle ressemble à ce qu’on a partagé autour d’une Gibson signée par Paul Personne himself !

14 juin

Les jours se suivent et se ressemblent un peu.

Soleil radieux aujourd’hui, alors on en profite pour porter nos augustes personnes à terre, ainsi que les tout aussi augustes personnes des Bohémiens, afin de visiter l’église construite au milieu du XIXème siècle par les religieux venus évangéliser (pour ne pas dire coloniser) ces îles du bout du monde.

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Il est assez cocasse de constater qu’il y a seulement trois couples qui vivent à Taravai, et qu’ils disposent d’une église pour eux seuls !

Au détour de nos errements, on tombe sur Hervé, un Polynésien pure souche, comme son prénom ne l’indique pas, et qui, sans ambages, nous propose de nous présenter sa famille.

On ne peut pas refuser, t’es d’accord ?

Et c’est une excellente chose, car Valérie, la femme d’Hervé, également Polynésienne pure souche comme son prénom ne l’indique pas non plus, réalise d’incroyables tableaux faits de sables de Taravai de différentes couleurs, collés sur un support spécial.

C’est tout simplement bluffant. Elle parvient à une précision dans le dessin qui est surprenante, et l’effet est admirable. On passe commande pour un futur tableau, dont on prendra livraison à Tahiti.

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On passe boire un café chez Laurence et Pierre, ce qui fait qu’en deux jours, on a fait la connaissance des deux tiers de la population de l’île...!

Puisqu’on a fini la journée sur Bohemia hier, cette fois-ci c’est sur Kouunji que ça se passe, et c’est au moins aussi bien que le jour précédent.

Et une fois encore, on gratouille sur une guitare qui est signée par... personne !

15 juin

Ce jour là est un jour triste, parce que c’est le jour que les Bohémiens ont choisi pour nous quitter, nous laisser plantés là, esseulés et tristes, tandis qu’il vont aller récupérer à Papeete leur tout petit, Diego.

Alors évidemment le coeur n’y est pas quand ils viennent boire leur caoua du p’tit déj. Il y est d’autant moins que c’est un vent à décorner les boeufs qui souffle sur les Gambier, et ce sont donc des conditions assez peu engageantes pour prendre la mer.

Nous autres n’avons que 4 milles à faire pour rejoindre Rikitea, et bien figure toi qu’avec 30 noeuds de vent contraire et une houle tout aussi contraire que son homologue souffleur, il nous faudra pas moins de deux heures et demi pour les parcourir.

Beurk, caca !

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On mouille, on mange, et ensuite nous bullons aussi bien que nous savons le faire le jour du seigneur sous le soleil polynésien (c’est à dire très bien, en toute modestie...) lorsque, entre deux séquences du super DVD que nous regardons (le concert de Francis Cabrel au Casino de Paris, étonnamment bluesy et rock’n’roll), qui voyons nous arriver ?

Qui a répondu Francis Cabrel ? Ben non ! Perdu !

Ce sont nos amis les Bohémiens, qui le font façon “Retour du Jedi”, sauf qu’on est pas jeudi, mais dimanche !

Il semblerait qu’après un accrochage avec des coraux pas aussi accueillants qu’on pourrait l’attendre des habitants de la Polynésie, ils aient perdu un safran...!

Ce qui nous confirme ce qu’on savait déjà : la navigation est une activité à hauts risques.

Bon, et bien revoilà l’équipe des catas français au grand complet Bohemia, Contre-Temps et Kouunji autour d‘une table, car comme il se doit, à l’instar des aventures d’Astérix, tout finit toujours autour d’un bon gueuleton (hélas sans sanglier rôti), ce qui est la moins désagréable des manières de se raconter nos déboires.

Jean Pierre joue les Casanova, attirant comme un aimant toutes les femmes présentes... Joni et le capitaine se consolent comme ils peuvent...!

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16 juin

Depuis le temps que tu lis ce blog, tu sais lecteur, à moins d’avoir une mémoire de poisson rouge, qu’il y a toujours un truc à faire sur un bateau.

Les équipages de tous les catas français se sont donc attelés à cette tâche, mais sans stress, puisqu’on est aux Gambier, et qu’ici, d’après nos observations, le stress est un truc aussi rare qu’un billet de 500 euros dans le portefeuille d’un clodo !

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Puis, fidèle à son habitude, le capitaine a joué les bons samaritains, cette fois-ci au profit des Bohémiens, afin d’aller prendre des photos de leur coque.

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Le sport favori des assureurs étant de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas indemniser leurs assurés, c’est pas gagné. Et pourtant, il y ont droit, sans nul doute. Alors y’a pas de raison de ne pas leur filer un coup de main en ce sens.

Après cela, on a glandé, ce qui, tu le sais également, est une activité qui nous sied à merveille. Surtout quand tout autour de toi t’y incite...!

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L
Que de rebondissements!!!! fallait pas verser la larmichette, vous leur avez porté la scoum!!!!!!
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C
que du bonheur de vous lire puisque gaité, humour, et joie se lisent très bien ! <br /> à tout les baroudeurs de la mer que vous êtes, profitez bien et prenez votre bonheur dans la main !!!! à pleine main ! bises
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B
magnifique photos, merci de me faire voyager, qu'elle bonheur de vivre la bas
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E
Toujours a vous suivre les copains, contents pour vous pour tous ce que vous vivez de positif. continuer votre périple et continuer a nous le faire partager.<br /> A plus de vous lire Yves d'Exocet.
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Z
les cours de guitare viendront à toi si jean mi réussit à gagner le combat contre son mal des transports, de toutes les façons tes progrès capitaine n'auront d'égal que le temps tranquille et cool que tu passeras à gratter les cordes!!!!j'ai réussi à envoyer un sms même deux : regardez et dites moi si enfin ça refonctionne comme y'a plusieurs mois où je pouvais en envoyer sans problème, en revanche les vôtres n'arrivent pas!!!bon ceci étant dit, tout est beau là bas semble t il les hommes les femmes les amis, les eaux, les fleurs, les églises et .....l'amitié, l'altérité, et surtout, surtout ma Valy...c'est toujours la plus belle
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Z
j'en suis à la moitié dans la lecture, à toute à l'heure, j'aurais volontiers accompagné le &quot;petit&quot; des bohémiens pour qq jours,
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R
Suis a singlatana, l'eau est à 26 degré et la France méne devant la Suisse .... pizza wisky, bon rouge ,,,, presque aussi bien qu'à Rikitea....n
R
il y avait beaucoup à lire et j’ai dû le faire en deux fois ! voilà ! je partage votre bonheur et me réjouis de la présence des deux autres unités et de leurs équipages à qui j'adresse un sympathique salut depuis l'Hérault !... Les photos sont à couper le souffle ! des contrastes qui donnent du relief et font de certaines (celles en particulier un peu sombre dans un ciel nuageux) un sujet d'études pour réaliser une peinture ! je ne sais pas quand je vais m'y mettre, tant le temps passe vite.... Dans une heure et demie, je prends la route pour Toulouges, jusqu'à lundi...<br /> Bisous à toutes et à tous....
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P
Hello Franck je lis que les bohémiens sont bloques avec leur safran s'ils ont leur fils qui arrive et qu'ils ne sont pas la a tahiti je peux le récupérer et il va venir à la maison en attendant les parents . Juste me donner son nom et prénom ( je ne vais pas faire un panneau avec &quot;fils des bohémiens &quot;) coordonnées du vol .bisous papa DOM
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