488 - Article sans intérêt
28 août - 10 septembre - Rikitea - Mangareva - Iles Gambier
Avertissement liminaire : la pub a fait son apparition dans notre blog. Merde alors ! Ca nous em... autant que toi, et sache évidemment qu’on n’y est pour rien, et qu’on ne touche pas une thune.
Alors comme on est des écrivains au poil, on va te filer l’astuce pour zapper la pub.
Primo, tu ouvres ton blog préféré qui t’émerveille chaque jour davantage. La page d’accueil apparait, avec la pub si laide qui va avec.
Deuxio, tu fermes la page du blog, comme si tu ne voulais pas le lire, ce qui est proprement impensable tellement il est génial et divertissant.
Tertio, tu ouvres à nouveau le blog. Et là, normalement, y’a plus de pub. On ne sait pas pourquoi, mais avec nous, ça marche.
On te souhaite la même réussite.
28 août
On a fait tout le tour de Taravai, on est allés jeter un oeil du côté de Agakauitai, une île adjacente, mais on n’a pas trouvé le mouillage de rêve qu’on espérait faire nôtre...
On ne se plaindra pas, car ces derniers jours ont été aussi plaisants qu’on pouvait le souhaiter.
On rentre donc à Mangareva, non sans pêcher une aiguillette qu’on refile à Contre-Temps, faute par nous d’aimer ce poisson et de savoir l’accommoder comme il se doit.
Un temps bizarre nous fait doublement apprécier l’abri de Rikitea, qui, somme toute, est de premier choix.
Tels des morts de faim, on a fait le tour de toutes les épiceries pour reconstituer les pleins du bateau, on s’est fait payer un coup à boire chez Michel qui nous a refilé un stock de citrons qui permettrait à l’armée américaine de tenir un siège pour sa prochaine guerre, bref, on est prêts à repartir !
Mais c’est pas pour tout de suite, puisque la météo annonce du temps aussi moche qu’une cité de banlieue ! Et pour longtemps...
Le Mah-Jong du soir nous permet de faire abstraction de tout ça. Et puis quand ta seule préoccupation dans la vie, c’est de savoir s’il va faire beau ou pas pour changer de mouillage, il est malvenu de se plaindre, pas vrai ?
29 août
T’as remarqué ? Quand la météo annonce du pourri, elle ne se gourre jamais. Par contre, quand elle te prédit du beau, elle se fout le doigt dans l’oeil régulièrement...
Comment expliquer ça ?
En tout cas, aujourd’hui, on n’a pas fait les mariolles : Wi-Fi chez Anne-Laure, la femme du toubib qui est rudement sympathique, échange de films et autres joyeusetés, bref, on laisse passer la grisaille, la pluie et tout ce qui nous déplait...
Enfin, soirée en amoureux, ce qui ne nous était pas arrivé depuis un bail.
Ce qui nous permet de l’apprécier encore davantage !
Oeuf corse, on ne t’en dira rien, petit padawan, car nous ne souhaitons pas basculer du côté obscur de la force !
30 août
La météo avait vu juste et le temps maussade perdure. Le Pimousse se paye par conséquent une bonne séance de Wi-Fi avec la famille “Chez Jojo”, tandis que le capitaine va jouer aux électriciens sur le bateau de Fritz Schmack, une “figure” de Rikitea, puisque c’est un allemand, marié à une Polynésienne, qui vit ici depuis des temps immémoriaux...!
Un drôle de zig, mais qui nous file de l’eau et tout un tas de victuailles en échange des services du capitaine. Son bateau en a bien besoin...
Quant à nous, on t’offre des perspectives inédites, avec cette brume qui couvre les sommets de Mangareva. Ce n’est pas comme ça que tu imaginais la Polynésie, n’est ce pas ?
Ce qui prouve que les idées préconçues ne sont jamais très bonnes...!
Les pizzas dont on s’est goinfrés avec Cécile et Joni, en revanche, étaient à l’inverse des idées préconçues : très bonnes ! Parfait pour aller avec une bonne partie de Mah-Jong !
31 août
Le mois s’achève. Il faut absolument éliminer les calories absorbées avec les pizzas de la veille, aussi n’y a-t-il qu’une seule chose à faire : de l’exercice !
Après de l’exercice cérébral pendant un Scrabble d’anthologie, c’est au tour de l’exercice physique, le vrai, le dur, celui qui te fait fondre les graisses et raffermit tes biscotos, de prendre le relais.
Une bonne marche de trois heures, jusqu’à l’extrémité est de Mangareva, rien de tel pour conserver la ligne sylphide que les marins de tous les océans nous envient, cela dit en toute modestie bien sûr...
C’est encore l’occasion de se payer de jolis panoramas, qu’il serait cruel de ne pas te faire partager, tant ta fidélité devant nos lignes se doit d’être récompensée.
1er septembre
Rares ont été les journées où le temps a été aussi moche qu’aujourd’hui. Alors pendant que le Pimousse endosse fièrement son costard de prof de yoga pour la plus grande joie d’Anne-Laure, son unique élève, le capitaine s’attable “Chez Jojo”, afin de mettre en ligne ce blog qui t’émerveille chaque jour davantage.
Et, afin de satisfaire ta curiosité sans bornes, voici à quoi ressemble le temple de l’internet à Rikitea...!
Impressionnant, n’est-ce pas ?
Sache, lecteur exigeant, qu’il aura fallu au vénérable capitaine pas moins de cinq heures de travail ininterrompu pour mettre en ligne les quatre derniers articles...!
Mais on ne recule devant aucun sacrifice pour te faire plaisir.
Ce d’autant qu’après ça, la météo s’est gâtée, le gris a été omniprésent, ce qui, il faut bien l’avouer, a un certain charme.
En particulier quand tu es sous la couette au fond de ta cabine pour regarder un bon film !
La soirée est terrible : travers de porc grillés et purée maison à bord de Contre-Temps, avec l’incontournable Mah-Jong, auquel Cécile est devenue terriblement accroc... Il faut dire qu’elle gagne tout le temps...
Ah, j’te jure... tu lui apprends un jeu génial, et, quand elle t’invite chez elle, elle n’a même pas l’élémentaire courtoisie de te laisser gagner.
Quel manque de savoir vivre, tout de même...!
2 septembre
Celui qui manque de savoir vivre, c’est le soleil. Il se pointe ce matin, avec un sourire en coin, style frimeur, du genre “vous avez vu comme je suis beau...?”.
Et puis il se barre...!
Le temps pour Yves de faire quelques longueurs et pour nous de faire un cliché carte postale depuis la baraque de Fritz Schmack, le teuton qui fournit en eau les bateaux, et on se grouille de se planquer à bord, pour cause de grisaille avérée.
C’est bien la peine de traverser la moitié du monde pour se retrouver dans un ersatz de Bretagne...!
3 septembre
Beurk ! La grisaille squatte les Gambier. On ne quitte pas le bord, et si ce n’était la compagnie de Contre-Temps, on regretterait presque d’être là...
Le mauvais temps nous fait un come-back peu apprécié.
La semaine dernière à Taravai, on se disait que finalement, la mauvaise saison ne l’était pas tant que ça, et qu’on avait du bol.
Et bien on s’est gourrés !
Heureusement, on est futés, et pour ne pas sombrer dans la sinistrose, on a changé notre fusil d’épaule : aujourd’hui c’est tarot ! Ca change du Mah-Jong !
4 septembre
Joyeux anniversaire à Xabi, notre vendeur de poubelles préféré !
On cherche désespérément tous les motifs possibles et imaginables de se réjouir, car il fait gris, froid, y’a du vent, de la houle, et on serait prêts à faire un procès à l’escroc qui nous a vendu ce voyage en Polynésie en nous promettant du soleil tous les jours...!
Tu nous taxeras d’exigeants, de jamais-contents, et franchement, tu as raison. On est partis depuis grosso modo 600 jours. Et on a eu plus de 500 jours de soleil. On est donc fort mal placés pour se plaindre.
N’empêche : quand il fait pas beau, et pas chaud, le dernier endroit où tu as envie d’être, c’est sur un bateau.
Pas de bol !
5 septembre
C’est un dur labeur qui nous attend ce matin, puisqu’avec Contre-Temps, on a décidé de parfaire nos réserves de gasoil, afin d’être prêts s’il nous prenait l’envie de décarrer d’ici.
Ce qui nous démange, avec le temps pourrissime qui règne. Mais on se retient, car on sait qu’on a encore plein de belles choses à voir aux Gambier : Aukena, la vague de Kamaka, et la pointe Nord du lagon...
Traversée de l’île avec Mao, rapatriement de notre fût, siphonnage en règle (Joni ne rate pas une occasion de boire du gasoil, cet homme a des goûts étranges...) remplissage de nos jerricans, nouvelle traversée de l’île cette fois-ci avec Yves pour ramener le fût (la consigne est hors de prix) et rentrée par le chemin des écoliers, c’est à dire en faisant un petit détour par Taku, afin que les clichés qui illustrent ce blog soient dignes de ton intérêt.
T’avoueras que c’est un tantinet plus compliqué que d’aller à la station service de ton quartier et de décrocher le pistolet pour se servir, hein ?
Mais bon, soit on vit la vie de Monsieur Toutlemonde, soit on vit l’aventure. Nous, on a choisi !
La journée s’achève en beauté avec une nouvelle rencontre. Kaps et Hélène, chez qui réside Mao, nous ont invité à dîner, puisque notre ami multinational (comment définir un gars qui est français, marocain et polynésien en même temps ?) quitte Mangareva demain.
Il fallait donc célébrer cet événement comme il se doit.
C’est chose faite et la soirée qu’on a passée, à se marrer et à résoudre des énigmes mathématiques avec des allumettes, (Kaps est prof de maths...), on n’est pas prêts de l’oublier !
6 septembre
Temps maussade, vent, froid. Que faire dans ces conditions pour ne pas déprimer ? Et bien, si tu as une idée, on est preneurs !
7 septembre
On remet ça avec Cécile et Joni pour le Mah-Jong, avec une victoire du capitaine qui n’a aucun mérite puisqu’il a eu une chance insolente, ce qui rend Cécile un peu chèvre…!
C’a beau être un jeu de stratégie, si t’as pas de bol, tu peux être aussi fin tacticien que Napoléon en personne, t’arriveras à rien !
8 septembre
On commence à planifier notre départ. C’est pas pour tout de suite, mais au début du mois prochain, y’a des chances pour qu’on s’en aille voguer vers les eaux Marquisiennes.
En attendant, le Pimousse fait le prof de yoga avec Anne, rempote la sauge qui parfume nos plats les plus raffinés, le capitaine gère l’administratif et la cartographie électronique sur l’iPad, qui, au gré d’une mise à jour, s’est évaporée...!
Scrogneutedjeu....!
On fait également le plein d’essence pour l’annexe, et on paye le super plus cher qu’on ne l’a jamais payé : 2 € le litre !
Heureusement que Mini-Kouunji n’est pas trop gourmande, parce qu’à ce tarif là, on va être obligés de vendre le bateau pour pouvoir continuer à se servir du dinghy...!
9 septembre
Connais tu ce proverbe chinois, qui dit : “quand le vent trop fort soufflera, aux joies du Mah-Jong le marin s’adonnera”...?
Nous, on n’est pas de grands fans de tout ce qui est chinois, surtout quand on voit ce qu’ils font au Tibet (les salauds !) mais on a appliqué à la lettre le proverbe précité.
Car le Mah-Jong est l’exception qui confirme la règle en ce qui concerne tout ce qui vient de Chine...
C’était sans aucun doute ce qu’on avait de mieux à faire (à part du sport et dispenser du bien-être à ceux qui en ont besoin), puisqu’Eole nous a encore gratifiés de 25 noeuds établis et quelques rafales à 30 noeuds toute la journée, avec une houle qui donnait l’impression que Kouunji allait s’élancer sur des montagnes Russes !
On va se plaindre à l’agence, la météo n’est pas du tout comme c’était dit sur la brochure...!
10 septembre
La preuve qu’on s’est fait arnaquer par l’agence de voyages, c’est qu’il a fait encore un temps pas glop du tout aujourd’hui...!
Quand on a intitulé cet article “Un article sans intérêt”, reconnais qu’on ne t’a pas menti sur la marchandise !