490 - Encore du beau
22 - 30 septembre - Mangareva - Aukena - Taravai - Iles Gambier
22 septembre
On a bullé !
23 septembre
Pour aller explorer les coins les plus reculés recelant des trésors sous-marins, rien ne vaut un bon dinghy.
Ca tombe bien, on en a un !
Mini-Kouunji, avec son moulin quasi neuf, dépote sévère et nous emmène là où on veut en deux coups de cuiller à pot.
Il faut donc prendre soin de Mini-Kouunji.
Ce qui fut la mission du jour, notre annexe ayant été nettoyée, désalguée, et rajeunie dans les grandes largeurs.
Ca fait plaisir : on dirait qu’on a un dinghy tout neuf !
24 septembre
On a encore bullé !
25 septembre
Le capitaine était impatient, depuis plusieurs jours, de retourner à Aukena pour rendre visite à ses copains à ailerons.
Le Pimousse lui aurait bien emboité le pas, mais un “je-ne-sais-quoi” l’empêche de chausser palmes, masque et tuba pour s’immerger dans le grand bleu.
Dis, t’aurais pas un peu la trouille, Pimousse...?
Faut pas Pimousse...! Une fois encore, les requins se sont débinés quand le capitaine les a suivis pour les prendre en photo, et notamment une femelle “enceinte”.
Tant que tu ne saignes pas et que tu ne trimballes pas de poisson sanguinolent avec toi (ce qui est souvent le cas quand tu chasses), les requins te foutent la paix.
En outre, le Néoprène des combinaisons de plongée n’est pas du tout appétissant, ce qui tombe bien, puisqu’on n’a pas envie de servir d’entremets à ces carnassiers !
Ah... la Polynésie, c’est rudement mieux quand il fait beau !
26 septembre
Journée somptueuse puisque le soleil brille de mille feux, ce qui est idéal pour préparer notre périple du week-end.
On embarque des passagers pour une virée à Taravai, il faut donc faire le plein d’eau, de bouffe et de bonne humeur.
Les taches sont partagées, comme à l’accoutumée, et tandis que le Pimousse se charge de la pitance, le capitaine s’échine à trimballer les bidons d’eau et se met en quête de poisson frais.
Ce qui est l’occasion pour nous de faire amende honorable. On avait été un peu virulents dans l’article précédent concernant l’ingratitude dont avait fait montre la fille de l’épicière, face aux soins que le Pimousse lui avait prodigués.
Force nous est de réviser notre jugement, car des pêcheurs vendent leur poisson précisément juste derrière l’épicerie, mais, une fois n’est pas coutume, il n’y a rien pour nous... Il semble que les pêcheurs privilégient les locaux, qui sont certainement des clients plus fiables (et plus stables) que les marins de passage...
Le capitaine s’en retourne penaud, quand l’épicière le hèle. Bien qu’il ne lui ait rien demandé, elle a assisté à la scène avec les pêcheurs, et lui tend un sac plein de thazard tout frais.
A la question “combien je te dois ?”, elle répond “tu remercieras ta femme pour tout ce qu’elle a fait”.
Un bienfait n’est jamais perdu. L'épicière, du coup, a eu droit à un bisou ému et reconnaissant du capitaine. Ce qui est une sacrée récompense, tout de même...!
Contre-Temps, qui a également des invités à bord, quitte Rikitea dès à présent, et on se rejoindra demain, pour un barbecue sur la plage chez Laurence et Pierre.
Avoue, lecteur, que de se dire “rendez-vous sur l’île voisine demain midi”, c’est autre chose que “on s’voit au Mc Do...” !
27 septembre
Le soleil est toujours là pour l’embarquement de nos nouveaux moussaillons : Anne Laure et Jérémie, le “taoté” (médecin) de l’île, qui à peine à bord met aussitôt la main à la pâte.
On retrouve Contre-Temps à Taravai, et autant te dire que Laurence et Pierre nous ont reçus comme des seigneurs : cochon grillé, beignets de courgettes, “po'é” au potiron, salade de fruits, et café.
Le plus pittoresque, c’est que tout vient de leur jardin. Y compris le café !
L’archétype de la journée de détente absolue, ce qui se comprend quand tu manges dans un cadre aussi magnifique que celui-là...!
Le "taoté" est content, il va beaucoup mieux soigner les gens maintenant, c'est sûr…!
Bref, la journée parfaite, ce d’autant que nos invités sont extrêmement sympathiques, ce qui est préférable quand tu te retrouves dans un espace aussi confiné qu’un bateau.
Même si c’est Kouunji, qu’il est grand, et que c’est le plus beau bateau du monde !
28 septembre
La météo fait des siennes. Ce qui nous coupe la chique. On voulait faire le tour d’Agakauitai pour aller mouiller dans un endroit paradisiaque, mais on s’abstient.
Contre-Temps préfère rentrer et se chope une saucée de tous les diables, mais croise une baleine : ça valait le coup de se faire tremper.
Nous, on reste sagement à Taravai, et on a raison : le mauvais temps nous évite, et du coup, les hommes s’adonnent à l’un de leur loisir favori qu’est la plongée sous marine.
Ce qui nous permet de t’offrir une nouvelle vision - partielle certes mais ne chipote pas, lecteur - des fonds polynésiens.
On y croise des requins “pointe noire”, et tout un tas de jolis p’tits poissons colorés dont on a tiré le portrait.
Comme on est des farceurs, on en fait une bien bonne aux femmes restées à bord.
Le capitaine arrive en effet avec une cheville sanguinolente. Regard effrayé du Pimousse et d’Anne Laure, à qui on explique que le capitaine s’est fait attaquer par un requin...!
Le toubib et l’avocat - deux menteurs professionnels - en train de jouer la comédie, t’as beau être sceptique, tu y crois !
Comme on a des égards pour ces dames, on ne les fait pas lanterner trop longtemps, et on leur avoue que le capitaine s’est écorché comme un gland sur les coraux !
Ca nous a bien fait marrer !
C’est “taoté” qui nous ramène à Mangareva, ce qui clôture un excellent week-end, un de ceux que tu ne pourras jamais te payer en vivant là où tu vis, lecteur...!
29 septembre
No comment ! Il a fallu se remettre du week-end, donc glandouille de rigueur pour récupérer...!
30 septembre
L'essentiel de notre journée a été consacré à mettre le blog en ligne. T'as vu comme on pense à toi, lecteur ?
C'est parce qu'on t'aime, et que tu nous le rends bien !