520 - Gémir n'est pas de mise aux Marquises
6 décembre - Hiva Oa - Iles Marquises
Jacques Brel chantait ces mots lourds de sens, lorsqu’on sait qu’il était déjà gravement malade quand il a enregistré cette chanson.
Enfin, selon la légende...
Le capitaine a tenté de faire sienne cette maxime, lorsqu’au coeur de la nuit, il s’est levé pour... vomir tripes et boyaux !
Euh, dis donc capitaine, tu ne vas quand même pas être malade au mouillage, maintenant ?
L’explication de cette nausée nocturne, on l’aura quelques heures plus tard, chez Alex, qui connait bien l’île, les us et coutumes, et qui nous apprend que l’épicier où on s‘est fournis l’autre jour a la fâcheuse manie d’ôter les étiquettes de ses produits, et de refourguer des denrées périmées...!
L’enfoiré !
Forts de cet enseignement, on fera gaffe la prochaine fois, et on changera de crèmerie, c’est plus sûr !
Un enseignement qui nous fait défaut, c’est celui du marquisien. A part bonjour (kaoha), merci (vai’ei’nui) et au revoir (a’pae), on ne sait pas dire grand chose... Y’a des progrès à faire !
La journée est placée une fois de plus sous le signe de la détente, avec au programme piscine (le Pimousse préfère ça à l’eau trouble du mouillage), billard, et bonne humeur chez Alex, qui profite d’avoir chez lui un avocat et un géomètre pour trouver une solution à un problème qui dure depuis des lustres.
On est une fois de plus invités à dîner - ça devient une habitude - et on est une fois de plus une dizaine autour de la table, venant de divers horizons. Les discussions sont riches, animées, et plaisantes.
Que demander de plus ?
Brel avait raison : gémir n’est pas de mise aux Marquises.
Ce ne sont pas nos invités du jour (Kohai, qui a trépigné toute la semaine en espérant revenir à bord, et son frère Haka, qui a trépigné tout autant) qui vont nous contredire...!