255 - Le charme de la rusticité
24 août 213 - Prickly Bay - Saint Georges - Grenade
On est ici pour un bout de temps. Alors, on prend nos marques, avec l’aide de Cécile, qui connaît les bonnes combines.
La première bonne combine, c’est le “bus”, comme ils disent ici, en fait un “taxico”, comme on dit nous, pour taxi collectif.
C’est simple : tarif unique selon la ligne que tu utilises, et tu t’entasses à 15 dans un mini-bus qui s’arrête n’importe où tant qu’il peut charger ou décharger des clients.
Folklorique ! Et économique ! Tarif pour aller à Saint Georges depuis notre mouillage, soit cinq kilomètres environ : 0,70 €.
Au marché, c’est encore et toujours couleur locale. Le “fish market” (marché aux poissons) fait face au “meat market” (marché aux viandes), et les deux rivalisent d’odeurs qui te permettent légitimement de t’interroger sur la fraîcheur des produits vendus.
Avantage aux poissons, sans l’ombre d’un doute. Y’a moins de mouches...!
Le marché aux légumes est tout aussi pittoresque, et les vendeurs sont comme on les aime : souriants, gentils, ils ne t’agressent pas si tu ne leur achètes rien, et se marrent de bon coeur quand tu leur sors de bonnes grosses conneries “made in France”...!
De retour au bateau, le pimousse nous prépare un bon repas avec tous ces produits frais, ça fait drôlement du bien, et c’est plus digeste que la poussière du chantier naval !
Après quoi, il faut bien l’avouer, on n’a plus rien foutu ou presque, parce que la chaleur, plus supportable au large qu’à terre, te coupe les jambes, les bras et le cerveau...!
On a tout de même pris notre courage à deux mains et fait un effort surhumain pour... aller boire un coup au cyber-café du mouillage ! Ouah, quel effort !
C’est le pimousse qui s’est mis aux commandes de Mini-Kouunji, car si le capitaine est contraint de rentrer en France, il faudra bien que le pimousse soit totalement autonome.
Et, c’est un adage bien connu des marins : l’autonomie commence par le dinghy !
Ca nous a permis de Skyper avec Prisca, avec Za, et de souhaiter un bon anniversaire à Sacha.
Après ces exploits herculéens, nous rentrons au bateau pour comater, ramollis comme deux flans qu’on aurait sorti trop tôt du frigo !
La douche à bord au coucher du soleil est l’unique occasion de la journée d’avoir un peu froid, et on se prend à rêver de banquise, de neige, de glace et de navigation au Spitzberg...!
Et si tu ne sais pas où se trouve le Spitzberg, renseigne toi ! Ta culture générale s’en trouvera enrichie !
