256 - Eloge du farniente
25 août 2013 - Prickly Bay - Grenade
Ca faisait un bail que ça ne nous était pas arrivé, du coup on n’a eu aucun scrupule à le faire.
Faire quoi ? Ben... rien !
C’est pas tout à fait juste. On a tout de même nettoyé notre flotteur ce matin. Maintenant, il sent le frais, le propre, et on dormira sûrement mieux la nuit prochaine.
Mis à part ça, on a vraiment rien fait. Quel pied !
Baignade bien sûr pour ne pas mourir carbonisés par l’incroyable chaleur qui ne faiblit pas d’un iota, lecture pour ne pas laisser nos cerveaux se décomposer et devenir aussi flasques que les fesses d’une nonagénaire, voilà tout ce qu’on a été capables de faire aujourd’hui, dans le cadre tout de même soigné de Prickly Bay.
L’intérêt de cet article va s’en trouver considérablement amoindri, penseras tu ?
Tu n’auras pas tout à fait tort, mais pas tout à fait raison non plus.
Parce que tu sais comme on t’aime, lecteur, et qu’on aurait mauvaise conscience à te laisser sur ta faim, tant nous savons combien ta lecture quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, ou à tout le moins régulière de cet opus t’apporte comme satisfaction et dépaysement.
Une fois n’est pas coutume, on se fend de quelques clichés qui, s’ils ne sont pas très différents de ceux que tu as pu voir précédemment, ont pour eux l’avantage de te faire partager, avec quelques heures de décalage seulement, à quoi ressemble le coucher de soleil de notre mouillage.
T’as qu’à faire bouger ta chaise pour imiter le roulis, te foutre un coquillage sur l’oreille pour entendre le bruit de la mer, et tu auras très exactement la sensation d’être avec nous !
C’est beau, la technologie moderne, hein ?
A ce propos, compatis avec les infortunés cinéphiles que nous sommes : on avait embarqué un disque dur externe avec 300 films, mais on se retrouve en rade, parce que le disque dur refuse catégoriquement de faire ce pour quoi il a été conçu, en dépit des efforts du capitaine pour le remettre dans le droit chemin.
Autant essayer de convaincre un politicard véreux de renoncer au pouvoir...!
Tu vois, on n’avait pas le choix : on n’avait vraiment rien à faire aujourd’hui !