257 - Flemmardise, quand tu nous tiens
26 août 2013 - Prickly Bay - Grenade
L’aventure du jour a consisté à réserver des billets d’avion. On te connaît, lecteur, et on t’imagine, goguenard, devant ton écran, en train de penser : “comme si réserver des billets d’avion était une aventure...”
Et bien... oui ! Et, tu ne seras pas surpris qu’on t’explique pourquoi, puisqu’on t’explique toujours tout, afin de rendre ta vie moins morne grâce à ce blog palpitant !
Le problème, en fait, c’est de ne pas avoir de téléphone portable. Ni de téléphone fixe.
On vit une époque où, sans portable, tu n’existes pas. Ou alors difficilement. Nous, on a bien failli ne pas pouvoir réserver les billets du capitaine. Parce que, maintenant, si tu achètes quoi que ce soit sur internet, et que nécessairement tu payes par carte bancaire, le site de ta banque exige - par sécurité - que tu saisisses un code confidentiel qu’on t’envoie automatiquement sur ton téléphone portable.
Et si t’as pas de portable, comment tu fais ?
Celui qui trouve une soluce gagne une Chupa Chups à la cerise !
Heureusement, nous, on avait Skype, et Ray, le père du pimousse, qui, à l’instar du père du capitaine, est toujours présent en cas de besoin. Quel chance on a, d’avoir une paire de pères comme les nôtres...!
Surabondamment, en alliée de choc, Laurie, la grande soeur providentielle, a fait office de relais pour que les infos transitent de Perols via Argelés sur Mer jusqu’à Grenade sans coup férir.
Tout ça pour faire un achat sur internet...!
Deux heures et quart pour acheter deux billets d’avion, c’est long, quand même, non ?
Ces péripéties internetesques nous ayant tapé sur le système, outre la chaleur absolument démoniaque qui règne, l’après midi (ou ce qu’il en reste) est consacrée à l’activité qui nous prend le plus de temps en ce moment : flemmarder !
On ne t’en dit pas plus, parce que si tu nous lis pendant ta pause au bureau, tu ne vas pas pouvoir reprendre le boulot après ça...!
Mais notre aventure ne serait pas vraiment une aventure si on ne prenait pas des risques - des vrais - de temps en temps.
On ne te parle pas de prendre la mer à l’annonce d’un cyclone, ou de nager au milieu des requins, non, on te parle de quelque chose de vraiment dangereux.
L’expérimentation alimentaire à laquelle nous nous sommes passivement livrés en est l’illustration. Cécile et Joni nous invitent à dîner (Contre-Temps est ancré à 23,42 mètres de Kouunji), mais au menu, il y a un hachis parmentier de confit de canard aux légumes exotiques...
En échange, le pimousse dispense ses soins.
Servir de cobayes, après tout, pourquoi pas...? Il paraît que Cyril Lignac propose un truc dans ce genre-là dans l’un de ses estaminets parisiens...
Après coup, il faut bien reconnaître que c’est très bon, et on a donc accepté de rempiler pour la fonction de cobayes quand Cécile aura une autre idée loufoque. Surtout si Joni nous joue un p’tit morceau au saxo !