36 - Suite de la rencontre
Eric - le skipper du magnifique 60 pieds à 1,5 millions d’euros (ça fait tout de même 25.000 € le pied, un pied équivalant à 33 cm environ, ce qui vous donne une idée du prix du centimètre...) est venu visiter Kouunji.
Ce gars skippe les plus bateaux du monde, et il était séduit par notre coque de noix !
Il trouve en tout cas que c’est un budget “raisonnable”, par rapport aux yachts supra luxueux sur lesquels il a l’habitude de naviguer. Et il n’a pas tout à fait tort...
Echange de bons procédés, après lui avoir dévoilé notre intérieur, il fallait bien qu’il en fasse de même... Et bien franchement, on en a pris plein les mirettes...!
Un bateau flambant neuf qui regorge d’équipements (dont on se demande même s’ils ont leur place sur un bateau, je pense au lave vaisselle...) et d’un luxe incroyable, ça aurait pu nous rendre jaloux, ou faire passer notre Kouunji pour le radeau de la Méduse...
Et bien pas du tout !
D’abord parce que notre Kouunji, c’est notre Kouunji, et que ce bateau, on l’aime, mais surtout, il bénéficie d’un ratio taille / coût / emmerdements tolérable.
Ce qui n’est pas le cas du super voilier du pote Eric, et de ses deux acolytes Vincent et Pablo, deux jeunes qui pourraient être nos enfants et qui n’aiment rien d’autre que naviguer à la voile (!), puisque - c’est un secret il ne faut pas le répéter - il y a sur cette unité qui sort du chantier un problème d’enrouleur de grand voile.
Il faut la changer, car elle est mal taillée...! Sur un bateau qui vaut aussi cher, c’est pas malheureux ?
Coût de la réparation : entre 40 et 50.000 euros !
On peut supposer que le propriétaire va avoir un peu de mal à s’asseoir pendant quelques temps, parce qu’un truc pareil, ça fait quand même mal au cul !
Il aura d’autant plus de mal à s’asseoir que le dessalinisateur est tombé en carafe également, ce qui nous rallonge la facture de travaux de quelques 10.000 euros...!
Bref, le mec n’a pas encore été livré de son boat, et ça lui coûte déjà 60.000 !! Aïe, aïe, aïe...!
Le gars qui a dit un jour qu’un bateau, c’était un trou dans l’eau dans lequel on jette sans cesse du pognon n’était pas la moitié d’un con !
En tout cas, on s’est tapé un super apéro, et le pimousse s’est enquillé un Saint Emilion Grand Cru, histoire de fêter notre passage sur un rafiot qui coûte quatre fois plus cher que notre baraque !
Ce monde est fou, hein ?
PS : pas de photos de la beuverie, on a notre pudeur, tout de même !
