Un catamaran autour du monde

27 Jan

38 - Intermède avant la seconde couche

Publié par Le capitaine et le pimousse

En fin de matinée, il faut qu’on fasse une pause. Parce qu’une navigation pareille, ça a de quoi vous dégoûter les marins même les plus optimistes.

Une observation attentive de la carte nous prouve que la pause, c’est pas pour tout de suite, vu qu’il n’y a aucun port susceptible de nous accueillir dans les parages.

Mais le capitaine, qui est un opiniâtre, ne s’en laisse pas compter. Barre à tribord toute, il se met à longer la côte en scrutant de son oeil de lynx l’endroit où nous pourrions faire une halte réparatrice.

C’est finalement dans un petit port super mignon - les photos en témoignent - de Punta de la Mona que nous attachons nos amarres, avec en suspend une question fondamentale : keskonfé ?

NB chers lecteurs : faites défiler les photos en cliquant sur les flèches, il faudra vous y habituer !

38 - Intermède avant la seconde couche
38 - Intermède avant la seconde couche
38 - Intermède avant la seconde couche

On reste, en attendant que la houle et le vent se calment ?

On repart pour enfin atteindre Malaga et avancer sur notre route ?

Comme toujours, c’est la météo qui va décider.

Le gars de Punta de la Mona nous prête son ordi, et on va sur tous les sites internet possibles et imaginables pour avoir de l’info météo fiable : passageweather.com, meteofrance.com, la météo espagnole, etc...

La machine nous dit que le vent et la houle se calment au cours de l’après midi, mais que le lendemain, ce sera pire. Bref, il n’y a pas à tergiverser, le choix est vite fait par le capitaine, qui a tôt fait de convaincre le pimousse de son bien fondé.

Avec le talent qui nous caractérise, nous allons de ce pas vous résumer ledit choix en huit mots : on se repose deux heures et on repart !

Oui, oui, comptez bien, ça fait pile poil huit mots !

Après un somme express (le capitaine a eu un p'tit coup de mou), et le plein de gasoil (la navigation au moteur coûte cher), nous reprenons la mer, avec l’espoir chevillé au corps que les prévisions météo soient bonnes et que la situation s’améliore.

38 - Intermède avant la seconde couche38 - Intermède avant la seconde couche

Mais (ça devient répétitif) ce n’est pas le cas. Les creux sont toujours là, la mer furieuse, et les rafales de vent atteignent 45 noeuds ! C’est proprement dantesque ! Les vagues viennent s’écraser sur l’avant du bateau, elles le recouvrent parfois complètement, et le capitaine, qui reste à la barre à l’extérieur est complètement trempé.

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Alors, nous diras tu, ô cher lecteur à l’esprit vif comme l’éclair au chocolat dont la sagacité est légendaire, pourquoi le capitaine reste-t-il à l’extérieur avec un temps pareil ?

Ok, tu veux savoir ? Tu vas comprendre !

Comme on dit dans le jargon nautique, le vent et la mer refusent, ils sont contre nous.

Les creux abrupts empêchent Kouunji de progresser, puisqu’il enfourne terriblement (l’étrave s’enfonce complètement dans l’eau...!) et se retrouve stoppé net par les vagues.

La solution consiste alors à prendre les vagues de trois quarts, et, dès que la vague est passée, redresser la barre afin de surfer sur l’arrière, et de gagner ainsi de la vitesse.

Un pilote automatique - qui rend pourtant de très fiers services - n’est évidemment pas capable de barrer ainsi.

C’est donc au capitaine qu’échoit la mission de mener à bien le bateau et de s’adapter aux conditions climatiques décidément épouvantables que nous connaissons.

Et il le fait ! La preuve !

Un pouce levé de temps en temps à l’attention du pimousse inquiet rassure, malgré les paquets de mer que le capitaine reçoit !

Encore une fois, ne vous fiez pas à ce que vous voyez sur les photos concernant l’état de la mer. La mer n’était pas grosse, mais simplement hostile, pénible et cassante.

Après avoir barré la majeure partie du temps, le capitaine est bien obligé d’implorer le pardon du pimousse pour l’avoir embarquée dans une galère pareille.

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Le pimousse, magnanime, lui accorde son pardon, et s’accorde en outre dans le même temps un bon p’tit roupillon pour se remettre de ses émotions.

38 - Intermède avant la seconde couche

En fin d’après midi, nous atteignons le port de Malaga.

Le pimousse est de corvée de VHF pendant que le capitaine lit les cartes et reste à la barre.

A l’attention des néophytes, le processus est le suivant : désireux de gagner un port, tout marin se doit de passer un appel à la VHF sur le canal dédié (le 9 en Espagne) et de tenir grosso modo un discours du genre : “salut c’est Kouunji, on va arriver, est-ce que des fois y’aurait pas une p’tite place pour nous afin qu’on se paye un repos bien mérité...?”

En général, un gars te répond, et parle tellement vite que tu ne cesses de lui dire comme un perroquet : “puedes repitir por favor ?”

Quand ton interlocuteur a pigé que ta langue maternelle n’avait rien à voir avec la sienne, il daigne ralentir son débit verbal et te file les infos pour aller là où il faut dans le port pour avoir droit à une place, de l’électricité et de l’eau douce, qui sont les biens les plus précieux qu’on puisse offrir à un plaisancier fatigué.

Mais ce jour là (il fallait bien que ce soit pourri jusqu’au bout), le gars qui répond au pimousse parle beaucoup trop, et beaucoup trop vite...

La seule chose qu’on retient, c’est “Malaga no recibe...”

Trop tard, on est déjà à l’entrée du port. Par acquit de conscience, on fait un tour dans la rade, pour faire ce constat édifiant : le port de Malaga n’accueille pas les bateaux de plaisance !

Si on exclut l’intermède de Punta de la Mona, ça fait 30 heures qu’on est en mer, et ça fait 18 heures qu’on en bave... Alors, par esprit de vengeance, on a pris quelques photos de Malaga pour vous montrer comme c’est moche !

38 - Intermède avant la seconde couche

Et toc ! Malaga, caca !

Re-carte, re-planification du capitaine, re-VHF, pour diriger Kouunji vers Benalmadena, un p’tit port mignon tout plein qui se situe quelques milles plus au Sud, après Torremolinos.

Nouveau coucher de soleil joli en prime ! Ou nouveau lever de lune, comme vous préférez ! Faites défiler, hein... on ne vous le répètera plus...!

Bref, on est en Andalousie, il fait beau, il fait chaud, et ce soir, détente !

38 - Intermède avant la seconde couche
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K
Enfin les photos magnifiques elles donnent envie après il faut pas lire ah ah!!
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C
Il est vrai que vos coucher de soleil sont vraiment magnifique !!!! ( ps : inutile de cliquer les photos défilent toute seule ! même là on est spectateur ! vous prenez soin de nous jusqu'au bout )<br /> Bon maintenant que nous savons que Malaga c'est caca ... avez-vous un ais que nous puissions vous suivre en direct live sur le site à cet effet ???? bises à vous deux... bon vent !
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J
Ce soir exceptionnellement pour vous je vais faire une prière pour que dans les prochains jours la navigation vous soit plus agréable.<br /> Profitez de votre soirée andalouse Olé! et siouplé des photos ! Biiiiiizous
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R
les photos ?.....
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R
Comment croire que Malaga ne reçoit pas la plaisance ? Bon alors vous êtes où ? A
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