Un catamaran autour du monde

08 Feb

54 - Le plaisir, toujours...

Publié par Le capitaine et le pimousse

Après l’épisode technique de la balancine, on reprend du bon temps avec François 1er, qui nous a invité à venir déguster sur Maria Lionza, son bateau de baroudeur que nous vous présentons ci-après, un succulent poulet rôti accompagné de riz à la chinoise, le tout arrosé d’un rosé espagnol pétillant...!

54 - Le plaisir, toujours...
54 - Le plaisir, toujours...

Les puristes et amateurs de vin feront sûrement la grimace à l’évocation de ce breuvage incongru, ce en quoi ils auront tort, car même le capitaine en a bu, et franchement, c’est pas désagréable du tout... 


C’est en tout cas une curiosité qu’il faut tester ! Ce qu’on a fait !

Bien sûr, la discussion va bon train dans le carré de Maria Lionza, ainsi que les pipes, puisque le pimousse a pris soin de se munir de la sienne, que François 1er a évidemment sa collection à bord, et celui qui en bave, c’est le capitaine, qui a l’étrange impression d’être dans le brouillard londonien, du côté de Whitechapel, un soir où Jack l’Eventreur s’apprête à faire une nouvelle victime, puisqu’il distingue à peine le pimousse assis à un mètre, tant le nuage de fumée est opaque...!

54 - Le plaisir, toujours...
54 - Le plaisir, toujours...
54 - Le plaisir, toujours...
54 - Le plaisir, toujours...
54 - Le plaisir, toujours...

Si vous voulez faire une donation pour les poumons du capitaine, appelez le numéro vert qui s’inscrit en bas de votre écran !

Le poulet est bon, les anecdotes savoureuses, et François 1er tente de nous convaincre subtilement qu’on devrait attendre encore un jour avant de partir, ce qui nous permettrait de tester un super resto tout proche du port le lendemain soir.

Le pimousse n’est pas franchement emballé à l’idée de repartir dans la grisaille, et le capitaine sait qu’il n’y a rien de pire en mer qu’un pimousse contrarié...

A côté de ça, la tempête, c’est de la roupie de sansonnet !

Le capitaine, qui est extrêmement sensible au bien être du pimousse (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il lui a offert une rose la matin même...), se dit donc qu’on va peut être retarder notre départ, ce d’autant que nous pourrions mettre à profit ce petit laps de temps pour nous équiper comme il se doit pour pêcher.

54 - Le plaisir, toujours...

Car figure toi, ô estimé lecteur, que nous sommes partis sans même nous munir d’une canne à pêche, ce qui, nous le reconnaissons humblement, est une hérésie, qui justifierait que nous soyons brûlés vifs sur le bûcher, comme le fut Jeanne d’Arc en son temps !

J’entends d’ici Dominique maugréer, et se lamenter d’une telle légèreté.

A ce stade de notre récit s’impose un petit aparté nostalgique. Que ceux qui sont trop sensibles s’abstiennent d’en faire lecture, ou sinon, c’est larmichette assurée !

Dominique, dit Dom (puisque rencontré en Guadeloupe, un département d’outre mer...) est le second père du capitaine. Avocat brillant, c’est lui qui a offert au capitaine, il y a 19 ans de ça, son premier poste de collaborateur à Pointe à Pitre (cf. les premiers articles du blog), devenant ainsi son premier et dernier patron.

Le courant est tellement bien passé entre les deux énergumènes qu’un mois et demi plus tard, ils étaient déjà cul et chemise (personne n’a jamais su qui était le cul et qui était la chemise...) et Dom enseignait au capitaine les rudiments de la pêche au gros.

Pour cela, on multipliait les sorties en mer à bord de Mère Balaou, un superbe Rampage, fait sur mesure par les Ricains, parfaitement équipé, et c’est à son bord et sur les conseils de Dom que le capitaine a fait sa plus belle prise : un marlin de 140 kilos !

Ce jour là, le capitaine était drôlement fier...! Dommage qu’on n’ait plus les photos !

Dom, qui est la générosité incarnée, se fendit alors d’un somptueux cadeau pour le mariage du capitaine : une canne à pêche complète, avec un moulinet de compétition, et tous les accessoires qu’il faut pour permettre à un bon à rien de ramener quand même du poisson !

Cette canne, elle était ma-gni-fi-que ! Et le moulinet, tout doré, tout joli, il faisait un cliquetis tellement agréable que le soir, pour s’endormir, le capitaine le faisait tourner tout doucement, imaginant au bout de la ligne un poisson fabuleux que nul autre avant lui n’a jamais pêché !

Alors, nous direz vous, pourquoi le capitaine n’a pas emmené cette superbe canne à pêche ?

Et bien tout simplement parce que quelques semaines avant de quitter les Antilles, en 1996, lors d’une de ses dernières navigations tropicales, le capitaine fixe à l’arrière de son bateau ladite canne à pêche, et s’en va voguer sur les flots bleus au large de Malendure, espérant faire encore une dernière prise.

Las, après une joie de (très) courte durée au moment où le moulinet se met à émettre ce son si caractéristique qui excite tous les pêcheurs du monde, et qui signale qu’un (gros) poisson vient de mordre à l’hameçon, le temps que le capitaine s’équipe de son harnais et attrape la canne à pêche, celle-ci, sous l’impulsion du poisson qui a décidé de ne pas finir en carpaccio dans l’assiette d’un gourmet, jaillit de son support et file directement à l’eau, avec ligne, moulinet et les espoirs du capitaine, qui subodorait à ce moment là que le “poisson fabuleux que nul autre avant lui n’a jamais pêché” était certainement au bout de la ligne...!

Cet épisode du cadeau de mariage englouti relaté à Dom lui fit faire cette remarque ô combien pertinente : “tout un symbole... c’est ton couple qui est parti à l’eau...”

A peine rentré en France, le capitaine divorçait... Il est trop perspicace, ce Dom !

En tout cas, aujourd’hui, il manque beaucoup au capitaine, car il saurait notamment le conseiller fort utilement sur le type de canne à pêche à acheter, le moulinet qui va bien, les hameçons adéquats, et tous les petits détails qui font la différence entre un as et un bon à rien...!

Dom, t’es pas là, m...! Mais... rendez vous en Polynésie l’année prochaine !

Ah, au fait... aujourd'hui 8 février c'est l'anniversaire de Philou, et de Natha ! Alors, bon anniversaire vous deux !

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J
Il a vraiment une bonne trombine François 1er, jolie la rose...quelle classe ce Capitaine...quant au Pimousse...c'est la plus jolie Pocahontas que je connaisse!!!
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J
Quelle gageure !! ...Que lastima... fais ch... de vous avoir loupé hier soir, j'espère que j'aurais plus de chance dans le week-end entre le ménage (bouchées doubles car baclé le week dernier), les papiers, la gratte, la peinture, la cuisine et la bouffe !! oui oui hé j'suis pas la frangine du pimousse pour rien !! ;.o)
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R
Comme vous n'aurez pas manqué de le remarquer, je suis presque toujours le premier à réagir ! Cà n'est pas que je sois insomniaque ou particulièrement "lève-tôt" ! Non, l'intérêt est ailleurs....Quand je pense au stock de cannes et de moulinets de je détiens et que je n'utilise pas !... Nous n'avons même pas évoqué lors de vos préparatifs la perspective de la pêche, auquel cas je n'aurais pas manqué de jeter un oeil sur ma collection pour un faire des choix.
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