Un catamaran autour du monde

16 Mar

68 - Du vent, siouplaît...

Publié par Le capitaine et le pimousse

20 février 2013

On ne sait plus à qui adresser nos prières. Dans la nuit, on a empanné sans même s’en rendre compte, tellement le vent est faible. Dont acte, on prend un nouveau cap bâbord amures, on fera un peu plus de Sud et un peu moins d’Ouest.

Mais il n’y a rien à faire, le vent est toujours aussi faible, il oscille entre 10 et 12 noeuds.

Ca va encore faire chuter notre moyenne, ça !

La moyenne de nos heures de sommeil, elle, ne chute pas. Ce sont au bas mot des nuits de 8 à 10 heures que nous nous octroyons, tandis que le radar veille sur Kouunji. Bien sûr, on a eu une fausse alerte en début de nuit, mais qu’importe. L’essentiel, c’est qu’on décèle une présence s’il y en a une.

A ce propos, il n’y a pas vraiment de souci à se faire : on a croisé un seul bateau (oui, lecteur, tu as bien lu, un, one, uno, 1 bateau) depuis qu’on a quitté les Canaries !

Pas croyable, n’est ce pas ?

C’est parfait pour avoir le bronzage adéquat pour frimer aux Antilles ! Puisqu’évidemment, dans ces circonstances, le maillot de bain ou quelque autre vêtement que ce soit est superflu...!

Le point de 16 heures fout les nerfs du capitaine en pelote : 135 milles de mieux, ce qui porte notre total à 600 milles.

Soit, après 5 jours de mer (ou plutôt d’océan) une moyenne de 120 milles par jour.

C’est une performance très moyenne, à mettre sans discussion possible sur le compte du vent très faible qui nous accompagne depuis le départ. Une chance que nous soyons avec houle et courant favorables (c’est pour ça qu’on prend cette route), sinon, dans le sens inverse, nous ferions presque du sur place !

Toutes nos tentatives pour aller plus vite irritent le capitaine. Le foc est déventé par la grand voile, pas moyen de s’en servir. Le vent est trop arrière, impossible de faire bosser le code D.

Si nous tirions des bords de largue, le gain en vitesse serait insuffisant pour nous permettre de compenser la perte en distance, toujours la faute à ce satané vent aussi inconsistant qu’une promesse électorale...

Bon, et bien on attend que les alizés, dont nous sommes désormais voisins, daignent se mettre en branle pour nous pousser un peu plus vite vers les Caraïbes...

La consolation intellectuelle du jour vient du fait que nous avons franchi le tropique du C...

On te laisse deviner, ô lecteur de “nuestro corazon”, s’il s’agit du tropique du Cancer, ou du tropique du Capricorne.

On ne va pas tout te dire, quand même, ce serait trop facile !

68 - Du vent, siouplaît...
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C
... et en soufflant dans les voiles ? non ? ok, je sors....
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R
C'est la galère ! Peut être aurais-tu Cap'tain, dû embarquer une godille pour aider kouunji à avancer et initier le pimousse à son usage ?... mdr..
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