Un catamaran autour du monde

16 Mar

69 - Nos voeux ont été exaucés

Publié par Le capitaine et le pimousse

21 février 2013

Il était temps ! Comme presque chaque jour maintenant, en début de soirée, le vent se met à souffler de façon plus régulière.

Les 20 noeuds tant attendus sont enfin là. Hélas, une houle un peu désordonnée l’accompagne, et nous passons une sale nuit.

Explication : la houle de Nord qui nous pousse au cul depuis Gran Canaria croise en ce moment même la houle d’Est générée par l’alizé. Comme aucune des deux ne veut céder la priorité (le code de la mer ne le stipule pas) c’est le foutoir !

Surtout pour le pimousse, qui ne ferme presque pas l’oeil. C’est vrai qu’entendre la houle venir se fracasser sous la nacelle n’est pas un bruit qui berce ou qui endort.

Le capitaine, lui, a pris ses marques. Il dort par tranches de deux heures, et fait le point à chaque réveil, pour constater que tout va très bien, puisque Kouunji file fièrement sur une route presque directe, et que nous faisons la plus rapide avancée nocturne depuis le départ des Canaries.

Au réveil, le pimousse est exténué, mais le capitaine lui, a la cheupé ! Il faut dire que, même si son sommeil a été entrecoupé, il a dormi huit heures.

69 - Nos voeux ont été exaucés

Il prépare le p’tit déj au pimousse, lui lave ses strings (non y’aura pas de photo !), bref, une fois encore, quand l’un a un p’tit coup de mou, l’autre est là pour assumer.

En somme, la complémentarité est parfaite.

La tentation est grande d’obliquer enfin à l’Ouest, maintenant que nous sommes par 18 degrés Nord, mais il faut patienter encore une quarantaine de milles, afin d’avoir une meilleure orientation par rapport au vent et à la houle.

On se rattrape pour patienter sur la bouffe, comme d’hab ! Maintenant qu’on a bien pris nos repères à bord, même si ça bouge dans tous les sens, on se fait de bons plats chauds qui tiennent au corps, ce qui n’est pas du luxe pour conserver de l’énergie et par conséquent les idées claires.

69 - Nos voeux ont été exaucés

Car la navigation sous les alizés semble devoir être plus animée que les ouvrages nautiques veulent bien le dire.

Néanmoins et comme prévu, au fur et à mesure que nous nous éloignons de la zone de convergence des courants, la mer se calme.

Au désormais traditionnel point de 16 heures, le capitaine est content : 180 milles de parcourus lors des dernières 24 heures, ce qui constitue notre record pour le moment.

Allez, maintenant qu’on a fait notre Sud, et qu’on est à la latitude des îles Vierges, on file à l’Ouest ! Le capitaine règle les voiles et zou...! Cap sur Tortola !

On n’est plus qu’à 2.200 milles...!

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R
Quel moral ce Cap'tain, en dépit des aléas qui se succèdent ! Rien à voir tout de même avec cette foutue Mare nostrum !.. Ah je savais bien que le pimousse n'aimait pas les mouvements désordonnés ! Là elle est servie
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