Un catamaran autour du monde

19 Mar

80 - Consternation

Publié par Le capitaine et le pimousse

4 mars 2013

La nuit a été chaotique, et peut être ainsi découpée, à l’instar d’un bon rôti de dindonneau :

- soirée excellente, avec un vent parfait, une mer belle, et un Kouunji qui file à 8-9 noeuds sur le bon cap, pile poil comme on aime

- début de nuit moyen, avec un vent qui faiblit et une mer qui va un peu dans tous les sens

- milieu de nuit impalpable, avec un vent qui adonne, qui refuse et qui fait tourner le capitaine en bourrique

- fin de nuit et début de matinée identiques, avec un vent qui monte (20 noeuds) puis qui s’évapore.

Au matin, on se retrouve sous code D, à lambiner comme des tortues asthmatiques, avec un vent tellement discret qu’on dirait qu’il va s’excuser de n’être pas vraiment là...

Seulement il ne s’excuse pas (ce serait d’ailleurs à nous de l’excuser, si on respectait les règles de la bienséance), et de toute façon on ne risque pas de lui faire ce plaisir, parce que ce foutu vent commence vraiment à nous taper sur le système.

Pour tout vous avouer, on en a ras le bol maintenant de ses caprices incessants.

80 - Consternation

Le fantasme du vent régulier et stable qui te permet de régler tes voiles en partant des Canaries et de ne plus y toucher jusqu’aux Antilles est précisément... un fantasme !

Pour ce qui nous concerne, on a connu toutes les situations avec le vent. On a fait du près (incroyable, non ?) car il était Ouest Nord Ouest, on a navigué bâbord amures quand il était Est Sud Est, plus toutes les allures portantes où il a presque systématiquement soufflé plein Ouest, soit l’allure la plus inconfortable pour nous (et n’importe qui d’autre d’ailleurs).

Bref, après 16 jours de mer, à de très rares exceptions près, nous n’avons jamais eu ce vent idyllique dépeint dans les guides nautiques. Pire, février et mars sont réputés être les mois où l’alizé est le plus fort, allant jusqu’à force 6.

Nous n’avons jamais eu plus de force 3-4, et 90 % du temps, c’est force 2-3...

Scoumoune, poisse, déveine, pas de bol, malchance, appelles ça comme tu veux lecteur, mais crois nous, ça tape sur le système, un vent aussi pourri !

Surtout, ça rallonge con-si-dé-ra-ble-ment notre périple.

Nous sommes encore à plus de 1.000 milles nautiques de notre destination, alors que, si l’alizé avait soufflé “normalement”, nous serions à quelques encablures des îles Vierges !

Ce qui, on ne te le cache pas (tu sais bien qu’on n’a pas de secret pour toi, lecteur adoré) nous agace un peu. Ce d’autant qu’aujourd’hui, le ciel est bouché, tout gris, la mer est grise, et on a peine à croire que nous sommes sous les tropiques, on a plutôt l’impression d’être au large de Knocke-Le-Zoutte !

Avec tout le respect qu’on doit aux habitants de cette charmante bourgade du pays des moules-frites !

Le point traditionnel de 16 heures nous place 130 milles plus loin de notre home sweet home, et 130 milles moins loin des Vierges tant désirées... (rien de sexuel là dedans, hein...?)

Bref, il va falloir faire preuve d’encore un peu de patience...!

Ce d’autant que, une nouvelle fois, le vent cesse. On repasse à force 1-2... C’est à se demander si un adepte du vaudou ne nous a pas jeté un sort pour qu’on n’arrive jamais aux Antilles !

Alors, pour tuer le temps, on joue au 1000 bornes, et le pimousse a une veine insolente ! Faudrait en profiter pour commander du vent ! Hein pimousse ?!

80 - Consternation
80 - Consternation
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C
Magnifique photo du Pimousse et son coucher de soleil !!!!! oui oui mais surtout des couchers de soleil ... je blague Pimousse tu es magnifique et sereine !!!! bises
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R
et bis repetita !... p'tin de vent... enfin les photos sont magnifiques avec des couleurs à faire pâlir d'envie nos amis photographes !... Vous voyez ce que je veux dire n'est-ce-pas ?...
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