93 - Tortola, on est là !
16 mars 2013
Ce matin, réveil avec un splendide panorama, et avoue qu’il faudrait être sacrément turlupiné du bulbe pour ne pas être de bonne humeur quand tu vois un truc pareil au saut du lit !
Première et incontournable formalité, l’administratif. Petite visite aux Douanes et à l’Immigration. On ne rigole pas avec ces choses là, parce que des petits futés qui voulaient s’affranchir de ces obligations se sont vus confisquer leur bateau, et en ont bavé des ronds de chapeaux pour le récupérer...
Comme on veut être peinards, on reste dans les clous. Ce qui est grandement préférable chez les anglo-saxons, qui ont cuisiné le capitaine ce matin comme si c’était un terroriste d’Al-Qaïda, parce qu’ils ne voulaient pas croire qu’on avait pas d’arme à feu à bord !
Bricolage de rigueur pour installer le moteur sur Mini-Kouunji, qui sera désormais notre véhicule quotidien.
Un splendide rémora vient jeter un oeil curieux là-dessus, et se propose de filer un coup de main. Sympa, non ?
Le capitaine a donc étrenné notre annexe ce morning, et c’est une nouvelle - et grande - source de satisfaction. Elle est parfaitement adaptée à nos besoins, elle a de la gueule avec son jaune vif, qui est au surplus une garantie contre le vol.
Oh, ce n’est pas une garantie absolue, mais ici aux Caraïbes, 90 % des annexes sont grises. Un voleur aura donc tendance à piquer une de celles-là, plutôt qu’une jaune qui primo ne passe pas inaperçue, et qui deuxio se repère très facilement quand on part à sa recherche.
La preuve ? La voiture la plus volée en France est la Renault Clio ! Ce qu’il y a de plus courant ! CQFD !
Donc, disions nous, l’annexe va bien, très bien même. Le moteur, payé une misère, tourne du feu de Dieu (merci Yannick !) et propulse Mini-Kouunji a des vitesses impressionnantes ! Dès qu’on déjauge, ça pulse grave ! Ca nous change de la transat !
Une fois la paperasse torchée, et les droits de navigation acquittés (20 $), nous voilà autorisés à rester 30 jours maxi dans les eaux des îles Vierges sans autre formalité. Le capitaine récupère le pimousse à bord, on ferme tout comme il faut, et zou... on part à la découverte de Tortola.
Le pimousse est drôlement content de fouler à nouveau le plancher des vaches !
Evidemment, à midi, resto de rigueur, parce que ça fait des semaines qu’on est au régime “moine ascétique”, ça ne peut pas durer ! On fait gaffe en marchant dans les rues car, c’est une bizarrerie locale, ils conduisent à gauche (on est chez les British, on te rappelle, lecteur étourdi) mais leurs bagnoles ont le volant... à gauche aussi, comme chez nous !
Strange, isn’t it ?!
Et quelles bagnoles, hein ? T’as vu la gueule des taxis ?
Tortola n’est pas fantastique, mais l’ambiance est bon enfant, on fait quelques emplettes de produits frais (gospel de rigueur au supermarché), du Wi-Fi avec les “pater noster” (!) et on rencontre des coqs, des poules, des poussins, des pélicans, sans même aller au zoo !
Le pimousse est incarcéré le temps d’une photo devant l’une des églises du bled, et on regagne le bord, vannés par cette balade bien plaisante, qui nous a détendus.