94 - Ne rien faire, c'est déjà faire quelque chose
17 mars 2013
Ca doit être le soleil antillais... Ou peut être les cocotiers... Ou peut être qu’on a viscéralement besoin de décompresser...
Quoi qu’il en soit, voilà une journée que nous envierait le champion du monde des fainéants, car on n’a - presque - rien fait aujourd’hui, et le peu qu’on a réussi à accomplir, on l’a fait à la vitesse d’un ver de terre boiteux !
Ce matin, le pimousse est tombé de la couchette, et a rongé son frein pendant que le capitaine tentait de s’extraire des bras de Morphée (qui ne voulait pas lâcher le morceau), en témoigne la tête du capitaine une fois debout !
Puis, on a consacré la journée aux “mauvais côtés” de la croisière sous les tropiques.
Car oui, lecteur parfois envieux, parfois jaloux, il y a des mauvais côtés dans ce que nous vivons : l’inconfort, ça on te l’a déjà dit. La promiscuité, mais là-dessus, on s’en tire remarquablement bien. Et les contraintes matérielles que tu n’as jamais à terre.
Parce que la question : “mais qu’est ce qu’on va faire des ordures ?”, on est d’accord, tu ne te la poses jamais. Ben nous, si...!
On embarque donc sur Mini-Kouunji, qui regorge de nos sacs poubelle amassés pendant la transat, et on retourne à terre.
On trouve finalement le container qui va bien, et une fois délestés de nos déchets, on déambule.
Mais pas longtemps car, comme on dit en créole : la pli ka tombé ! Il pleut...!
C’est une aubaine, car ainsi, Kouunji va être tout propre, sans qu’on ait rien à faire !
Oh, il pleut à l’antillaise, c’est à dire que c’est le déluge pendant 5 minutes, la grisaille pendant 2 minutes, puis le soleil est de retour...
On met à profit ce temps instable pour faire une halte au pressing, mais le pimousse est un peu mélancolique.
Il faut dire que si on essaye un nouveau resto (mate l’estaminet, lecteur, nice, isn’t it ?), la déception est à nouveau au rendez vous : la bouffe, ici, c’est “american style” : gras, bourratif, trois heures d’attente, douze kilos de glaçons dans les verres, et c’est pas terrible !
Une chose est sûre, nous les Frenchies, on est mal habitués question boustifaille ! Hier au supermarché, pas moyen de dégoter des produits convenables, et c’est idem au resto... Le pimousse, qui est le chantre du “bien manger”, va en baver ici dans les îles !
Car en plus, si tu veux de la vraie bonne nourriture comme chez maman, ça coûte un bras ! Et le droit, en plus ! (désolés pour les gauchers qui évidemment, auront fait la transposition spontanément...!)
De retour au bateau, le pimousse, qui a pourtant pioncé comme la Belle au Bois Dormant cette nuit, en remet une couche, alors qu’un géant des mers est venu s’amarrer à côté de nous. Il est tellement gros, on a l’impression que Kouunji est un microbe !