226 - Le rythme (lent) dans la peau
26 juillet 2013 - Port Elizabeth - Bequia
Nous sommes toujours mouillés devant Princess Margaret Beach, et l’ambiance est toujours aussi cool... Comment ne le serait elle pas, d’ailleurs ?
Nous poursuivons notre entretien méthodique du bateau et de ses petites imperfections, mais on le fait à un rythme de sénateur : pas trop vite le matin, et doucement le soir.
On préserve en effet nos organismes, meurtris par la chaleur, de sorte qu’au fil de la journée, nous alternons subtilement, entre baignade nonchalante dans l’eau cristalline et les menus travaux à réaliser à bord.
Ca se passe plutôt bien, et les travaux débutent par le marquage de la ligne de mouillage. Comme tu le sais depuis que tu suis nos aventures, il est important, quand on jette l’ancre, de balancer à la flotte suffisamment de chaîne, car l’ancre en elle-même n’assure que très mal la tenue du bateau, hormis sur fond de sable.
La chaîne, qui doit être d’une longueur comprise entre trois fois et cinq fois la hauteur d’eau, joue en effet un rôle primordiale d’amortisseur, et son poids contribue plus que l’ancre au maintien du bateau.
Il est donc important de savoir quelle quantité de chaîne tu envoies quand tu mouilles quelque part.
C’est à cela que sont destinés les marqueurs en plastique que nous avons insérés dans notre chaîne, après l’avoir extraite de la baille à mouillage, à raison de trois marqueurs tous les 10 mètres. Désormais, sur nos 60 mètres de chaîne, il y a 5 repères, de sorte que nous saurons avec précision la longueur de notre mouillage, ce qui permet en outre de calculer le rayon d’évitement, et de se prémunir des obstacles éventuels autour du bateau.
Frichti light à midi, pour nous remettre des excès martiniquais, et baignade pour digérer (si, si, c’est excellent...)
Vient enfin le moment tant attendu par le pimousse de la réparation du four. Celui-ci nous joue des tours depuis notre départ, et marche une fois sur deux, et plutôt une fois sur dix depuis quelques temps...
C’est un problème de thermocouple : un fil en cuivre avec une sonde est placée devant le brûleur, et coupe automatiquement l’arrivée du gaz si la flamme s’éteint. Le problème, c’est que le thermocouple est si vieux qu’il ne remplit plus son office. Les vieux ont tendance à sucrer les fraises, le nôtre coupe le gaz systématiquement !
On s’est donc lancés dans le remplacement dudit thermocouple, qu’on a acheté chez Papou, puisque c’est bien connu : “Chez Papou, tu trouves tout” !
Le four du bateau est pensé comme le bateau lui-même : mal.
Les ingénieurs, parfois, tu te demandes comment ils peuvent avoir des idées aussi loufoques... Le démontage du four nous révèle qu’il faut le désosser complètement pour accéder au thermocouple et remplacer le vieux par un jeune !
On ne se décourage pas, et au bout du compte, on a un four opérationnel ! Ca sent déjà les lasagnes et les quiches...!
Le capitaine est content, et le pimousse aussi.
Pour fêter ça, on va se goinfrer avec une super pizza de chez Mac’s Pizzeria, et autant te dire qu’on a rarement dégusté une pizza aussi bonne que celle là ! Dans toutes les Caraïbes, c’est assurément la meilleure adresse de ce type !
C'est Papou qui nous l'avait recommandée, et bien on peut dire que ce Papou, qui est un vrai gourmet, connait les bons restos !
Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
/image%2F0370350%2F201307%2Fob_1ef8e24653cf02971ead38dc1d0fc128_dscn4118.jpg)